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2 octobre 1724 : mort de l'abbé de Choisy (François-Timoléon), homme de lettres ayant coutume de porter un habit de femme - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

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2 octobre 1724 : mort de
l’abbé de Choisy, homme de lettres
ayant coutume de porter un habit de femme
Publié / Mis à jour le jeudi 1er octobre 2015, par LA RÉDACTION



 

C’est le célèbre François-Timoléon de Choisy, qui naquit le 16 août 1644, dont nous avons des Mémoires et plusieurs autres ouvrages très agréables, et qui mourut doyen de l’Académie française. La mère de l’abbé de Choisy, quoique son plus beau titre fît la gloire du chancelier de l’Hospital son bisaïeul, fils d’un médecin de la petite ville d’Aigueperse, recommandait sans cesse à ses enfants de ne voir que des gens de qualité.

François-Timoléon de Choisy se vante d’avoir bien suivi ses leçons sur ce point, et il s’en vante d’un ton qui réunit les ridicules de la frivolité et de la fatuité : « excepté mes parents, dit il qu’il faut bien voir en dépit qu’on en ait, je ne vois aucun homme de robe. » Sa mère, lui voyant dans son enfance une figure charmante, crut augmenter les agréments de cette figure, en lui faisant porter bien au-delà de l’enfance des habits de femme. Il prit goût à cet usage et le conserva, par différents motifs, dans un âge plus avancé : ce qui fut pour lui une source de ridicules, et, qui pis est, de désordres dont les détails ont été conservés dans l’ouvrage intitulé l’Histoire de la comtesse de Barres.

Quant au ridicule de cet usage, il y avait accoutumé tout le monde : car on accoutume le monde à tout, et cette excuse frivole insignifiante : il est comme cela, il est fait ainsi, est une raison dont la multitude se contente. Il ne quitta presque plus l’habit de femme jusqu’à la fin de ses jours ; on le recevait partout ainsi sans presque faire attention à cette mascarade. Il se montrait et était reçu même à Versailles, même au jeu de la reine dans ce travestissement. Le sévère Montausier fut le seul qui osa l’en faire rougir.

Cet homme ne savait composer ni avec la décence ni avec la vérité. Il dit à l’abbé de Choisy, en présence de la reine et de toutes les dames de la cour, dont son propos était presque autant la critique que celle de l’abbé : « Monsieur, ou mademoiselle, car je ne sais comment vous appeler, vous devriez mourir de honte d’aller de la sorte habillé en femme, lorsque Dieu vous a fait la grâce de ne le pas être : allez vous cacher, M. le » dauphin vous trouve mal ainsi. » Pardonnez-moi, monsieur répondit le jeune prince, je la trouve belle comme un ange ; et ce mot, ou ironique ou sincère, était en effet celui qu’on employait pour son excuse.

L’abbé de Choisy était de ces hommes qui peuvent faire impunément de grandes fautes, parce qu’ils ont en eux-mêmes de quoi s’en relever. Après s’être distingué dans les écoles, et s’être dégradé dans le monde, il voulut, en se laissant oublier quelque temps à Paris, aller cultiver loin de son pays les talents dont il avait montré le germe, et ne reparaître en France qu’avec une réputation nouvelle, et s’il se pouvait, avec quelque considération : il alla en Italie comme conclaviste du cardinal de Bouillon, lorsqu’il fut question de donner un successeur au pape Clément X : ce successeur fut l’inflexible Odescalchi, Innocent XI. Si Louis XIV, qui s’opposait avec raison à ce choix, ne fut pas inflexible à son égard, Odescalchi en eut principalement l’obligation à l’abbé de Choisy qui s’en est bien repenti dans la suite.

Les cardinaux français, qui en général étaient assez favorables à Odescalchi, engagèrent François-Timoléon de Choisy à composer la lettre qui vainquit enfin la résistance de Louis XIV. L’abbé fut le premier admis à l’honneur de baiser les pieds du nouveau pape ; mais la conduite de ce pontife et son dévouement à la maison d’Autriche ne tardèrent pas à justifier l’aversion qu’avait montrée Louis XIV, et à donner des regrets à l’auteur de la lettre : « Il est d’autant plus inexcusable de se comporter si mal, disait l’abbé de Choisy en parlant du pape, qu’il n’a pas manqué d’avertissements salutaires ».

Et il contait à cette occasion, qu’à la cérémonie qu’on appelle l’adoration du pape, le cardinal Grimaldi, qui était en possession de lui parler avec franchise, lorsque Odescalchi n’était que cardinal, s’approchant de lui pour l’adorer, lui dit tout bas, mais assez haut cependant pour être entendu de quelques uns de ceux qui étaient les plus proches : « Souvenez-vous de ce que je vous ai toujours dit ; vous êtes ignorant et opiniâtre ; voilà la dernière vérité que vous entendrez de moi ; je vais vous adorer. »

L’abbé de Choisy, à son retour en France, eut une grande maladie, dans laquelle il fit des réflexions qui produisirent en lui une espèce de conversion, mais éphémère seulement, car tout était éphémère chez lui : aucune de ses idées n’avait de permanence ; la mobilité de son imagination le menait et le ramenait tour à tour de la pénitence aux plaisirs, et des plaisirs à la pénitence. Ses moments de conversion et de pénitence, ou seulement de dévotion politique, nous ont valu de lui quelques ouvrages pieux, tels que quatre Dialogues sur l’immortalité de l’âme, sur l’existence de Dieu, sur le culte qu’on lui doit, et sur la Providence. Cet ouvrage eut un grand succès, il fut beaucoup lu et il fut critiqué, c’est-à-dire déchiré par Jurieu.

Une Traduction des psaumes, une Vie de David et celle de Salomon, qui l’une et l’autre n’étaient que des panégyriques de Louis XIV ; l’Histoire de Saint-Louis ; un Recueil d’histoires édifiantes ; enfin l’Histoire de l’Eglise, sont encore des fruits de cette dévotion de cour, ainsi qu’une Traduction de l’Imitation de Jésus-Christ, dédiée à madame de Maintenon. Il avouait lui-même qu’il avait fait « sans piété la traduction de ce pieux ouvrage. »

La première édition était remarquable par une estampe où madame de Maintenon était représentée au pied d’un crucifix , et au bas de l’estampe on lisait un verset du psaume 44, qui semblait adressé à madame de Maintenon par le crucifix même : Audi , filia, et vide, et inclina aurem tuam, et obliviscere domum patris tui, et concupiscet rex decorem tuum (Ecoutez, ma fille, voyez et prêtez l’oreille ; oubliez la maison de votre père, et votre beauté touchera le cœur du roi). Les interprétations malignes qui furent faites de ce passage obligèrent de le retrancher dans la suite ; on sut mauvais gré à l’auteur d’y avoir donné lieu, et il se trouva qu’en voulant faire sa cour, il avait désobligé : il ne suffit pas en effet de flatter, il faut flatter avec adresse et sans inconvénient.

C’est le plus souvent par les aveux de l’auteur qu’on est instruit de sa frivolité et des dispositions légères qu’il apportait à la composition de ses plus importants ouvrages. Quand il eut fini le dernier volume de son Histoire de l’Eglise, il s’écria : « J’ai achevé, grâce à Dieu, l’Histoire de l’Eglise ; je vais présentement me mettre à l’étudier. » « Quel peintre, disait-il quelquefois en parlant de lui-même, quel peintre pour les Antoine et les Pacôme, pour les Augustin et les Athanase ! »

Ce fut encore un zèle demi-pieux, demi-courtisan, qui engagea François-Timoléon de Choisy dans ce fameux voyage de Siam, dont la relation se lit avec plaisir. Les Jésuites, pour se rendre nécessaires, ou du moins considérables, avaient persuadé à Louis XIV que le roi de Siam voulait se faire chrétien, et sous ce prétexte ils l’avaient engagé à envoyer à Siam une ambassade solennelle, à la suite de laquelle serait leur père Tachard, missionnaire chargé d’instruire le roi de Siam, et dont nous avons aussi une relation de ce voyage.

L'abbé de Choisy habillé en femme
L’abbé de Choisy habillé en femme
L’abbé de Choisy se sentit saisi d’un ardent désir de contribuer à la conversion du monarque asiatique : c’était, disait-il, le meilleur moyen d’expier les écarts de sa vie passée. En effet, si ce moyen était agréable à Dieu, il l’était aussi à Louis XIV. Le chevalier de Chaumont était nommé ambassadeur, l’abbé de Choisy lui fut adjoint avec le titre jusqu’alors inconnu de coadjuteur d’ambassade. Arrivé à Siam, l’abbé de Choisy fut désabusé ; il vit qu’il n’était, ainsi que le chevalier de Chaumont, qu’un personnage de parade ; que tout le secret de l’ambassade était entre les mains des jésuites, et que ce secret était un projet, d’ailleurs utile, d’établissement d’un commerce dont les jésuites espéraient d’être les agents les plus intéressés.

Ce fut dans ce voyage de Siam qu’il reçut tous les ordres de l’Eglise avec une promptitude presque égale à celle de ce dauphin de Viennois, qui céda le Dauphiné aux princes français, et qui reçut le jour de Noël le sous-diaconat à la messe de minuit, le diaconat à celle du point du jour, et la prêtrise à celle du jour. L’abbé de Choisy reçut les quatre mineurs le 7 décembre, fut sous-diacre le 8, diacre le 9, prêtre le 10. Ce fut aussi dans ce même voyage de Siam et dans le vaisseau qu’il prêcha pour la première fois de sa vie, à quarante-deux ans ; les matelots composaient son auditoire : il fut assez content de ce début, et semblait se proposer de cultiver ce talent ; mais d’autres occupations plus conformes à ses inclinations, ou à ses vues, disposèrent de lui.

Le roi de Siam, ayant demandé à l’abbé de Choisy s’il était vrai qu’il avait connu le pape, et lui ayant dit que puisque cela était, il le chargerait de quelques commissions pour Rome, l’abbé transporté de joie s’écria : « Oh çà ! avouons la vérité, ne suis-je pas bien heureux ? et ne pouvant demeurer ici, pouvais-je retourner en Europe d’une manière plus agréable et plus convenable à un ecclésiastique ? J’ai eu le service de Dieu en vue en venant, et je l’aurai encore en retournant. Il est beau pour notre religion qu’un roi idolâtre témoigne du respect pour celui qui est le chef sur la terre, et lui envoie des présents des extrémités du monde ; et je crois que le roi sera bien aise de voir le vicaire de Jésus-Christ honoré par le roi de Siam, et qu’un de ses sujets soit chargé d’une pareille commission. »

Cet enthousiasme, cette ivresse de plaisir, n’était pas d’un homme encore trop désabusé. Il le fut bientôt pleinement : le résultat de son ambassade fut qu’on ne le chargea de rien pour le pape, et qu’il ne put obtenir du roi de Siam, qu’à force de sollicitations, quelques vains compliments pour le cardinal de Bouillon, que le roi de Siam ne connaissait ni ne voulait connaître, mais qui était le protecteur de l’abbé de Choisy. Cet acte de reconnaissance envers un protecteur illustre ne fut, par l’événement, qu’une consolation pour un ami malheureux, et tourna fort mal pour l’abbé.

En arrivant en France, il trouva le cardinal de Bouillon disgracié à la cour et exilé ; et la cour, ne considérant pas assez combien il avait dû être difficile à l’abbé de Choisy de savoir à Siam tout ce qui se passait à Versailles, trouva mauvais que l’unique fruit de son ambassade fût une distinction pour un sujet exilé ; le roi s’en expliqua plus nettement que justement : l’abbé s’effraya, il quitta la cour, et il eut aussi pour son compte l’honneur d’une disgrâce, honneur dont on n’était point encore jaloux, et qui dut surtout paraître pénible à un homme pour qui le titre seul d’un ministre ou d’un grand, avait toujours eu tant de charmes.

Il se retira au séminaire des Missions-Etrangères à Paris, et il nous assure « qu’après une demi-heure d’oraison au pied des autels, il eut le bonheur d’oublier sa disgrâce. » Le recours à Dieu dans l’infortune verse en effet le calme et la consolation dans une âme pieuse ; mais la piété de l’abbé de Choisy était trop mêlée de retours vers la cour et le monde, et ce prompt oubli de sa disgrâce pourrait bien n’être qu’une forfanterie.

Quoi qu’il en soit, ses livres de dévotion et de flatterie, présentés surtout par le père de la Chaise, firent oublier ses liaisons avec le cardinal de Bouillon. L’abbé de Choisy reparut à la cour ; il fut élu à l’Académie française, ce qui alors était presque une marque de faveur, et qui au moins excluait toute idée de disgrâce ; il fut reçu le 25 août 1687 à la place du duc de Saint-Aignan : il se montra un excellent académicien, et par son assiduité aux assemblées, et par son style pur et léger, par ses observations sur la la langue, que l’abbé d’Olivet a fait imprimer en 1754, longtemps après la mort de François-Timoléon de Choisy, sous le titre de Journal de l’abbé de Choisy. « C’est peut-être, dit d’Alembert, le seul ouvrage de grammaire dont on puisse dire qu’il instruit et qu’il amuse tout à la fois. »

Parmi les ouvrages moins utiles de l’abbé de Choisy, on ne saurait oublier son Histoire de nos quatre premiers rois Valois. Ce fut à l’occasion du dernier de ces rois, l’infortuné Charles VI, que le duc de Bourgogne lui demanda comment il s’y prendrait pour dire ou pour faire entendre que Charles était fou. On sait la réponse de l’abbé : « Monseigneur, je dirai qu’il était fou. » Quand M. de Montausier apprit la réponse de l’abbé de Choisy au duc de Bourgogne, il rendit à l’abbé une partie de son estime ; il s’écria, comme Molière : « Où la vérité, où la noble liberté va-t-elle se nicher ? » On dit même qu’il ajouta : « Je suis fâché de ne pouvoir demander à cet hermaphrodite son amitié. »

L’abbé de Choisy mourut à quatre-vingts ans révolus. Peu de temps avant sa mort il avait rempli les fonctions de directeur à la réception de l’abbé d’Olivet son ancien ami ; il était doyen de l’Académie, et eut pour successeur, dans le décanat, Fontenelle. « Avec des qualités aimables pour la société, dit d’Alembert, il lui manqua la plus essentielle pour lui-même, la seule qui donne du prix à toutes les autres, la dignité de son état, sans laquelle les agréments n’ont qu’un éclat frivole, et ne sont guère qu’un défaut de plus... Il joignit à l’amour de l’étude trop de goût pour les bagatelles ; à l’espèce de courage qui mène au bout du monde, les petitesses de la coquetterie, et fut dans tous les moments entraîné par le plaisir, et tourmenté par les remords. »

Accédez ci-dessous à la lecture des « Mémoires de l’abbé de Choisy habillé en femme », par le metteur en scène Jean-Marie Villégier en 2013 au Centre National du Costume de Scène


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