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Légendes, croyances, superstitions. Neuvaine de la Chandeleur. Vision des jeunes femmes : futur mari - Histoire de France et Patrimoine


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Légendes, Superstitions

Légendes, superstitions, croyances populaires, rites singuliers, faits insolites et mystérieux, récits légendaires émaillant l’Histoire de France


La neuvaine de la Chandeleur : moyen
pour les jeunes personnes de connaître
d’avance le mari qui leur est destiné ?
(D’après « Souvenirs de jeunesse », édition de 1855)
Publié / Mis à jour le samedi 2 février 2013, par LA RÉDACTION


 
 
 
La neuvaine de la Chandeleur – du 24 janvier au 1er février – était une dévotion particulière des jeunes personnes, ayant pour objet de connaître d’avance le mari qu’elles devaient avoir, et l’on était jadis persuadé qu’il n’y avait point de dévotion plus agréable à la sainte Vierge que cette neuvaine qui récompensait par une faveur extraordinaire toute personne lui rendant cet hommage

Dans ses Souvenirs de jeunesse écrits au milieu du XIXe siècle, Charles Nodier nous décrit cette dévotion. On commence la neuvaine le 24 janvier à la prière de huit heures dans une chapelle de la sainte Vierge, où il faut ensuite entendre la première messe tous les jours, et assister à la prière tous les soirs jusqu’au 1er février, avec une piété qui ne se soit pas ralentie, avec une foi qui ne se soit pas ébranlée.

La veille de la Chandeleur il faut entendre toutes les messes de la chapelle, depuis la première jusqu’à la dernière, il faut entendre toutes les prières et toutes les instructions du soir sans en manquer une seule et il faut aussi se confesser, et recevoir l’absolution. Si par malheur, on n’avait pas reçu l’absolution, tout le reste serait peine perdue, car la condition essentielle du succès est de rentrer dans sa chambre en état de grâce.

Alors on recommence à prier, on s’enferme pour accomplir toute les conditions d’une retraite sévère et on jeûne. Puis on dresse une table pour deux personnes, et la garnit de deux services complets, aux couteaux près, qu’il faut éviter avec grand soin. Il s’entend que ce couvert exige un linge parfaitement blanc, aussi propre, aussi fin, aussi neuf qu’on puisse se le procurer, et que l’appartement soit arrangé de manière à pouvoir y recevoir une personne de considération.

Le repas se compose de deux morceaux de pain bénit qu’on a rapportés du dernier office, et de deux doigts de vin pur répartis entre les deux couverts, qui occupent, comme de raison, les deux côtés de la table. Seulement le milieu du service est garni d’un plat de porcelaine ou d’argent, s’il est possible, qui renferme deux brins soigneusement bénits de myrte, de romarin ou de toute autre plante verte, le buis excepté, placés l’un à côté de l’autre, et non en croix. Car c’est encore un point qu’il est très essentiel d’observer.

Ensuite on rouvre la porte pour faire passage au convive attendu, on prend place à table, on se recommande bien dévotement à la sainte Vierge, et on s’endort en attendant les effets de sa protection qui ne manquent jamais de se manifester, suivant la personne qui les implore. Alors commencent d’étranges et admirables visions.

Et Nodier de rapporter ensuite la légende attachée à cette neuvaine : celles pour qui le Seigneur a destiné le bonheur du mariage voient apparaître l’homme qui les aimera, s’il les trouve, qui les aurait aimées, du moins, s’il les avait trouvées, et on prétend, qu’un privilège particulier de la neuvaine est de procurer le même rêve au jeune homme dont on rêve, et de lui inspirer la même impatience de se rejoindre à cette moitié de lui-même qu’un songe lui a fait connaître.

Celles qui n’auront pas de maris, sont tourmentées par des pronostics effrayants. Les unes, destinées au couvent, voient, dit-on, défiler lentement une longue procession de religieuses, chantant les hymnes de l’Église ; les autres, que la mort doit frapper avant le temps, assistent à leurs propres funérailles et se réveillent en sursaut à la clarté des torches funèbres et au bruit des sanglots de leur mère et de leurs amies, qui pleurent sur un cercueil drapé de blanc.




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