Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Dons

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)



13 février 1715 : démolition de la première pompe de la Samaritaine - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, Calendrier > Février > 13 février > 13 février 1715 : démolition de la (...)

Éphéméride, Calendrier

Les événements du 13 février. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique


13 février 1715 : démolition de la
première pompe de la Samaritaine
(D’après « Histoire physique, civile et morale de Paris depuis les premiers temps historiques » (Tome 1), paru en 1853)
Publié / Mis à jour le samedi 11 février 2017, par LA RÉDACTION



 
 
 
Sa destination était de fournir de l’eau au Louvre, aux Tuileries et à différents quartiers de la capitale

Les eaux fournies par les aqueducs du Pré-Saint-Gervais et de Belleville ne pouvaient suffire aux fontaines de Paris, sans cesse épuisées par de nouvelles concessions, ni aux besoins toujours croissants du palais du Louvre et des Tuileries ; besoins que le réservoir de la fontaine du Trahoir ne pouvait entièrement satisfaire. On pensa à procurer de l’eau à ces deux palais par un moyen nouveau.

Un Flamand, nommé Jean Lintlaër, proposa d’élever, par le jeu d’une pompe, les eaux de la Seine dans un réservoir construit à une hauteur suffisante, pour être, de là, conduites dans les bâtiments du Louvre et des Tuileries. Cette proposition fut admise par Henri IV. Le mécanicien flamand s’occupa à établir près et au-dessous de la seconde arche du Pont-Neuf, du côté du nord, les pilotis de sa pompe.

Le Pont-Neuf et la pompe de la Samaritaine, vus du quai de la Mégisserie, par Jean-Baptiste Raguenet (1777)
Le Pont-Neuf et la pompe de la Samaritaine,
vus du quai de la Mégisserie, par Jean-Baptiste Raguenet (1777)

En 1603, le prévôt des marchands y mit opposition, motivée sur la gêne que l’établissement de cette machine apporterait à la navigation. C’est à ce sujet que Henri IV, le 23 août 1603, écrivit à Sully la lettre suivante : « Sur ce que j’ai entendu que le prévôt des marchands et eschevins de ma bonne ville de Paris font quelque résistance à Lintlaër, Flamand, de poser le moulin servant à son artifice en la deuxième arche du côté du Louvre, sur ce qu’ils prétendent que cela empêcherait la navigation, je vous prie les envoyer quérir et leur parler de ma part, leur remontrant en cela ce qui est de mes droits ; car, à ce que j’entends, ils les veulent usurper, attendu que ledit pont est fait de mes deniers et non des leurs, etc. » (Œconomies royales de Sully, tome III, édition de 1663).

On pouvait avantageusement opposer à cette raison des raisons meilleures ; mais le prévôt des marchands ne pouvait les faire valoir, il fut obligé de céder au vœu du roi. Les travaux de cette pompe furent continués, et achevés en 1608.

La pompe devint un objet de curiosité pour les Parisiens. Elle était la première qui fût établie dans cette ville. Le bâtiment, supporté par des pilotis, et dont l’étage inférieur se trouvait au niveau du trottoir du Pont-Neuf, était fort simple, dans sa construction primitive. Cependant la façade du côté du Pont-Neuf offrait une décoration qui lui donna un nouvel intérêt : on y voyait un groupe de figures en bronze doré, représentant Jésus-Christ et la Samaritaine auprès du puits de Jacob. Entre ces deux figures, tombait d’une vaste coquille une nappe d’eau, reçue dans un bassin pareillement doré ; au-dessous était cette inscription :

FONS HORTORUM
PUTEUS AQUARUM VIVENTIUM.

Ces paroles de l’Écriture recevaient une application heureuse, parce que les eaux élevées par cette mécanique alimentaient les jets du jardin des Tuileries. On y voyait aussi un cadran et une horloge. Ces divers objets flattaient les yeux des passants : leurs oreilles étaient encore réjouies par le son d’un carillon, qui, dans l’origine, jouait différents airs à chaque heure du jour.

Ce carillon et un jaquemart, qui accompagnait l’horloge et sonnait les heures, n’existaient déjà plus sous Louis XIV, comme on le voit par une pièce de vers intitulée : Complainte de la Samaritaine sur la perte de son jaquemart et sur le débris de la musique de ses cloches, par le rimeur d’Assoucy. Il est parlé, dans plusieurs autres écrits du XVIIe siècle, de la Samaritaine, de son jaquemart, qui depuis longtemps avait disparu, et de son carillon, qui dans les derniers temps ne se faisaient entendre qu’aux grandes solennités.

Cette machine hydraulique était sujette à se déranger et exigeait de fréquentes réparations. Dans les années 1712, 1714 et 1715, elle fut presque entièrement renouvelée : on commença en effet la démolition du bâtiment et de la pompe le 13 février 1715, et la reconstruction à neuf fut achevée au mois d’août suivant. Les Français, qui plaisantent sur tout, firent alors des couplets sur cette fontaine reconstruite avec plus de magnificence que de goût.

En 1772, cette pompe-fontaine fut de nouveau reconstruite, et le groupe de figures redoré. Ce bâtiment avait le titre de gouvernement. Le roi nommait et appointait richement l’inutile gouverneur de la Samaritaine. La Révolution en fit justice. Les nouveaux moyens employés pour alimenter les fontaines et bassins des palais et jardin des Tuileries rendaient cette machine moins nécessaire : elle menaçait ruine ; ses produits ne valaient pas les frais de son entretien ni de sa restauration : en 1813, elle fut entièrement démolie.




Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable

2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI
 
 
 

 

 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

 

 

 Des anciennes boutiques aux grands magasins : naissance d'un commerce nouveau
 
 Hydromel et hypocras : les heures de gloire de boissons ancestrales
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 Choix d'un prénom jadis et avènement des registres le consignant
 
 Vertes-Velles (Les) : étranges créatures recueillant l'âme noire du sorcier de Noirmoutier
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Qui aime bien châtie bien
 
 Il n'y a pas de fumée sans feu
 
MANIFESTATIONS
 Exposition gourmande sur le chocolat d'Annecy
 
 
 
 

 

 


Les plus récents
 
 13 février 1575 : sacre de Henri III en la cathédrale de Reims
 
 13 février 1806 : mort de l’avocat et historien Gabriel-Henri Gaillard
 
 13 février 1895 : Louis et Auguste Lumière déposent le brevet du Cinématographe
 
 13 février 1917 : arrestation de l'espionne Mata-Hari
 
 
Et puis aussi...
 
 13 février 1787 : mort du comte de Vergennes, Charles Gravier
 
 13 février 1800 : Bonaparte crée la Banque de France
 
 13 février 1633 : arrestation de Galilée
 
 13 février 1744 : naissance de la cantatrice Sophie Arnould
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 12 ARTICLES

 


Février
 
 

 

 
 
Pinterest FrPittoresque
 

 

Vous pouvez opter pour un montant libre
Votre don nous est précieux : EN SAVOIR +

 

 

     

 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2017 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Librairie : contes et légendes Librairie : coutumes et traditions Librairie : vie d'antan
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Tumblr

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines

Contacts, Publicité, Services