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17 mars 1526 : François Ier, fait prisonnier en 1525 à la bataille de Pavie par Charles-Quint, est libéré - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

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17 mars 1526 : François Ier, fait prisonnier
en 1525 à la bataille de Pavie
par Charles-Quint, est libéré
Publié / Mis à jour le jeudi 17 mars 2016, par LA RÉDACTION



 

La nouvelle de la captivité du roi (24 février 1525) jeta la France dans la consternation. Le royaume se trouvait, en effet, dans un grand péril ; le trésor était épuisé, le peuple hors d’état de supporter de nouvelles impositions, la principale armée détruite. Cependant, la régente Louise de Savoie — mère de François Ier — se montra digne du pouvoir qui lui était confié, et contribua, en ne désespérant de rien, à sauver la France menacée de tous côtés.

Le duc de Vendôme, seul prince du sang qui aurait pu lui contester l’autorité, résista aux instances des mécontents, et par son appui loyal raffermit le pouvoir qu’on lui conseillait de renverser. Le clergé, la noblesse et la magistrature vinrent, par des dons volontaires, au secours du trésor royal, et le peuple fit, pour subvenir aux besoins des hommes de guerre, des efforts qu’on n’attendait pas de sa misère. Paris et les principales villes du royaume furent mises en état de défense.

Louise de Savoie, mère de François Ier, par Constant-Félix Smith
Louise de Savoie, mère de François Ier, par Constant-Félix Smith

Le comte de Guise, avec les garnisons de la Champagne, de la Bourgogne et de l’Ile-de-France repoussa une masse de paysans allemands soulevés contre leurs seigneurs, et qui étaient entrés en Lorraine pour convier à la révolte les paysans lorrains et français. Le maréchal de Lautrec pourvut à la défense des frontières des Pyrénées. Le duc d’Albany, avec l’armée dirigée sur Naples, fut, par la flotte d’André Doria, ramené en Provence, et les débris de l’armée battue à Pavie, réunis sous le commandement du marquis de Saluces, prirent position sur la frontière des Alpes.

La régente n’eut point à s’inquiéter de la défense des frontières maritimes de l’ouest et du nord. Le roi d’Angleterre Henri VIII, qui devait, comme allié de l’empereur Charles-Quint, attaquer la Picardie, fit alliance avec la France dès qu’il put commencer à craindre que la captivité de François Ier ne servît qu’à accroître la puissance de l’empereur. La même crainte inquiétait les États de l’Italie ; avant la fin de l’année 1525, une ligue, qui, plus tard, fut nommée sainte, réunit dans un même but, celui de s’opposer à la puissance de l’empereur, le pape Clément VII, la république de Venise et le roi d’Angleterre.

Au mois de juin, et d’après les instigations de Lannoy, François Ier quitta le château de Pizzighittone, où il était gardé par le capitaine Alarçon, et se fit conduire par mer en Espagne, afin de traiter lui-même avec l’empereur des conditions de sa rançon. Arrivé à Madrid, et toujours suivi par Alarçon, geôlier sévère, François Ier ne trouva point dans Charles-Quint la générosité à laquelle il s’attendait. Les conditions imposées par l’empereur étaient telles, que le roi, croyant son honneur intéressé à les repousser, se crut destiné à une éternelle captivité, et tomba malade de langueur.

Charles-Quint craignit de perdre la rançon de son captif ; il se décida à visiter dans sa prison François Ier, qu’il n’avait pas encore voulu voir. « Venez-vous, lui demanda le roi, assister à la mort de votre prisonnier. — Je viens, répondit l’empereur, aider mon frère et mon ami à recouvrer la liberté. » Mais ce ton de générosité ne se soutint pas dans la suite de cette entrevue. L’ambition et l’intérêt politique étouffaient alors en Charles-Quint tout autre sentiment. Cependant les conseils généreux ne lui manquaient pas. Un de ses plus illustres sujets, le célèbre Érasme, lui écrivait :

« Si j’étais l’empereur, je dirais au roi de France : « Mon frère ! quelque mauvais génie nous a fait entrer en guerre, la fortune vous a fait mon prisonnier : ce qui vous est arrivé pouvait m’arriver ; vos malheurs me font sentir les malheurs attachés à la condition humaine ; nous n’avons que trop fait la guerre ; disputons-nous d’une autre manière : je vous rends la liberté, rendez-moi votre amitié ; oublions le passé. Je ne vous demande point de rançon, vivons en bons voisins, et n’ayons d’autre ambition que celle de nous distinguer par la bonne foi et par les bienfaits. Celui de nous deux qui remportera la victoire jouira du plus beau de tous les triomphes. Ma clémence me fera plus d’honneur que si j’avais conquis la France ; et votre reconnaissance vous sera plus glorieuse que si vous m’aviez chassé de l’Italie. » Oh ! qu’une si belle action illustrerait l’empereur ! poursuivait Érasme. Oh ! quelle nation ne se soumettrait volontiers à un tel prince ! »

L'empereur romain germanique et roi d'Espagne Charles-Quint
L’empereur romain germanique et roi d’Espagne Charles-Quint

Le roi, perdant toute espérance, résolut de frustrer l’avidité de Charles-Quint : il remit à sa sœur venue le voir, la duchesse d’Alençon un acte d’abdication en faveur du dauphin, exhortant sa famille et son peuple à le regarder désormais comme mort. Il ne devait rester ainsi dans les fers de l’empereur qu’un prisonnier ordinaire, dont la rançon ne pouvait plus être qu’un objet presque indifférent. Le roi se condamnant lui-même à une prison perpétuelle, ordonna à Brion et à Montmorency de se rendre auprès de son successeur pour l’aider de leurs conseils.

Les ambassadeurs continuaient les négociations ; et le 14 janvier 1526, François Ier, après avoir fait par-devant notaires, mais secrètement, des protestations contre la violence qu’il éprouvait, se détermina à signer le fatal traité de Madrid. Par ce traité, le roi cédait à l’empereur tous ses droits sur l’Italie ; il rendait le duché de Bourgogne avec toutes ses dépendances ; il renonçait à la souveraineté de la Flandre et de l’Artois ; il ôtait sa protection au roi de Navarre, au duc de Gueldres, au duc de Virtemberg, à Robert de la Marck.

Le sacrifice de ses amis et de ses biens ne pouvait être plus entier. Non seulement il abandonnait ses alliés d’Italie, mais encore il devait fournir à l’empereur des secours d’hommes, d’argent, et de vaisseaux pour les expéditions qu’il méditait dans ce pays. Le duc de Bourbon et ses complices devaient être rétablis dans tous leurs biens ; on permettait au duc de discuter juridiquement les prétentions qu’il avait sur la Provence ; le prince d’Orange, qui avait été dépouillé de ses biens pour s’être attaché au parti d’Autriche, devait aussi être rétabli dans tous ses droits. François s’obligeait à payer au roi d’Angleterre cinq cent mille écus que lui devait l’empereur, et à celui-ci deux millions de rançon. Le roi épousait la reine douairière de Portugal (Éléonore d’Autriche), et promettait de faire épouser un jour au dauphin l’infante de Portugal, fille de la reine qu’il épousait.

François Ier
François Ier

Pour assurer l’exécution d’un traité si onéreux, il fallait des sûretés et des otages. Le roi donna sa parole de venir se remettre en prison, si les conditions du traité n’étaient pas remplies ; il s’obligea de le ratifier dans la première ville de ses États où il entrerait en sortant d’Espagne, de le faire ratifier par les états généraux, et enregistrer dans tous les parlements de son royaume ; enfin, de le faire ratifier par le dauphin aussitôt qu’il aurait atteint l’âge de quatorze ans. Le roi donna d’ailleurs des otages, et les otages les plus précieux : c’étaient ses deux fils aînés. On lui laissait seulement la liberté de livrer, à la place de son second fils, douze des plus grands seigneurs du royaume qui seraient nommés par l’empereur, liberté dont la régente ne crut pas devoir faire usage, parce que Charles-Quint aurait ainsi privé la France des meilleurs chefs qui lui restaient.

Le traité de Madrid, considéré en France comme un acte d’opprobre et de ruine, était considéré par le chancelier de l’empereur comme contraire aux vrais intérêts de son maître. Gattinara aurait voulu que l’empereur eût étouffé la ligue d’Italie par un traité, et que, gardant François Ier en prison, il eût tourné ses armes contre la Bourgogne, qu’il eût acquise plus sûrement par la voie de la conquête que par celle d’un traité dont il était aisé de prévoir la rupture. Il était si persuadé que le traité de Madrid ne serait point exécuté, qu’il refusa de le sceller. L’empereur le signa ; mais ces raisons avaient fait impression sur son esprit : il laissa le roi en prison à Madrid plus d’un mois après la signature, ne le libérant que le 17 mars 1526.




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