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5 août 1529 : Paix des Dames. Paix de Cambrai entre le roi de France, François Ier, et l'empereur Charles-Quint - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

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5 août 1529 : Paix des Dames
ou de Cambrai
(D’après « Histoire de France depuis les temps les plus reculés
jusqu’à nos jours » (Tome 4) par Abel Hugo, paru en 1841)
Publié / Mis à jour le samedi 30 juillet 2016, par LA RÉDACTION



 

L’année précédente, une armée commandée par le comte de Saint-Pol, gouverneur du Dauphiné depuis 1527, était entrée en Lombardie, où Antonio de Leyva occupait toujours Milan, et y avait obtenu quelques succès. L’année 1528 s’était écoulée heureusement ; mais en 1529 la fortune ne fut plus aussi favorable aux Français. Le 21 juin au passage de l’Olona, près de Landriano, Saint-Pol, surpris par les impériaux de Charles-Quint, fut fait prisonnier avec ses principaux officiers, et l’armée, découragée de la perte de son chef, repassa les Alpes.

Toutes les puissances étaient lasses de la guerre ; les trésors de tous les souverains étaient épuisés : ce fut donc avec bonheur que les peuples apprirent que la paix avait été signée à Cambrai, au nom de l’empereur Charles-Quint et du roi de France François Ier, par Marguerite d’Autriche et Louise de Savoie. Cette paix, à cause du sexe des négociateurs, fut nommée la Paix des dames. Les plénipotentiaires des deux puissances contractantes étaient en effet deux femmes : Louise de Savoie traitait pour le roi François Ier, son fils, et Marguerite d’Autriche pour l’empereur Charles-Quint, son frère.

Louise de Savoie, mère de François Ier
Louise de Savoie, mère de François Ier

Le traité de Cambrai, auquel accédèrent, par la suite, toutes les autres puissances belligérantes, le roi d’Angleterre, le pape, les États italiens, était plus favorable que le traité de Madrid, signé le 14 janvier 1526 par le roi de France cependant qu’il était prisonnier de l’empereur Charles-Quint à la suite de la défaite française de Pavie le 24 février 1525). Le roi conservait la Bourgogne, excepté le Charolais, qui devait lui faire retour à la mort de l’empereur ; mais il renonçait à toutes ses possessions d’Italie. La rançon des princes — les deux fils de François Ier livrés;s comme otage à Charles-Quint — était fixée à 2 000 000 écus. Enfin, le mariage de François Ier avec Éléonore d’Autriche devait être le gage d’une paix sincère.

Cependant le roi protesta, à Paris, le 29 novembre 1529, contre le traité de Cambrai, « comme lui ayant extorqué, contre les lois et usages de la guerre, en sus d’une rançon en argent, la cession du duché de Milan, du comté d’Ast et de la seigneurie de Gênes.

Les deux princesses qui avaient négocié le traité de Cambrai ne survécurent pas longtemps à sa conclusion : Marguerite d’Autriche mourut le 1er décembre 1530, et Louise de Savoie le 22 septembre 1531.

Un des auteurs qui ont blâmé le plus le traité de Cambrai, l’historien des Républiques italiennes, qui reproche au roi de France d’avoir, dans cette occasion, abandonné ses alliés et ses partisans, dit néanmoins, au sujet de ce traité : « Il contribua peut-être plus qu’aucune autre circonstance de sa vie à faire recueillir à François Ier la gloire de protecteur et de père des lettres, qui s’est attachée à son nom. Cette période des trente premières années du siècle, marquée pour l’Italie par tant de calamités, était en même temps celle où l’étude des lettres antiques, le renouvellement de la poésie moderne et la pratique des beaux-arts avaient brillé du plus vif éclat. Dans chacune des villes d’Italie capitale d’un petit État indépendant, le nombre des savants, des littérateurs, des poètes, des peintres, des sculpteurs, des architectes, était aussi grand ou même plus grand que dans les plus vastes États du reste de l’Europe ; il était surtout prodigieux à Florence, l’Athènes du Moyen Age.

Marguerite d'Autriche, soeur de l'empereur Charles-Quint
Marguerite d’Autriche, soeur de l’empereur Charles-Quint

« Dans ce moment d’ardeur pour le renouvellement des études, on se persuadait que la gloire des princes était plus attachée à la protection qu’ils donnaient aux lettres, qu’à la sagesse de leur gouvernement ou à l’éclat de leurs exploits : aussi n’y avait-il si petit souverain d’Italie qui ne fondât une académie, qui ne s’entourât de savants, et qui ne crût se rendre immortel par la distinction des hommes qu’il attirait à sa cour. Celte avidité de célébrité littéraire avait gagné les cours de France, d’Allemagne et d’Angleterre. Les princes sentaient la nécessité de recevoir une éducation lettrée, surtout dans leur commerce avec l’Italie ; ils avaient appris à s’enorgueillir du nombre de savants qui se mettaient sous leur protection.

« François Ier avait, plus qu’aucun autre, cette vanité. On assure que lorsqu’il était encore entre les mains de son pédagogue, il montrait de la déférence pour tous ceux qui savaient déjà ce qu’on lui enseignait alors ; que Balthasar Castiglione lui communiqua, comme il n’était encore que duc de Valois, son livre célèbre du Cortegiano, et se vanta ensuite d’avoir reçu de lui des avis utiles. François avait connu assez l’Italie pour sentir combien elle était plus civilisée que le reste de l’Europe, et pour la regarder comme la dispensatrice de la gloire : c’était le motif qui l’avait déterminé à tourner toujours ses armes de ce côté.

« Les malheurs de l’Italie, dont il était la cause principale, déterminèrent un nombre très considérable d’Italiens à chercher un refuge dans ses États, et, parmi eux, on y vit arriver beaucoup de philosophes, de poètes, de savants, comme beaucoup de peintres et d’architectes. L’asservissement de Florence, surtout, remplit d’émigrés sa cour et son royaume. Ceux qui avaient le plus brillé dans cette république étaient proscrits par Alexandre de Médicis, le tyran que l’empereur et le pape avaient donné à la Toscane. Toute l’Italie tremblant devant l’empereur, leur était fermée ; ils étaient obligés de venir chercher un asile dans cette France même qui les avait abandonnés, et de demander quelques secours, quelque compensation pour les biens qu’ils avaient perdus, à ce monarque qui les avait trahis.

« Le commerce de louanges auquel les littérateurs ne sont que trop enclins s’établit bientôt, et François Ier reçut leurs flatteries en échange pour les pensions qu’il leur accorda. (...) Les artistes italiens furent les restaurateurs de la peinture et de l’architecture en France. (...) François Ier choisit parmi les Italiens réfugiés les premiers professeurs de la langue hébraïque pour son collège royal. Beaucoup d’autres réfugiés se distinguèrent en France par leurs écrits, tandis qu’un grand nombre de capitalistes, de marchands, de manufacturiers, importaient dans les villes du royaume, et surtout à Lyon, les arts industriels que la tyrannie chassait d’Italie. »




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