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Histoire du costume, costumes anciens : coeur vendéen, évolution du bijou. Coeur à couronne, croix, flamme, fleur de lys - Histoire de France et Patrimoine


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Mode, Costumes

Variations des costumes depuis les Gaulois jusqu’au XIXe siècle. Histoire du costume, vêtement, coiffures, chaussures. Mode vestimentaire


Coeur vendéen : bijou ancien
et signe distinctif durant
les Guerres de Vendée
(D’après « Bulletin de la Société d’anthropologie de Paris », paru en 1903)
Publié le jeudi 5 janvier 2012, par LA RÉDACTION


 
 
 
 
Ayant sa partie centrale évidée et possédant une agrafe spéciale appelée ardillon, destinée à le fixer au vêtement, le Cœur vendéen est un bijou d’ordinaire en métal et en argent, jadis très simple, qui subit de nombreuses transformations que Marcel Baudouin, éminent archéologue et ethnographe, membre de la Société d’anthropologie de Paris, se propose au début du XXe siècle de recenser, grâce à quelques modèles provenant de diverses collections locales, et qu’ il expose en 1903.

Marcel Baudouin rappelle que le Cœur vendéen, bijou français, est à peu près localisé au département de la Vendée, ou tout au moins à la région dite du Bas-Poitou.

Formes anciennes
Cœur à couronne. Voici d’abord un des bijoux semble-t-il le plus ancien, sinon comme forme, du moins comme fabrication. Il est en argent et de grandes dimensions ; il a, en effet, 7 centimètres de haut et 4 centimètres 1/2 à sa base.

Coeur à couronne et à ailettes
Cœur à couronne et à ailettes
Ce cœur est pour ainsi dire réduit à sa plus simple expression, car en dehors de l’ovale à pointe inférieure représentant le contour classique du cœur, il ne possède à sa base qu’une sorte de couronne, à sept dents arrondies, simplement ébauchées, avec six orifices. Il faut remarquer, en effet, qu’au-dessus de cette couronne, il n’y a ni croix, ni flamme, ni fleur de lys.

L’agrafe, qui est de fabrication spéciale, n’est pas l’ardillon classique (c’est-à-dire ne se termine pas en simple pointe) ; elle se fixe, à sa partie libre, sur le cœur par une portion disposée en sorte de ressort. Cette disposition est très rare et tient probablement à la façon dont cet exemplaire devait être porté et à ce qu’il devait être attaché au vêtement, l’agrafe passant dans un orifice (au lieu de transpercer l’étoffe). De plus, ce cœur possède 4 ailettes latérales, qui sont très probablement des cœurs secondaires, mal conditionnés. On y voit des stries d’ornementation, avec des sortes de petites lames (traits).

Il s’agit là certainement d’un objet ancien, qui a été recueilli dans le marais occidental de la Vendée, ajoute Baudouin.

Cœur à flamme et à fleur de lys. Il faut rapprocher de ce vieux cour à couronne un autre modèle ancien, qui se portait, dit-on, aussi, avant la Révolution, caractérisé par la présence de deux flammes latérales à la base, avec, entre les deux, une fleur de lys. En réalité, si l’on suppose la fleur de lys ajoutée après coup, aux approches de 1789 (hypothèse qui nous paraît fort plausible), il y aurait eu au début un cœur évidé, c’est-à-dire vendéen, à flammes. Et cette forme particulière, qui a sans doute existé, mais dont nous ne connaissons pas d’exemple, serait peut-être plus ancienne que la forme à couronne.

Coeur à flamme et à fleur de lys
Cœur à flamme et à fleur de lys
Marcel Baudouin présenta aux autres membres de la société une reproduction moderne d’un antique modèle, trouvé dans un vieil ouvrage sur la Vendée, et fabriqué par un bijoutier de Bressuire en vieil argent. Appartenant à A. Barrau, poète et romancier du Maris de la Vendée, membre de la Société des gens de lettres, il est ovale, à pointe droite, et pourvue d’une strie d’ornementation. Il a 4 centimètres 1/2 de haut et 2 centimètres 1/2 de large ; par suite il est moitié moins grand que le précédent. Sa base n’a pas de couronne, mais au centre une fleur de lys et deux flammes unies de chaque côté ; un orifice ovalaire sépare la fleur de lys des flammes.

Cœur à couronne et à croix. C’est certainement, vers 1793, qu’est apparue la croix latine simple sur le cœur vendéen à couronne.

a. Type La Rochejaquelein. Nous en avons la preuve, grâce au type de cœur que portait, à son chapeau, le célèbre chef vendéen de La Rochejaquelein. Ce Cœur, ovale, à pointe oblique adroite, possédait une couronne à neuf perles, qui était surmontée d’une croix latine ornée. De plus, il portait une flèche à pointe gauche, presque horizontale, en tout cas moins oblique que le modèle de fabrication récente montré alors par Baudouin.

b. Vrai cœur vendéen typique. Le vrai cœur vendéen, postérieur à la Révolution, ne se distingue du premier modèle présenté que par l’addition d’une croix simple. Le modèle que je vous soumets est typique, ajoute notre érudit, car il possède l’ardillon classique, c’est-à-dire l’agrafe aplatie, pointue, s’enfonçant dans les tissus, et les stries d’ornementation habituelle. La couronne est ici à six dents et 6 orifices. Ce cœur a 4 centimètres de haut et 2 centimètres 1/2 de large.

Coeur à couronne et à croix latine
Cœur à couronne et à croix latine
C’est la seule forme, qui se portait autrefois, après les guerres de Vendée, dans le peuple ; elle était évidemment très simple et vraiment belle.

Anneau circulaire. Au début du XXe siècle, dans le Marais septentrional ou de Mont, on ne porte plus, comme épingle de cravate, qu’un anneau circulaire, avec ardillon typique. Ces anneaux sont les uns ovalaires, les autres vraiment circulaires, les plus fréquents désormais.

Selon Baudouin, il s’agit là de l’origine du cœur vendéen évidé, n’ayant pas encore ses caractères politiques (d’abord la croix, puis la couronne et la fleur de lys), mais ayant un moment gardé sa forme ovale, et surtout son ardillon caractéristique. Il lui semble intéressant de rechercher les origines de cette épingle de cravate moderne, portée par tous les Maraichins, pour savoir si oui ou non son hypothèse est vraie.

Formes actuelles (début du XXe siècle)
Depuis, ce cœur a subi, en se transformant en épingle à cravate et en se rapetissant, une modification principale. Il est devenu un cœur double, plus ou moins ornementé, transformation plus particulière au Bocage, croyons-nous.

Ce cœur double n’est plus guère qu’un tout petit bijou de luxe. Il y a des formes très diverses, qui sont presque toutes des épingles de cravate. Pour quelques-uns, ce cœur double ne serait pas du tout vendéen, mais bien breton ; et c’est là l’avis du collectionneur A. Barrau, cité plus haut. Baudouin, cependant exprime une opinion toute différente, car ces cœurs se fabriquent toujours dans la Haute-Vendée et sont peu connus des celtisants eux- mêmes. Ces bijoux représenteraient alors une évolution spéciale, peu propre à la région appelée la Vendée politique, c’est-à-dire au Bocage.

Coeur double à couronne et à croix (pendentif)
Coeur double à couronne
et à croix (pendentif)
Cœur double simple. L’ardillon a disparu et est remplacé par une épingle. L’objet a singulièrement diminué de dimensions ; il n’a plus que 3 centimètres sur 2 centimètres. La couronne a six perles et sans orifices, est toujours surmontée d’une petite croix simple. Les stries d’ornementation sont les mêmes, mais il n’y a pas de larmes. Il s’agit de deux cœurs enlacés ; et certainement cette fusion de 2 cœurs évidés est un symbole indiquant le mariage, c’est-à-dire l’union intime des cœurs de la femme et de l’homme.

Cœur double à ornement unique. Baudouin en présenta deux types très modernes.

a. Fleur de Lys. L’un est à fleur de lys ; et, pour ne pas trop modifier la forme du type, on a plaqué cette fleur de lys au milieu de la face antérieure de l’objet ; et elle s’étend de la couronne au centre de la partie commune aux deux cœurs. Cette fleur de lys, disposée la tête en bas, pour l’équilibre et l’harmonie du bijou, n’est pas d’une forme pure.

b. Étoile. Il s’agit ici d’un ornement tout nouveau, dont la signification nous échappe un peu, explique notre archéologue. C’est une étoile pleine à cinq branches, en saillie, placée au même endroit, au cœur du bijou. Cette addition l’alourdit un peu et ne semble pas très heureuse.

Cœurs doubles à ornementation complexe. Cet autre bijou est une parure de femme, et, partant, est plus riche. Il est d’une constitution plus complexe et plus moderne encore que les précédents. C’est une sorte de châtelaine, pourvue d’un mousqueton, se fixant soit au corsage, soit à la ceinture, et servant à suspendre, soit une montre, soit une chaîne à ciseaux, soit un autre objet. Il s’agit là encore de deux petits corps entrecroisés (2 centimètres 1/2 sur 4 centimètres) en métal émaillé avec des motifs décoratifs (point de croix, mais pas de larmes), surmonté d’une couronne à sept petites perles, très nette, et d’une croix simple très ornée, plantée sur une sphère. Ici, c’est au centre même évidé des cœurs que se trouve une petite fleur de lys classique, tandis qu’au dos du bijou se voit une autre fleur de lys énorme et d’une forme toute différente, dépassant le cœur en haut, en bas et sur les côtés. Cette forme est alors très récente.

Cœur en étoffe (Guerres de Vendée)
En 1793, on. le sait, le cœur vendéen a constitué un signe distinctif, un signe de ralliement, voire même un fétiche de protection, une sorte de cœur sacré (d’où peut-être dérive le nom de la congrégation du Sacré-Cœur ? interroge Baudouin), un emblème particulier aux Vendéens révoltés, et non plus un simple bijou proprement dit. Ce signe de ralliement se portait à gauche, sur le revers de la veste, comme une décoration. Il était sans doute placé de ce côté et au-devant du cœur, parce qu’il avait pour mission de défendre, dans une certaine mesure, cet organe indispensable à la vie.

Coeur en étoffe
Les historiens des guerres de Vendée prétendent qu’en réalité le cœur vendéen, de cette époque, était constitué par un « morceau d’étoffe blanche, brodée d’un cœur rouge, surmonté d’une croix et entouré de palmes vertes, qu’on attachait ostensiblement sur la poitrine » (E.&nbsp ;Bonnemère. Les guerres de la Vendée. Paris, 1884). Toutefois, si les dessins publiés relativement à l’armée vendéenne reproduisent bien un tel cœur, ils ont oublié toutefois les palmes vertes !

Cela nous paraît certain, explique encore l’archéologue, car il nous souvient d’avoir vu jadis, chez l’un des descendants des chefs vendéens du Marais septentrional, le célèbre Pajot, ami de Charette, un cœur de cette nature, en flanelle blanche, précieusement conservé par la famille. De plus, je connais, ajoute Baudouin, au moins un costume authentique de l’époque des guerres de Vendée ; mais le cœur qui est cousu à la gauche de la veste n’a point de croix ; et il est facile de le constater sur la photographie que les palmes vertes manquent aussi.

De plus, ce cœur de 1793 était absolument plein, et non pas découpé en ovale évidé, comme les bijoux ci-dessus ; il était dépourvu de couronne et, partant, aussi simple que possible, car on n’y voit pas de « flamme » à la base. Les catholiques vendéens connaissent bien les scapulaires modernes, qui ressemblent singulièrement à ces anciens signes de 1793, et qui sont constitués par des petits quadrilatères de flanelle blanche, noire, ou rouge, sur lesquels sont cousus des cœurs, également en étoffe, de couleur différente. Ces cœurs pleins portent généralement une croix ou une flamme.

Ces scapulaires servaient encore, au début du XXe siècle, de signes de ralliement aux personnes qui vont aux pèlerinages, à ceux de la Chapelle-de-Garau, par exemple, en Vendée Maritime. Ces scapulaires sont-ils plus anciens ou plus récents que le fétiche célèbre dé la guerre civile ? Baudouin les estime plus modernes, car ils possèdent tous la croix, ou une flamme, addition d’ordre catholique, qui a été faite, acres cette période troublée, par les prêtres, ravis de pouvoir adapter une ancienne coutume à leur propre culte et enchantés d’utiliser dans un but religieux une amulette d’origine probablement très ancienne.

D’après Baudouin, le Cœur vendéen dérive de l’anneau circulaire et est d’un usage bien plus fréquent aujourd’hui encore dans les parties marécageuses du sud et du nord de ce département, c’est-à-dire dans le Marais et la Plaine, que dans le Bocage. De nos jours en effet, ajoute notre érudit, tous les Maraichins portent avec orgueil ce vestige célèbre, tandis que beaucoup de Bocains ou Danions (habitants du Bocage) l’ont complètement abandonné, quoique leurs ancêtres, les révoltés de 1793, l’aient beaucoup porté lors des guerres de Vendée.

De cette remarque, il incline à conclure qu’il semble originaire de ces Marais, qui furent colonisés entre autres par les Espagnols, après la formation de ces terrains modernes, et qu’il doit être très notablement antérieur aux guerres de Vendée. Il est probable, par suite, que les révoltés de la Haute-Vendée l’ont pris en 1793 sur nos côtes. Si cette hypothèse est exacte, conclut-il, il faudrait rapprocher indiscutablement ce cœur si spécial, des amulettes d’origine espagnole et italienne, présentées a la Société d’Anthropologie, et ayant quelques rapports avec le culte chrétien.

 

 


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