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27 octobre 1824 : mort du botaniste et agronome André Thouin - Histoire de France et Patrimoine


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27 octobre 1824 : mort du botaniste
et agronome André Thouin
(D’après « Biographie universelle, ancienne
et moderne » (Tome 45), paru en 1826)
Publié / Mis à jour le samedi 22 octobre 2016, par LA RÉDACTION



 
 
 
Fils d’un simple jardinier et jardinier lui-même, ce professeur de culture au jardin du Roi, ancêtre du jardin des Plantes, naquit à Paris au sein de ce jardin qu’il était appelé à soigner, à porter à la haute réputation dont il jouit, et à doter des plus belles productions de l’un et l’autre hémisphère

Né le 10 février 1747, il dirigea sa propre instruction, et déjà il faisait concevoir de grandes espérances quand Buffon et Bernard de Jussieu, devenus ses protecteurs et ses amis, lui donnèrent la dernière impulsion. A la mort de son père, il se vit à la tête d’une nombreuse famille, et se consacra tout entier à l’existence de ses frères et sœurs : pour eux il se voua au célibat, et jusqu’à son dernier soupir il leur servit de père et de maître.

Ce généreux dévouement intéressa beaucoup en sa faveur, et, le 28 janvier 1764, il fut appelé à la place de jardinier en chef du Jardin du Roi, que son père avait honorablement remplie pendant près de vingt ans. De ce moment, Thouin put regarder ce jardin, ancêtre du Jardin des Plantes, comme un domaine qui lui était, en quelque sorte, échu par héritage ; il en fit sa patrie, le centre de ses affections, l’élément essentiel de sa propre félicité, et il mit tout en œuvre pour l’enrichir. En 1770, il tripla d’étendue l’école de botanique, augmenta ses richesses en végétaux exotiques, et dix ans après, il agrandit les serres et les remplit de plantes qu’il tirait des diverses parties du globe.

André Thouin
André Thouin

Ces changements remarquables le firent proclamer le restaurateur du jardin, lui méritèrent l’estime des hommes les plus distingués, de Rousseau, du grand Linné, de Malesherbes, et lui ouvrirent les portes de la société d’agriculture de Paris, et de l’académie des sciences. Thouin, sans quitter l’humble carrière de jardinier, se vit, comme savant, à la tête des plus habiles expérimentateurs français. Tous les ouvrages qu’il publia prouvèrent qu’il n’était pas étranger à l’art d’écrire. C’est à lui que l’on dut l’idée de ces distributions gratuites, qui se firent au Jardin du Roi, de graines et de végétaux vivants, dont le but, quand elles étaient judicieusement faites, était de multiplier sur le sol de la France les productions utiles susceptibles de s’y acclimater.

En 1790, il fut élu membre du conseil-général du département de Paris, où il était chargé spécialement de l’agriculture, et il rendit en cette qualité de grands services aux campagnes. Dans les derniers mois de 1792, il quitta l’administration publique pour remplir les fonctions de jardinier en chef du Jardin des Plantes et de professeur d’économie rurale à l’école normale. Le 12 novembre 1794, il fut envoyé en Hollande, et, en 1796, dans la péninsule italique, pour y voir et recueillir ce qui pouvait intéresser l’agriculture, et préparer ses progrès en France. Thouin revint pur de ces deux expéditions pour lesquelles il reçut, le 27 juillet 1798, une couronne de chêne et une médaille d’or, à titre de récompenses nationales.

Devenu plus que jamais le centre d’une correspondance très étendue, l’arbitre des propriétaires les plus instruits, et le propagateur des meilleures méthodes, que lui révélaient une pratique éclairée et l’art si difficile des expériences, il se vit honoré des suffrages de toutes les sociétés savantes, et devint membre de l’Institut de France dès sa création. Il fut l’un des fondateurs de la société linnéenne de Paris, en 1788, et l’une de ses colonnes les plus solides depuis son rétablissement, en 1820. Dès que l’étoile de la Légion d’honneur devint l’insigne des services rendus à la patrie, Thouin la reçut : « J’accepte, avec reconnaissance, dit-il au chef de l’empire, cet emblème des vertus civiques, parce que je le tiens des mains de l’héroïsme ; mais je dois déclarer que je ne le porterai point : il serait sans objet sur mon habit de jardinier, et puis l’orgueil, inséparable de toute distinction, pourrait peut-être me faire oublier la bêche et la serpette. Comme elles ont fait ma consolation et ma fortune, en elles je dois borner mon ambition, d’elles seules j’attends le bonheur et la gloire. »

En 1806, il obtint la création d’une école d’agriculture pratique. Son but était, en dotant la France d’habiles cultivateurs, de rendre l’étude des végétaux plus facile et plus sûre en l’éclairant du flambeau de l’expérience. Ce cours fut un des plus suivis du Muséum d’histoire naturelle. De toutes les parties de la France et même de l’étranger, on vint entendre les conseils du célèbre professeur. Son éloquence était simple et persuasive, et l’on peut assurer que la France lui doit une grande partie de l’impulsion qu’ont reçue les diverses branches de l’art agricole.

Le Jardin des Plantes en 1794, anciennement Jardin du Roi. Dessin de Jean-Baptiste Hilair
Le Jardin des Plantes en 1794, anciennement Jardin du Roi. Dessin de Jean-Baptiste Hilair

Il conseillait particulièrement les semis comme l’unique moyen de raviver les races des végétaux, de les perfectionner et de les acclimater plus sûrement ; il prêchait les plantations comme un acte de vertu, et la naturalisation des plantes utiles comme un devoir envers la patrie. La célébrité d’André Thouin, loin de l’enorgueillir, sembla lui faire une obligation plus pressante encore de se renfermer dans les affections domestiques, dans une retraite studieuse ; il était heureux des services qu’il pouvait rendre et de l’accomplissement des devoirs qu’il s’était imposés.

L’âge et les infirmités qui eu sont inséparables ne purent ralentir l’activité la plus ardente : chaque jour, il visitait les végétaux qu’il avait plantés ; il se plaisait à les interroger, à présider à la croissance de ceux dont la culture, jusqu’à lui imparfaite, peu connue ou point encore tentée en France, était son ouvrage. Cependant il entrevit le terme de sa carrière dès le mois de janvier 1823 ; dès lors il s’occupa de revoir ses manuscrits, et donna un dernier coup d’œil aux travaux qu’il avait dirigés toute sa vie.

Le 27 octobre 1824, il rendit le dernier soupir, âgé de soixante-dix-sept ans. Les services rendus à l’agriculture sont les plus solides, mais ce ne sont pas ceux qui donnent la réputation la plus étendue ; cependant celle de Thouin avait franchi les limites de la France, et partout il était cité comme une autorité. Les ouvrages qu’il publia aidèrent à l’amélioration de chacune des branches de l’économie rurale. C’est lui qui a rédigé la partie du jardinage dans le Dictionnaire d’agriculture de l’Encyclopédie méthodique, et tout ce qui est relatif à la greffe, aux diverses applications de la botanique à l’agriculture dans le Nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle.




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