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15 mars 1667 : création de la charge de lieutenant de police de Paris - Histoire de France et Patrimoine


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15 mars 1667 : création de la charge
de lieutenant de police de Paris
(D’après « Les mystères de la police. Première partie : la police en France
depuis Louis XIV jusqu’à la Révolution de 1789 », édition de 1867)
Publié / Mis à jour le mardi 15 mars 2016, par LA RÉDACTION



 

Il s’en fallait beaucoup que la ville de Paris fût alors ce qu’elle est aujourd’hui ; il n’y avait ni clarté, ni sûreté, ni propreté. Il fallait pourvoir à ce nettoiement continuel des rues, à leur illumination, paver la ville toute entière, y construire de nouveaux ports, rétablir les anciens, faire veiller une garde continuelle à pied et à cheval, pour la sûreté des citoyens.

La police se faisait très mal à Paris. L’édit du 15 mars 1667 supprima l’office de lieutenant civil du prévôt de Paris, qui réunissait la justice et la police, et à sa place, créa deux offices distincts : l’un, de lieutenant civil du prévôt de Paris, et l’autre de lieutenant du prévôt de Paris pour la police.

Par cet édit, Louis XIV réglait les attributions du lieutenant de police de la façon suivante : « Il connaît de la sûreté de la ville, prévôté et vicomte de Paris, du port d’armes prohibées par les ordonnances, du nettoiement des rues et places publiques, circonstances et dépendances ; c’est lui qui donne les ordres nécessaires en cas d’incendie et inondation. Il connaît pareillement de toutes les provisions nécessaires pour la subsistance de la ville, amas et magasins qui en peuvent être faits, de leurs taux et prix, de l’envoi des commissaires et autres personnes nécessaires sur les rivières pour le fait des amas de foin, batelage, conduite et arrivée à Paris.

Gabriel-Nicolas de La Reynie
Gabriel-Nicolas de La Reynie, qui occupa le premier les fonctions
de lieutenant général de police de Paris

« Il règle les étaux des boucheries et leur adjudication ; il a la visite des halles, foires et marchés ; des hôtelleries, auberges, maisons garnies, brelans, tabacs et lieux mal famés ; il connaît aussi des assemblées illicites, tumultes, séditions et désordres qui arrivent à cette occasion ; des manufactures et dépendances ; des élections des maîtres et des gardes des six corps de marchands ; des brevets d’apprentissages, réception des maîtres ; de la réception des rapports, des visites faites par les gardes des marchands et artisans ; de l’exécution des statuts et règlements ; des renvois des jugements ou avis du procureur du roi du Châtelet sur les faits des arts et métiers ; il a le droit d’étalonner tous les poids et balances de toutes les communautés de la ville et faubourgs de Paris, à l’exclusion de tous autres juges ; il connaît des contraventions commises aux ordonnances, statuts et règlements qui concernent l’imprimerie, soit par les imprimeurs, en l’impression des livres et libelles défendus, soit par les colporteurs qui les distribuent ; les chirurgiens sont tenus de lui déclarer les noms et qualités des blessés ; il peut connaître aussi de tous les délinquants trouvés en flagrant délit en fait de police, faire leur procès sommairement et les juger seul, à moins qu’il n’y ait lieu à peine afflictive, auquel cas il en fait son rapport au présidial ; enfin, c’est à lui qu’appartient l’exécution de toutes les ordonnances, arrêts et règlements concernant la police. »

La fonction de lieutenant du prévôt de Paris pour la police fut confiée à Gabriel-Nicolas de La Reynie. À sa réception, le premier président lui recommanda, dit-on, trois choses dans l’exercice de sa charge : netteté, clarté et sûreté. La Reynie apporta un zèle louable dans l’exercice de ses attributions pour la réforme et l’amélioration de la police parisienne. C’est à ses soins que Paris fut redevable de l’établissement du guet ; de la défense aux gens de livrée de porter des épées et des cannes ; de l’établissement des lanternes, de l’enlèvement des immondices qui encombraient les rues, et d’une grande partie des règlements de police qui s’observaient encore à l’époque de la Révolution, et qui ont, pour ainsi dire, servi de base à ceux de l’administration actuelle ; d’une organisation régulière de l’espionnage, de la purification de la Cour des Miracles, de la diminution du nombre des malfaiteurs qui faisaient de Paris le bois le plus funeste.

« Avant ce magistrat, dit Dulaure, les rues de Paris, pendant la nuit, restaient privées de lumière. Dans certaines circonstances, où le danger était imminent, où les vols étaient fréquents, on ordonnait, comme on le fit dans les années 1424, 1526 et 1553, à chaque propriétaire de maison de placer, après neuf heures du soir, pour être préservé des attaques des mauvais garçons, sur la fenêtre du premier étage, une lanterne garnie d’une chandelle allumée ; de plus, chaque compagnie ou personne qui, pendant la nuit, parcourait les rues de Paris, était en usage de porter sa lanterne. »

Avant La Reynie, les bourgeois ne sortaient en effet de nuit qu’avec une lanterne à la main, ou précédés de l’apprenti ou de la servante qui portaient la lanterne ; les magistrats et les seigneurs faisant marcher devant eux des valets de pieds ou hommes à cheval qui tenaient au poing des flambeaux de résine mêlée de cire.

Premiers réverbères à chandelles
Premiers réverbères à chandelles (1667)

Par les ordonnances de La Reynie, une lanterne fut placée à chaque extrémité de rue, et une autre au milieu. Tel était l’ordre observé, excepté dans les rues d’une grande longueur. Ces lanternes n’étaient garnies que de chandelles. On trouve une médaille de ce temps-là frappée à l’occasion de cet utile établissement, et qui porte pour légende : Urbis securitas et nitor. Le système d’éclairage de la capitale changea en 1745 : par lettres patentes du 28 décembre de cette année, l’abbé Matherot et le sieur Bourgeois de Châteaublanc, obtinrent le privilège des lanternes à réverbères. Le lieutenant de police de Paris était alors de Sartine.

Cependant, La Reynie fut loin de mettre fin aux désordres dont Paris était le théâtre. Les vols se multipliaient. Dangeau écrit, à la date du 11 août 1696 : « On commence à voler beaucoup dans Paris ; on a été obligé de doubler le guet à pied et à cheval. » Lorsque La Reynie fut nommé lieutenant de police, il circulait des bruits d’empoisonnements nombreux. Des crimes de cette nature avaient en effet été constatés et le gouvernement établit une Chambre de justice ou Chambre ardente de l’Arsenal, ainsi appelée, parce qu’elle se réunissait dans ce lieu et qu’elle condamnait les coupables au supplice du feu ; elle avait mission spéciale de rechercher et de juger les empoisonneurs et leurs complices. Voltaire, dans le Siècle de Louis XIV, a parlé de cette chambre et des criminels qu’elle condamna. Tout le monde connaît les horribles drames dont furent les héroïnes la Voisin et la Brinvilliers. La Reynie fut choisi par le roi pour être président, procureur-général et rapporteur de ce terrible tribunal.

Après avoir exercé sa charge de lieutenant du prévôt de Paris pour la police jusqu’en 1697, c’est-à-dire pendant trente années, Gabriel-Nicolas de La Reynie la quitta pour se renfermer dans les affaires du Conseil d’État, dont il était devenu membre. Il mourut à Paris, dans sa maison de la rue du Bouloi, le 14 juin 1709, âgé de 84 ans.




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