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7 juillet 1456 : annulation du procès fait à Jeanne d’Arc - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

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7 juillet 1456 : annulation du procès
fait à Jeanne d’Arc
Publié / Mis à jour le jeudi 7 juillet 2016, par LA RÉDACTION



 

C’est en 1450, le 15 février, que le roi Charles VII ordonna une enquête sur le procès de Rouen fait à Jeanne d’Arc quelque 20 ans plus tôt, désirant « savoir la vérité du dit procès et la manière dont il avait été déduit ». Le monarque répondait à des instances de la ville de Rouen, qui ne s’était pas encore consolée de la honte infligée à leur cité.

Une première enquête fut ouverte par l’Université de Paris, qui entendit les quatre dominicains, Isambard de la Pierre, Martin Ladvenu, Jean Toutmouillé et Guillaume Duval, témoins du supplice de Jeanne. Puis, après eux, le notaire Guillaume Manchon, l’huissier Jean Massieu et l’assesseur Jean Beaupère, le principal interrogateur de Jeanne. L’année suivante, le cardinal d’Estouville, archevêque de Rouen en ouvrit une seconde.

Ces deux premières enquêtes pouvant créer des inconvénients en ce qu’elles engageaient l’autorité du roi, il parut préférable de faire intervenir la famille de Jeanne et d’agir en son nom. La mère, les frères et les autres parents de Jeanne adressèrent donc une supplique au pape, lui demandant l’autorisation « d’attaquer, comme devant être frappé de nullité le procès de condamnation qui avait eu lieu à Rouen ». Le pape régnant était Calixte III. Dans un rescrit daté du 11 juin 1455, il faisait droit à la requête et ordonnait la révision du procès. Le tribunal fut immédiatement constitué et les dix juges choisis approuvés par l’autorité pontificale. La séance d’ouverture eut lieu en grande pompe à Notre-Dame de Paris, le 7 novembre 1455. C’est là que se passa la scène extrêmement touchante et souvent rappelée.

La vieille basilique était remplie d’une foule immense, dominée par la grande idée d’une réparation impatiemment attendue. Les juges siégeaient, graves, immobiles. Tout à coup, les portes de la cathédrale s’ouvrirent, et on vit s’avancer lentement une femme courbée par les années et plus encore sous le poids d’un grand deuil. Un groupe de dames l’accompagnaient en la soutenant. Arrivée au seuil du sanctuaire, la femme âgée et vêtue de deuil, s’agenouilla. Elle tenait en main le rescrit du pape et une demande de réhabilitation de la martyre de Rouen.

Jeanne d'Arc réhabilitée par l'Église
Jeanne d’Arc réhabilitée par l’Église

Cette femme était la mère de la Pucelle. Elle avait survécu à son mari mort de chagrin à la nouvelle du supplice de sa fille, elle avait survécu assez pour demander justice. Les dames qui l’accompagnaient, étaient d’Orléans, la ville qui depuis plusieurs années, donnait une douce et réconfortante hospitalité à la mère de l’héroïne. Elles avaient tenu à honneur de l’accompagner à Paris et de joindre leurs supplications à celle de la pauvre mère.

Isabelle Romée eut assez de force, malgré l’émotion qui faillit plus d’une fois étouffer sa voix, pour lire elle-même la supplique rédigée à l’avance. Les juges écoutèrent cette lecture ; puis, ayant reconnu l’authenticité du rescrit pontifical, déclarèrent ouvert le procès en révision.

Les travaux commencèrent dès le lendemain. Des commissaires d’information furent envoyés partout où Jeanne avait passé et interrogèrent tous ceux qui l’avaient connue. Plus de cent vingt témoins de tous les pays furent entendus, en même temps que les juges invitaient les contradicteurs, s’il en existait, à se présenter. Aucune voix ne se fit entendre pour disculper les juges de Rouen. Les parents mêmes de Cauchon, évêque de Beauvais, déclarèrent se désintéresser du sort qui l’attendait. L’instruction dura huit mois. Rien ne fut épargné pour faire la vérité sur ce tragique événement. Quand l’instruction fut terminée, les dépositions furent réunies et groupées dans un volumineux mémoire, qui fut lu dans l’assemblée générale de clôture.

Cette réunion solennelle eut lieu dans la grande salle de l’archevêché de Rouen le 7 juillet 1456, un mercredi ; c’était un mercredi que vingt-cinq ans auparavant Jeanne avait été brûlée. Là, étaient de nouveau réunis, Isabelle Romée la mère de Jeanne, ses frères et tous ceux qui avaient pris une part active au procès. La foule remplissait les vastes proportions de la cathédrale. Le document qui annulait la procédure de la condamnation, fut lu par l’archevêque de Rouen, Jean Jouvenel des Ursins.

Le jugement déclarait calomnieuses les accusations formulées contre elle et illégale la procédure suivie. Il relevait Jeanne et ses parents de toute suite flétrissante, les suites flétrissantes d’une criminelle condamnation. Il ordonnait que les douze articles, dressés par les accusateurs de Jeanne, seraient lacérés publiquement, au lieu même où Jeanne avait été brûlée. Enfin, la sentence arrêtait les dispositions suivantes :

1° Le jugement de réhabilitation sera solennellement publié dans la ville de Rouen ;
2° Il sera fait deux processions expiatoires : la première au cimetière de Saint-Ouen, où s’est passée la scène de la fausse abjuration ; la seconde, à la place du Vieux-Marché, où, par une horrible exécution, les flammes ont étouffé et brûlé la Pucelle ;
3° Il y aura une prédication publique dans les deux endroits ;
4° Il sera placé une croix, au lieu de l’exécution, en souvenir expiatoire et perpétuel ;
5° Il sera fait dans toutes les églises du royaume une notable publication du jugement intervenu, afin qu’on s’en souvienne dans les âges futurs.

Le procès en révision fermait en quelque sorte une ère lointaine de réparation. Au lendemain des solennités expiatrices de Rouen, il semble qu’une nouvelle période de silence, d’oubli, commence pour Jeanne d’Arc. Non pas qu’elle n’ait plus trouvé personne pour faire son apologie et chanter son œuvre de délivrance ; ils sont nombreux dans tous les pays, les écrivains et les artistes qui ont glorifié l’héroïne. Mais ces hommages ne s’adressaient qu’aux intellectuels, aux curieux. Les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles laissent la Libératrice dans une demi-obscurité, et ce n’est guère qu’au XIXe siècle que la figure de Jeanne d’Arc rayonna de nouveau sur le monde.

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