Il y a un peu plus de deux cents ans, les hôpitaux d’aliénés étaient encore ouverts au public, lui offrant une visite où l’apparente dévotion cachait une curiosité malsaine. Au fond des loges basses et humides du Bicêtre ou de la Salpêtrière s’entassaient, parfois enchaînés et souvent vêtus de guenilles, les insensés traités sans ménagement par leurs « geôliers » armés de fouets. Il fallut attendre les années 1790 pour que Philippe Pinel engageât une réforme visant à offrir aux aliénés des conditions de vie décentes.
A l’époque de la fondation de Bicêtre, les épileptiques, idiots, imbéciles circulaient librement dans les cours ; mais bien avant 1730, il leur fut interdit de sortir des localités qui leur étaient affectées. En 1737, les aliénés se trouvaient réunis dans le quatrième emploi formé par le bâtiment neuf et ses dépendances...
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(Avril/Mai/Juin 2002) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 2 |
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