Pour se prévenir de toute excentricité et de toute extravagance inopportune en matière de modes, on avait coutume, aux XVIIe et XVIIIe siècles, de recourir à des poupées faisant office de modèles. Exportées vers l’Europe entière depuis la France, les dames anglaises, italiennes ou encore autrichiennes en étant particulièrement friandes, ces poupées étaient seules admises à franchir les frontières en temps de guerre : c’est dire l’immense respect qu’on leur accordait !
La maquette que représente notre gravure se compose d’une carte assez forte, découpée, et dont la tête, les mains et les pieds sont peints à l’huile, alors que tout le corps est habillé d’étoffes cousues avec soin et ornées de tulles et de dentelles. C’est un des rares spécimens parvenus jusqu’à nous de ces poupées et maquettes chargées, au dix-septième et pendant la plus grande partie du dix-huitième siècle, d’aller porter aux dames élégantes de la province, et même de l’étranger, les modes inventées à Paris...
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(Avril/Mai/Juin 2002) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 2 |
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