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8 octobre 1785 : mort de l'historien Jean Levesque de Burigny - Histoire de France et Patrimoine


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8 octobre 1785 : mort de l’historien
Jean Levesque de Burigny
(D’après « Biographie universelle ancienne et moderne » (Tome 6), paru en 1812)
Publié / Mis à jour le vendredi 7 octobre 2016, par LA RÉDACTION



 
 
 
À l’âge de 30 ans, il travailla de concert avec ses deux frères, lisant ensemble les meilleurs auteurs, se partageant l’universalité des connaissances humaines

Jean Levesque de Burigny naquit à Reims en septembre 1692. Ses premières années n’offrirent rien de remarquable que son éloignement pour l’étude : ce ne fut qu’à l’âge de quinze ans que les facultés de son esprit s’étant développées tout à coup, il sentit naître en lui celte avidité de savoir qui ne l’abandonna pas depuis, et qui fit le charme de sa vie.

Il vint à Paris en 1713 ; et, logé avec ses deux frères, Louis-Jean Levesque de Pouilly (1691-1750) et Gérard Levesque de Champeaux (1694-1778), il y forma une espèce de triumvirat dont l’histoire littéraire offre peu d’exemples. Travaillant de concert, lisant ensemble les meilleurs auteurs, ils se partagèrent l’universalité des connaissances humaines, et passèrent ainsi plusieurs années. Burigny, le plus robuste des trois, était le bibliothécaire et le secrétaire de cette espèce d’académie, et le résultat de leurs travaux communs fut une sorte d’Encyclopédie manuscrite, en douze énormes volumes in-folio, qui fournirent à ce dernier les matériaux d’un grand nombre de ses ouvrages.

Il passa quelque temps en Hollande, et y forma des liaisons avec les hommes de lettres les plus distingués, surtout avec l’écrivain satirique Thémiseul de Saint-Hyacinthe (1684-1746), qui l’engagea à travailler à l’Europe savante (de 1718 à 1720). Des douze volumes qui composent ce journal, près de la moitié appartient à Burigny. De retour en France, sa réputation lui ouvrit les portes de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, en 1756 ; dès lors, il ne cessa de publier de nouveaux ouvrages, et lut un grand nombre de mémoires dans les séances de ce corps littéraire. A la connaissance des langues hébraïque, grecque et latine, il joignait celle de l’histoire ancienne et moderne, de la philosophie, de la théologie, etc.

Sa mémoire était prodigieuse ; mais il ne mettait point assez de chaleur et de concision dans ses écrits, et on lui a souvent reproché de manquer d’exactitude. Savant toujours modeste, sans envie et sans intrigue, il n’ambitionnait ni la renommée ni les récompenses, et travaillait parce que le travail seul suffisait à son bonheur. En 1785, le roi le gratifia d’une pension de 2000 livres ; son étonnement fut au comble lorsqu’il apprit cette nouvelle. II ne concevait pas ce qui avait pu lui mériter une pareille faveur, et rien ne saurait exprimer sa reconnaissance pour un bienfait aussi inattendu.

La vieillesse ne lui ôta rien de sa sensibilité ; il aimait ses amis avec la même affection : le souvenir de ceux qu’il avait perdus réveillait en lui des regrets touchants ; et, si l’on portait la moindre atteinte à leur mémoire, il la repoussait avec une chaleur qu’il n’aurait pas employée à sa propre défense. Ce doyen de la littérature française mourut à Paris, le 8 octobre 1785, à l’âge de 93 ans. Il conserva toute la force de son esprit jusqu’au dernier soupir. Quelques instants avant sa mort, il dit à ses amis : « Si j’avais été assez malheureux pour douter de l’immortalité de l’âme, l’état où je suis me ferait bien revenir de mon erreur. Mon corps est insensible et sans mouvement ; je ne sens plus son existence ; cependant je pense, je réfléchis, je veux, j’existe : la matière morte ne peut produire de pareilles opérations. »

Il a laissé : Traité de l’autorité du pape (1720) ; Histoire de la philosophie païenne (1724) ; Histoire générale de la Sicile (1745) ; Histoire des révolutions de l’empire de Constantinople (1750) ; Traité de Porphyre touchant l’abstinence de la chair des animaux, avec la vie de Plotin, traduit du grec (1747) ; Vie de Grotius (1750) ; Vie d’Erasme (1757) ; Vie de Bossuet (1761) ; Vie du cardinal du Perron (1768) ; Lettre à Mercier de Saint-Léger sur les démêlés de Voltaire avec Saint-Hyacinthe (1780) ; et 34 mémoires ou dissertations insérés dans le recueil de l’Académie.




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