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Repères de l'Histoire de France. Dates historiques, événements, personnages. Période deuxième moitié du XVIe siècle - Histoire de France et Patrimoine


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Repères historiques

Points de repère de l’Histoire de France. Précis chronologique abrégé. Les événements marquants et importants de notre Histoire, classés par date


Deuxième moitié du XVIe siècle
Publié / Mis à jour le jeudi 8 avril 2010, par LA RÉDACTION


 

Points de repère de l’Histoire de France : deuxième moitié du XVIe siècle. Précis chronologique abrégé consignant les événements marquants et faits historiques notoires de la deuxième moitié du XVIe siècle. Toutes les dates principales nécessaires à une bonne compréhension de l’Histoire.

1551
Henri II a fait sienne la politique de son père à l’égard de la maison d’Autriche. Il est du plus haut intérêt pour la France d’empêcher cette monarchie de consolider sa puissance en Europe. Dans cette vue, Henri II entre dans une ligue formée contre Charles-Quint par les protestants d’Allemagne (il est à remarquer d’ailleurs que cela ne l’empêche pas de se montrer fort intolérant envers les protestants français).

1552
Hostilités contre Charles-Quint. Une armée française, pénétrant à l’improviste sur les terres sou-mises à l’Empereur, s’empare successivement de Metz, Toul et Verdun : les Trois Évêchés. Comme conséquence de ce succès, elle occupe la Lorraine et le Luxembourg. Henri II avait profité, pour mener cette attaque, des difficultés que suscitaient les protestants d’Allemagne à Charles-Quint. Ce dernier, en apprenant la perte des Trois Évêchés, se hâte de composer avec ses sujets, et jette en France une armée de 60 000 hommes, pourvue de 100 canons ; les Impériaux viennent mettre le siège devant Metz, qui est défendu par François de Guise.

1553
En janvier, malgré des attaques répétées contre la ville, dont la garnison et les habitants se défendent héroïquement, les Impériaux se voient contraints par leur insuccès, par le mauvais temps et le manque de ravitaillement, de lever le siège, laissant dans les camps qu’ils abandonnent un nombre considérable de malades et de blessés. Ces derniers sont recueillis par les Français, traités humainement, guéris et renvoyés à leur armée. Pour reconnaître ce bon procédé, Charles-Quint fait mettre à sac et ruiner la ville de Térouanne.

Naissance de Henri IV à Pau.

1554
François de Guise bat les troupes de Charles-Quint à Renty (localité du Pas-de-Calais actuel).

1555
Trêve de Vauxcelles entre Henri II et Charles-Quint.

1556
Charles-Quint, aigri par les revers qu’il ne cesse d’essuyer depuis quelque temps, fatigué du pouvoir, abdique en faveur de son fils, Philippe II et de son frère Ferdinand d’Allemagne. Philippe II régnera sur l’Espagne, les Pays-Bas, le Nouveau-Monde ; Ferdinand a en partage l’Allemagne et les possessions de la Maison d’Autriche. Cette abdication et ce partage réalisés, Charles-Quint, âgé seulement de cinquante-six ans, se retire dans le monastère de Juste (ou saint Juste, Estrémadure), où il prend le froc (il y mourra en 1558). — Philippe II a épousé Marie Tudor, reine d’Angleterre. Il n’est pas moins menaçant pour le repos de l’Europe et de la France que son père. Aussi la lutte engagée par la France contre Charles-Quint se poursuit-elle contre lui.

Henri II entre dans une ligue formée avec le pape Paul IV et le duc de Ferrare, gendre de Louis XII et beau-père du duc de Guise, contre Phi-lippe II. Il s’agit de libérer l’Italie du joug des Impériaux. Malheureusement les conjurés d’Italie ne sont pas en état de tenir tête au représentant de Philippe II, le duc d’Albe.

1557
François de Guise, invoquant des droits sur le royaume de Naples, pénètre en Italie à la tète d’une année française ; mais il ne reçoit pas (et pour cause) de secours appréciable des associés de Henri II, pour lesquels il ne peut rien d’utile. Sa campagne contre Naples avorte. Il est rappelé en France.

Les Anglais s’allient aux Espagnols et envahissent la Picardie et l’Artois sous la conduite du duc de Savoie ; ils battent les Français devant Saint-Quentin où le chef français (connétable de Montmorency) est fait prisonnier, et s’emparent de la ville, défendue par Coligny, après un siège de quelques jours. François de Guise prend le commandement des troupes françaises et les réorganise rapidement.

1558
François de Cuise a porté ses troupes devant Calais pendant que les Espagnols s’attardaient au siège de Saint-Quentin. En huit jours, il reprend aux Anglais cette ville, qui était leur dernière possession sur le sol français et la seule base qu’ils eussent pour des opérations contre notre pays. La perte de Calais rend l’alliance anglo-espagnole inopérante. Marie Tudor meurt du chagrin que lui cause cet événement.

1559
Traité de Cateau-Cambrésis entre Henri II et Philippe II ; ce traité met fin aux Guerres d’Italie. Il laisse à la France les conquêtes de Henri II, et par conséquent les Trois Evêchés et Calais ; mais il lui enlève la Savoie et les principales places fortes du Piémont. Comme conséquence de cette paix, le duc de Savoie (celui qui commandait à Saint-Quentin), rentre en possession de ses États ; il épouse Marguerite, soeur de Henri II ; et Philippe II, veuf de Marie Tudor, épouse Élisabeth de Valois, fille de Henri II et de Catherine de Médicis, née en 1545.

Mort de Henri II. A l’occasion des fêtes aux-quelles donne lieu à Paris ce double mariage, il est donné un grand tournoi dans lequel Henri II lutte avec ses chevaliers ; l’un d’eux, Montgomery, capitaine de sa garde écossaise, le blesse involontairement de sa lance au visage et le roi meurt de cette blessure quelques jours plus tard.

Sous le règne de Henri II, la Renaissance a continué à s’affirmer ; la France occupe avec l’Italie le premier rang entre les nations de l’Europe au point de vue des arts, des lettres et des sciences. Les succès des Français sur les Espagnols ont accru leur prestige ; d’ail-leurs, l’armée aguerrie, reconstituée, réorganisée est maintenant la première de l’Europe. Par contre, l’administration financière de Henri II a été médiocre et s’il laisse la France brillante, il ne la laisse pas riche.

Avènement de François II (fils de Henri II et de Catherine de Médicis), né en 1544. Les oncles de sa femme Marie Stuart (duc et cardinal de Guise) s’imposent comme régents en attendant sa majorité. Prince sans valeur, sans énergie, il est complètement dominé par les Guise. En ce court règne s’annoncent les Guerres de religion qui désoleront la France jusqu’en 1598. Les principaux personnages dont le nom reste attaché à l’histoire de ce temps appartiennent à la famille de Cuise, à celle de Bourbon et à celle de Châtillon. Guise : François, duc de Guise, Charles de Guise, cardinal de Lorraine, Marie Stuart, reine de France et d’Écosse. François a trois fils, qui seront célèbres sous les noms de Henri le Balafré, le cardinal de Guise et le duc de Mayenne. Bourbon : Antoine, roi de Navarre (père de Henri IV) qui a été un moment calviniste, mais mourra catholique, sa femme Jeanne d’Albret (qui a embrassé la Réforme), Louis, prince de Condé qui se fera calviniste par haine des Guise, Charles, cardinal de Bourbon. Châtillon : les neveux du connétable de Montmorency, savoir : le cardinal de Châtillon, l’amiral de Coligny, et Dandelot, colonel général de l’infanterie royale. Cette dernière famille sera le plus ferme soutien de la Réforme. L’histoire des guerres de religion se confond avec celle de la rivalité des Bourbons et des Guise.

1560
Conjuration d’Amboise. Elle est nouée par les protestants dans le but d’enlever Charles IX afin de le soustraire à l’influence (catholique) des Guise. L’âme de cette conjuration est le prince de Condé, mais il a pris un « homme de paille », un gentilhomme périgourdin nommé La Renaudie. Les Guise, prévenus à temps, font avorter le complot, dont les chefs sont arrêtés.

Mort de François II. Sa veuve retourne en Ecosse (où elle trouvera plus tard une mort tragique). Le règne qui vient de s’écouler ne laisse dans l’Histoire d’autre souvenir que celui des orages d’où sont sorties les Guerres de religion.

Avènement de Charles IX (frère de François II) né en 1550. Il est trop jeune pour occuper le trône ; sa mère Catherine de Médicis prend la régence. Le premier acte de la régente est de bonne politique : croyant travailler à l’apaisement du pays, elle remet en liberté le prince de Condé, et fait la paix avec le roi de Navarre (Antoine de Bourbon) qu’elle nomme lieutenant général du royaume. En réalité, elle cherche à contrebalancer l’influence menaçante des Guise en leur opposant les Bourbons. D’ailleurs les Guise, en France, sont peu populaires : on les regarde comme des étrangers et on les appelle les princes lorrains. Les Bourbons, au contraire, sont du sang royal de France.

1561
Colloque de Poissy. On a donné ce nom à un débat qui eut lieu entre dirigeants catholiques et protestants à l’instigation du chancelier Michel de l’Hospital, lequel espérait qu’il aboutirait à une en-tente entre ces deux grands partis, et par-là à la pacification des esprits dans le royaume. Le cardinal de Lorraine y était l’un des principaux représentants des catholiques ; le théologien Théodore de Bèze, celui des protestants. Cette conférence eut un résultat contraire à celui qu’en attendait son instigateur ; elle ne fit qu’envenimer les haines religieuses.

1562
Édit de Janvier, qui permet aux protestants l’exercice public de leur religion, hors de l’enceinte des villes.

Massacre de Vassy. Le duc de Guise passant par cette ville un dimanche, avec ses gens, entend des pro-testants, réunis dans une grange, célébrer en chantant leur office ; une rixe s’engage entre les gens du duc et les protestants dont 650 de ceux-ci sont massacrés et 200 blessés. Le duc lui-même reçoit une blessure. Cette affaire est le premier acte des Guerres de religion. De part et d’autre, on s’arme et on s’organise. Les protestants mettent à leur tête le prince de Condé : d’ailleurs il y a dans chaque parti autant de chefs que de groupes. La guerre civile s’étend bientôt à tout le territoire, et les belligérants s’y signalent par une égale cruauté.

Commencement des Guerres de religion, qui dureront jusqu’au règne de Henri IV ; elles sont divisées dans l’Histoire en huit guerres distinctes, que nous allons rappeler successivement au cours de cet abrégé.

1562-1563
Première guerre. Les huguenots (ou protestants) se sont assuré l’appui de l’Angleterre, en lui cédant Le Havre, et de leurs coreligionnaires d’Allemagne. Néanmoins, ils perdent Rouen, où Antoine de Navarre est blessé mortellement, et sont battus aux environs de Dreux.

En 1563, Orléans qui s’est donnée aux protestants est assiégée par l’armée royale (catholique). Pendant le siège, le duc François de Guise (chef des catholiques) est assassiné par Poltrot de Méré (protestant). Catherine de Médicis (régente) conclut avec les protestants la paix d’Amboise (mars 1563) en vertu de laquelle Orléans est rendue au roi. Peu après, l’armée royale reprend Le Havre aux Anglais.

1564
Édit fixant le commencement de l’année au 1er janvier (jusque-là, l’année commençait la veille de Pâques).

Commencement de la construction du palais des Tuileries.

Mort, à Genève, de Calvin, qui a été le principal promoteur du protestantisme en France (né à Noyon en 1509). Les protestants sont aussi appelés calvinistes, du nom de cet apôtre.

1567-1568
Deuxième guerre. Les protestants, alarmés de projets que la cour laisse deviner contre eux, tentent d’enlever à Meaux, le jeune roi Charles IX (qui a été déclaré majeur en 1563) dans le but de s’en faire un otage. De nouveau, les hostilités éclatent. Les catholiques sont commandés par le connétable de Montmorency ; il livre bataille aux protestants à Saint-Denis (1587) et est victorieux, mais il y périt assassiné. La paix est signée une fois de plus par Catherine de Médicis, à Longjumeau (1568).

1568-1570
Troisième guerre. Elle est déchaînée par la disgrâce du chancelier Michel de l’Hospital qui s’opposait à l’application, par la cour, d’un régime de rigueur aux protestants. Cette guerre, bien plus achar-née que les deux précédentes, a pour principaux épisodes : la défaite des protestants à Jarnac (1569) et en même temps l’assassinat de leur chef, le prince de Condé, par un officier catholique, Montesquiou ; l’adoption des protestants, pour leur chef, à La Rochelle, de Henri de Béarn (le futur Henri IV, fils d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et de Jeanne d’Albret) ; un succès des protestants commandés par Coligny, à la Roche-Abeille ; enfin une nouvelle défaite des protestants à Moncontour. Elle se termine par la paix de Saint-Germain (1570), par laquelle la couronne reconnaît aux protestants, comme places de sûreté, les quatre villes de La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité ; les protestants sont admis aux fonctions publiques et Catherine de Médicis donne en mariage sa fille Marguerite de Valois à Henri de Béarn.

1573
Massacre de la Saint-Barthélemy (le 24 août). En faisant aux protestants de larges concessions, Catherine de Médicis n’a eu pour but que de les amadouer. Le mariage de sa fille avec Henri de Navarre (Henri de Béarn, devenu roi de Navarre en juin par suite de la mort de Jeanne d’Albret) a attiré à Paris la fleur de la noblesse protestante. La régente et Henri de Guise obtiennent l’assentiment de Charles IX au projet qu’ils ont formé de profiter de cette circonstance pour faire tuer l’amiral de Coligny et les principaux chefs protestants. (Le massacre a sans doute outre-passé les projets de Catherine de Médicis.) Henri de Navarre (futur Henri IV) et le jeune prince de Condé ne sauvent leur vie qu’en abjurant le protestantisme. Henri est retenu presque captif par la Cour.

1573
Quatrième guerre. L’odieux massacre du 24 août est le signal d’une nouvelle guerre, qui se marque par le siège (infructueusement fait par les catholiques) de Sancerre et de La Rochelle. La paix est signée dans cette dernière ville.

Le duc d’Anjou (frère de Charles IX) est appelé par la Diète de Pologne à régner sur ce pays (c’est lui qui a récemment gagné sur les protestants les batailles de Jarnac et de Moncontour).

1574
Formation du parti des Politiques. Ce parti comprend des catholiques et des protestants. Il prend pour programme la réforme de l’État, la pacification religieuse, la liberté de conscience. A sa tête est le duc d’Alençon (quatrième fils de Catherine de Médicis).

Mort de Charles IX. Le règne de ce souverain est un des plus tristes que la France ait subis : les guerres civiles l’ont presque entièrement occupé. On y relève cependant quelques actes intéressants pour l’avenir du royaume : création du corps des gardes françaises (1563), réforme de l’administration de la justice (1584-1566) ; l’assemblée des notables à Mou-lins déclare le domaine royal inaliénable (1586). C’est sous ce règne que les architectes Philibert de Lorme et Jean Bullan commencent les Tuileries.

Avènement de Henri III (troisième fils de Henri II, né en 1519). Il était déjà élu roi de Pologne depuis l’année précédente. En apprenant que la mort de son frère le fait héritier de la couronne de France, il quitte clandestinement la Pologne et vient prendre possession du trône : durant le court interrègne, sa mère Catherine de Médicis gouverne. Henri III n’apporte aucune des qualités d’un souverain ; par contre, il est débauché et cruel.

1575
Henri III épouse Louise de Vaudemont, de la maison de Lorraine. Cinquième guerre. Elle dure peu et on ne trouve à y signaler que le combat de Dormans où le duc Henri de Guise (catholique) est vainqueur, mais où il reçoit une blessure dont il gardera toujours la marque, et qui le fait surnommer Henri le Balafré. Elle se ter-mine par la paix de Beaulieu, dite aussi paix de Loches ou de Monsieur.

1576
Le futur Henri IV s’évade et abjure le catholicisme qui lui a été imposé à la Saint-Barthélemy.

Formation de la Ligue.

La Cour avait dû faire aux protestants, par la paix de Beaulieu, des concessions dont s’indignèrent les catholiques qui se décident à s’unir, en une ligue pour la défense de la religion. La Ligue, née en Picardie, à Péronne, recrute bientôt dans tout le royaume des adhérents. Les Guise, en particulier Henri le Balafré, en sont les dirigeants. Plus tard, il se formera à Paris, dans le sein de la Ligue, un comité, dit des Seize. Ces seize seront les plus ardents ligueurs. En 1576, les États de Blois provoquent une nouvelle rupture entre catholiques et protestants, et déclarent le roi chef de la Ligue.

1577
Sixième guerre. Elle résulte de l’inobservation de la paix de Beaulieu. Succès des catholiques à La Charité et à Issoire. La guerre se termine par la paix de Bergerac (dite aussi de Poitiers).

1578
Création par Henri III de l’ordre du Saint-Esprit ; Henri III interdit les combats en champ clos ; on commence à Paris la construction du Pont-Neuf.

1579
Ordonnance de Blois, par laquelle la possession d’un fief ne suffit plus pour créer l’état de noble.

1580
Septième guerre. Elle est marquée par les succès de Henri de Navarre, le Béarnais, l’un des chefs des protestants : il s’empare de Cahors ; mais les catholiques s’emparent de La Fère. La paix est signée cette même année au Fleix. En cette année sont imprimés les célèbres Essais de Montaigne.

1584
Mort du duc d’Anjou, quatrième fils de Henri II, frère puîné de Henri III. (Il était devenu duc d’Anjou à l’avènement de Henri III ; il avait porté jusqu’alors le titre de duc d’Alençon.) Henri III n’ayant pas d’héritiers, le droit à la couronne passe à Henri de Navarre.

1585-1588
Huitième et dernière guerre de religion dite aussi Guerre des Trois Henri (Henri III, Henri de Navarre, Henri de Guise). Cette dernière guerre, comme on le voit, a été la plus longue des guerres de religion. Commencée sous Henri III, elle se poursuit jusqu’à l’abjuration de Henri IV. En 1585, Henri III a révoqué tous privilèges accordés jusqu’alors aux protestants. Toutefois, il regarde Henri de Navarre comme l’héritier de la couronne et ne se cache pas d’éprouver de la sympathie pour lui. La noblesse catholique est indignée à la pensée que le trône pourrait être occupé par un prince hérétique : elle oppose au Béarnais Henri de Guise et conclut avec le roi d’Espagne, Philippe II, le traité de Joinville par lequel ce souverain s’engage à soutenir Henri de Guise et la Ligue. Cette époque se marque par une recrudescence du fanatisme catholique contre les protestants. Une nouvelle guerre éclate, au cours de laquelle Henri III, dominé par la Ligue, combattra à son corps défendant son futur successeur.

1587
L’armée royale (catholique) commandée par le duc de Joyeuse est battue à Coutras par Henri de Navarre. Mais Henri de Guise bat à Montargis et à Anneau des troupes suisses et allemandes qui cherchent à faire leur jonction avec celles du roi de Navarre à l’aide duquel elles sont destinées.

1588
Édit de Janvier, qui permet aux protestants l’exercice public de leur religion, hors de l’enceinte des villes.

Massacre de Vassy. Le duc de Guise passant par cette ville un dimanche, avec ses gens, entend des protestants, réunis dans une grange, célébrer en chantant leur office ; une rixe s’engage entre les gens du duc et les protestants dont 650 de ceux-ci sont massacrés et 200 blessés. Le duc lui-même reçoit une blessure. Cette affaire est le premier acte des Guerres de religion. De part et d’autre, on s’arme et on s’organise. Les protestants mettent à leur tête le prince de Condé : d’ailleurs il y a dans chaque parti autant de chefs que de groupes. La guerre civile s’étend bientôt à tout le territoire, et les belligérants s’y signalent par une égale cruauté.

Commencement des Guerres de religion, qui dureront jusqu’au règne de Henri IV ; elles sont divisées dans l’Histoire en huit guerres distinctes, que nous allons rappeler successivement au cours de cet abrégé.

1589
Mort de Catherine de Médicis (à Blois).

Henri III a fixé provisoirement sa résidence à Tours. Il s’allie avec Henri de Navarre pour tâcher de recouvrer Paris et le pouvoir effectif ; leurs troupes réunies viennent attaquer la capitale ; à Saint-Cloud, où elles stationnent en vue de cette opération, Henri III meurt assassiné par le moine Jacques Clément (31 juillet).

LES BOURBONS 1589
Par suite de la mort de Henri III, Henri de Navarre devient roi de France (de jure) sous le nom de Henri IV ; mais les catholiques de l’armée de Henri HI refusent de le reconnaître à cause de sa religion et l’abandonnent. Henri IV ne pouvant continuer le siège de Paris porte ses troupes en Normandie et gagne la bataille d’Arqués sur le duc de Mayenne. Les catholiques lui opposent la candidature au trône du cardinal de Bourbon (son oncle) et de son côté Philippe II aspire à faire passer la couronne de France sur la tête de sa fille Isabelle, qu’il a eue d’Elisabeth de France, fille de Henri II.

1590-1591
Henri IV bat de nouveau le duc de Mayenne à Ivry, près d’Evreux, et commence le siège de Paris, dont il réussit à couper les communications avec les provinces. La famine se déclare dans la capitale. Il investit Rouen, et reçoit de l’Électeur de Brandebourg des renforts qui lui permettent de pousser à fond la campagne. (Mais en 1592, Rouen est délivré par Alexandre Farnèse, allié de la Ligue).

A la sollicitation de la Ligue, le duc de Savoie a envahi le Dauphiné et la Provence : il est arrêté dans ses progrès par le duc de Lesdiguières, agissant au nom de Henri IV. Alexandre Farnèse ayant pu ravitailler Paris, Henri IV, qui ne comptait que sur la famine pour s’en emparer, lève le siège.

1592
Continuation des hostilités entre Henri IV et les armées de la Ligue. Les Seize détiennent toujours le pouvoir à Paris.

1593
Brouille entre les Seize et le duc de Mayenne. Les États généraux de la Ligue ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le choix du roi que l’on veut élire à la place de Henri IV. Ce dernier constatant que sa religion est le seul obstacle qui reste debout entre lui et le trône, décide d’abjurer le protestantisme, ce qu’il fait à Saint-Denis (juillet).

1594
Par suite de l’abjuration de Henri IV, plusieurs villes le reconnaissent. Il se fait alors sacrer à Chartres. Le gouverneur de Paris, puis ceux de Rouen et du Havre, font ou vendent leur soumission. Henri IV fait son entrée à Paris en mars. En possession du pou-voir, il fait la paix avec les derniers ligueurs, et d’ail-leurs il recevra du pape (l’année suivante) l’absolution qui lui ralliera les derniers dissidents catholiques. Henri IV échappe en 1594 à une tentative d’assassinat commise contre lui par Jean Châtel.

1595
Philippe II, roi d’Espagne, n’a cependant pas renoncé à voir sa fille régner sur la France : il a imaginé de lui faire atteindre ce but en lui faisant épouser le fils du duc de Mayenne, que les États généraux de la Ligue avaient presque proclamé roi de France Les Espagnols sont maîtres de la Bourgogne où leur présence constitue un danger permanent pour la France. Henri IV fait marcher une armée contre eux et ils sont battus dans le combat de Fontaine-Française. La Bourgogne est délivrée de l’étranger. A la suite de ce revers, le duc de Mayenne fait sa soumission.

1597
Cependant les Espagnols, chassés de Bourgogne, tentent un coup de main en Picardie ; ils s’emparent d’Amiens. Henri IV accourt et après une lutte acharnée leur reprend cette ville. Dans le même temps, le dernier représentant de la Ligue, le duc de Mercœur, qui détenait la Bretagne, se soumet à son tour. La France est alors entièrement sous la domination de Henri IV.

1598
Édit de Nantes. Ce célèbre édit est du 13 avril 1598. Il assurait aux protestants le libre exercice de leur culte dans les villes où il était établi, les admettait au même titre que les catholiques dans les écoles et dans les fonctions publiques, leur assurait des « places de sûreté », le droit de tenir des assemblées, et leur représentation dans les parlements. L’Édit de Nantes mettait fin officiellement aux guerres de religion qui en fait avaient cessé depuis l’abjuration de Henri IV.

En mai de cette année, Henri IV signe avec Philippe II le traité de Vervins qui confirme et remet en vigueur celui de Cateau-Cambrésis.

1600
Henri IV a fait annuler dès qu’il l’a pu (1599), le mariage qu’il avait contracté, un peu par force, avec Marguerite de Valois. En 1600, il épouse Marie de Médicis, princesse italienne née en 1573.




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