Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
Magazine de la petite Histoire de France

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Vous êtes ici : Accueil > Rois, Présidents > Childéric II (né en juillet 653, mort (...)

Rois, Présidents

Biographie des rois, empereurs, présidents français. Vie des souverains, faits essentiels, dates-clés. Histoire des règnes


Childéric II
(né en juillet 653, mort en 675)
(Roi d’Austrasie : règne 662-675. Occupe sans légitimité la Neustrie
et la Bourgogne dès 673 (Thierry III s’y oppose et les reprend en 675))
Publié le mardi 2 février 2010, par LA RÉDACTION

 
 

Second fils de Clovis II et de Bathilde, il eut en partage le royaume d’Austrasie, et commença à régner en 662. A la mort de Clotaire III, son frère, il réunit à la couronne qu’il possédait déjà les royaumes de Bourgogne et de Neustrie. C’est la cinquième fois, depuis l’entrée du grand Clovis dans les Gaules, que la monarchie française se trouve gouvernée par un roi.

Une grande injustice avait été commise à la mort de Clovis II, puisque Thierry, le troisième et le dernier de ses fils, n’avait pas été appelé au partage du royaume. Comme ce prince était encore au berceau, on négligea de le confiner dans un monastère, suivant l’usage de ce temps ; mais il était aisé de prévoir qu’au milieu des factions qui divisaient les grands, il se trouverait quelque jour un ambitieux qui prendrait en main la cause de Thierry, s’il trouvait son avantage à se déclarer le défenseur de l’innocence opprimée.

En effet, Ebroïn, maire du palais sous Clotaire III, sentit que la mort de ce prince le mettait à la merci des grands qu’il avait offensés par ses hauteurs, du peuple, victime de son avarice, et le livrait au ressentiment de la cour d’Austrasie, où tous ceux qui redoutaient son ambition et sa cruauté avaient été chercher un refuge. Seul, sans parti, odieux à toutes les classes de l’Etat, il prend une résolution digne de son caractère ; il fait monter Thierry sur le trône de Clotaire III, lui donne ainsi les royaumes de Bourgogne et de Neustrie, sans consulter les principaux personnages de l’Etat, et pousse l’impudence jusqu’à leur défendre de venir saluer le chef sous lequel il va régner de nouveau.

Childéric II (662-675)
Childéric II (662-675)
C’était réparer une injustice d’une manière trop violente pour faire des partisans au nouveau roi. Le mécontentement fut extrême ; Ebroïn s’y attendait sans doute, mais il espérait profiter de la multiplicité des partis pour les asservir : il n’en eut pas le temps. Léger, évêque d’Autun, sut les réunir ; ils députèrent vers Childéric, qui vint d’Austrasie avec une armée, fut accueilli des peuples comme un libérateur, se saisit d’Ebroïn, qu’il aurait livré à la mort, si Léger n’avait obtenu la vie du coupable, qu’on se contenta d’envoyer au monastère de Luxeuil pour y faire pénitence. Cette indulgence de Léger est blâmée par les historiens ; il est vrai qu’il eut lieu de s’en repentir ; mais ce prélat, aussi éclairé que vertueux, donnait, dans un siècle de faction et de cruauté, un exemple dont il pouvait prévoir qu’il réclamerait un jour l’application pour lui-même.

Thierry, roi d’un moment, fut rasé et confiné dans l’abbaye de Saint-Denis, jusqu’à ce que de nouveaux événements le reportassent sur le trône. Lorsque son frère Childéric l’interrogea sur ce qu’il pouvait faire pour adoucir son malheur : « Je ne demande rien de vous, répond-il, mais j’attends de Dieu la vengeance de l’injustice qu’on me fait. »

Les grands, qui venaient de donner deux royaumes à Childéric II, saisirent cette occasion peur exiger la réforme des abus qui s’étaient introduits dans le gouvernement ; leur requête contenait quatre articles, qui tous tendaient à revenir aux anciennes lois et coutumes, et surtout à ce que le roi ne mît pas entre les mains d’un seul toute l’autorité, afin que les seigneurs n’eussent pas le chagrin de se voir sous les pieds d’un de leurs égaux, et que chacun eût part aux honneurs où sa naissance lui donnait le droit d’aspirer.

Ebroïn leur avait appris à redouter le pouvoir d’un ministre. La principale autorité fut confiée à Léger, auteur de la révolution qui s’était opérée si heureusement ; mais un roi livré à ses passions, incapable de se conduire lui-même, fut bientôt fatigué des conseils d’un ministre vertueux. Révolté de ses remontrances, il conçut contre lui une haine d’autant plus violente, qu’il le craignait pour les services qu’il lui avait rendus depuis qu’il n’en conservait plus de reconnaissance.

La mort de l’évêque d’Autun fut résolue ; il l’évita en paraissant ne pas la craindre ; mais il fut dégradé et confiné dans le même monastère de Luxeuil, où languissait Ebroïn ; et ces deux hommes, que d’autres événements devraient rappeler à leur ancienne rivalité, se traitèrent avec amitié tant qu’ils vécurent dans la même disgrâce. Childéric II, débarrassé de la contrainte que lui imposaient les vertus de Léger, se fit détester par ses violences ; il poussa l’oubli des égards dus aux descendants des compagnons du grand Clovis, jusqu’à faire attacher à un poteau, et battre comme un esclave, un seigneur nommé Bodillon, « pour avoir osé, dit Velly, lui représenter le danger d’un impôt excessif qu’il méditait d’établir. »

Celui-ci, pour mieux assurer sa vengeance, s’unit à ceux qui, comme lui, avaient essuyé des injures personnelles, et profita d’une partie de chasse dans la forêt de Livry, pour tuer le roi de sa propre main, tandis que les autres massacraient la reine Blitilde, qui était enceinte, et l’aîné de ses fils, nommé Dagobert.

Le plus jeune échappa à la rage des conjurés, et fut élevé dans un monastère, pour reparaître à son tour comme Thierry, que la mort violente de son frère fit passer de l’abbaye de Saint-Denis au trône. Léger et Ebroïn sortirent également du monastère de Luxeuil, trouvèrent des partis prêts à les seconder, et le royaume dans une telle confusion, que, selon un auteur de ce temps, on s’attendait à la fin du monde, attente qui, du reste, ne suspendit aucune ambition. Childéric II fut assassiné en 675 et enterré dans l’église de Saint-Vincent de Paris.

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 




 

 
 

Ne manquez pas également !
Le Blog pittoresque
(Brèves et miettes d'Histoire)
Mensonges de l'Histoire
(Mots historiques célèbres mais faux)
 

 Abstention : un âne blanc appelé Nul brigue les suffrages non exprimés
 
 Jurons (Les) : étymologie, évolution du langage juratoire à travers les siècles
 
 République des imbéciles (La) : perversité de la loi du nombre et moyens d'instaurer une véritable démocratie
 
 Saisons déréglées ? Ou de la conviction qu' « il n'y a plus de saisons ! »
 
 Français : pourquoi fut-il adopté comme langue diplomatique dans toute l'Europe ?
 
 MAGAZINE N°41 > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Faire l'école buissonnière
 
 Quand on prend du galon on n'en saurait trop prendre
 
MANIFESTATIONS
 
 
 


Permaculture : agriculture respectant la Nature
Débarrassée d’un modèle industriel intrinsèquement nuisible à l’Homme
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 3 : Grandeur et décadence des Carolingiens
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 1 : Pendant 500 ans la Gaule partage la vie de Rome
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 2 : L’essai mérovingien
+ de vidéos "Histoire France"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Louis III le Jeune (né vers 830, mort le 20 février 882)
 
 Louis II le Jeune (né vers 822, mort le 12 août 875)
 
 Lothaire II (né vers 825, mort le 8 août 869)
 
 Louis II le Germanique, dit le Pieux ou le Vieil (né en 806, mort le 28 août 876)
 
 
Et puis aussi...
 
 Henri Ier (né le 4 mai 1008, mort le 4 août 1060)
 
 Raoul ou Rodolphe (né vers 890, mort le 15 janvier 936)
 
 Caribert II (né vers 606, mort en 632)
 
 Clodion le Chevelu, ou Chlodio, ou Chlodion (né vers 400, mort en 448)
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 99 ARTICLES

 

 

 

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2012 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour IE 8 et Firefox 3
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Le Magazine

Le Blog

Facebook

Twitter

YouTube

Le Paris pittoresque

Guide des prénoms

Citations latines