Croirait-on qu’au Moyen Age, d’aucuns n’hésitaient pas à saisir les tribunaux ecclésiastiques ou criminels ordinaires afin de statuer sur la culpabilité de rats, chevaux, sangsues, porcs, coqs, charançons et limaces, impliqués dans la mort d’un homme ou le saccage des récoltes ? Demandeurs et défenseurs s’affrontaient par avocats interposés, les plaignants obtenant souvent l’expulsion, la pendaison ou bien encore l’excommunication des accusés.
Les animaux, parfois représentés par des avocats hors pair se forgeant une solide notoriété tel Barthélemi de Chasseneuz en 1510, parvenaient à obtenir des aménagements de peine. Le clergé encourageait vivement ces procès : manne financière et moyen d’intimider des populations ignorantes, l’anathème jeté sur les animaux fut monnaie courante du XIIe au XVIIIe siècle...
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(Octobre/Novembre/Décembre 2002) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 4 |
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