Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
Magazine de la petite Histoire de France

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Vous êtes ici : Accueil > Reines, Impératrices > Richilde ou Richeut (née vers 845, (...)

Reines, Impératrices

Biographie des reines et impératrices françaises. Vie des souveraines, faits essentiels, dates-clés. Histoire des règnes


Richilde ou Richeut
(née vers 845, morte le 2 juin 910)
(Épouse Charles II (alors roi de France (Francie occidentale),
puis empereur d’Occident) en 870)
Publié le lundi 1er février 2010, par LA RÉDACTION

 
 

Lorsqu’en 869 la première épouse de Charles le Chauve mourut, Charles aimait depuis longtemps une autre femme qu’il se hâta d’épouser. Voilà le récit un peu abrégé que l’on trouvre dans les Annales de Saint-Bertin : « Charles ayant appris dans sa maison de Donzy, le 9 octobre, que sa femme Ermentrude était morte le 6, envoya aussitôt Boson, fils du feu comte Bouin, en message vers sa mère et sa tante maternelle, veuve du roi Lothaire, afin qu’il lui amenât sa sœur Richilde ; c’est pourquoi il donna à ce même Boson l’abbaye de Saint-Martin et d’autres bénéfices, et se rendit en toute hâte au palais d’Aix, en y conduisant cette seconde femme ».

Épousant Charles le 22 juin 870 et couronnée reine dans l’église d’Aix-la-Chapelle, Richilde de Provence ne fut sacrée impératrice à Tortone par le pape Jean VIII qu’en 877. Charles le Chauve enrichit Boson jusqu’à lui donner tant de terres que lors du démembrement de l’empire de Charlemagne, qui arriva quelques années seulement après la mort de Charles, Boson put revendiquer le titre de roi.

Il donna à Richilde le pouvoir de régente pendant qu’il était en Italie. Il la fit entrer et siéger avec lui en qualité d’impératrice à la huitième session du concile de Pont-Yon. Mais Charles le Chauve était haï ; Richilde ne fut pas épargnée, et quoiqu’elle eût paru accompagnée de deux évêques, que l’assemblée se fût levée devant elle, et que le roi lui eût donné place auprès de lui sur son trône, la présence d’une femme au concile fut une nouveauté étrange : les vêtements grecs qu’affectaient de porter l’empereur et l’impératrice déplurent au peuple, et Richilde se vit publiquement méprisée ; on disait qu’elle ne feignait tant d’amour pour le roi, qu’afin d’enrichir son frère.

Quelque temps après, Charles le Chauve étant tombé malade d’une fièvre violente, Richilde, vêtue de ce vêtement grec qui déplaisait tant au peuple, montra une profonde douleur : assise au pied du lit, la tête dans ses deux mains, elle pleurait ; Louis le Bègue, fils d’Ermentrude, assistait son père debout à son chevet, et les serviteurs du roi l’entouraient sans de grandes marques de douleur ; mais l’affliction de la reine ne touchait personne, car on n’avait jamais cru à son amour pour son mari, et quand la rumeur publique accusa (sans fondement) un des médecins du roi, le juif Sédécias, d’avoir mêlé du poison aux potions du malade, le soupçon de complicité plana sur l’impératrice.

Après que Charles le Chauve eût fermé les yeux, le onzième jour de sa maladie, Richilde resta dépositaire de la couronne et du manteau royal qu’elle ne pouvait se déterminer à remettre entre les mains du fils d’Ermentrude ; Louis le Bègue recourut aux prières, aux présents, et à la fin, Richilde et Boson, après avoir concerté leurs moyens, jugèrent prudent de laisser prendre le sceptre à l’héritier légitime ; mais ce fut à des conditions qui augmentèrent la part de Boson jusqu’à en faire presque un souverain. A ce prix, Richilde apporta elle-même au nouveau prince la couronne et le sceptre, avec le testament qui le déclarait roi.

On a de l’évêque de Reims, Foulques, successeur de Hincmar, une lettre qui reprochait à cette princesse qu’elle ne prenait aucun soin de vivre selon la loi de l’Évangile. « Il semble que l’esprit du mal soit partout où elle est plutôt que l’esprit de Dieu, dit l’évêque, puisqu’on ne voit autour d’elle que choses qui sont contre le salut de l’âme, comme colères, querelles, dissensions, homicides, rapines exercées sur les pauvres, et pillage des églises ». L’évêque l’exhorte paternellement à changer de conduite, il s’excuse de la liberté dont il use envers elle, sur la sollicitude que lui inspire son salut. « Soyez véritablement reine, ajoute-t-il ; que votre veuvage soit orné de vertus, et qu’au dernier jour vous puissiez entendre le Sauveur vous dire : L’hiver est passé et s’est retiré ; viens, ma colombe, et repose avec moi à la droite de mon Père. »

Richilde eut cinq enfants avec Charles II, dont Rothilde (née en 871 et morte en 928) et Charles né en 876.

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 




 

 
 

Ne manquez pas également !
Le Blog pittoresque
(Brèves et miettes d'Histoire)
Mensonges de l'Histoire
(Mots historiques célèbres mais faux)
 

 République des imbéciles (La) : perversité de la loi du nombre et moyens d'instaurer une véritable démocratie
 
 Français : pourquoi fut-il adopté comme langue diplomatique dans toute l'Europe ?
 
 Jurons (Les) : étymologie, évolution du langage juratoire à travers les siècles
 
 Abstention : un âne blanc appelé Nul brigue les suffrages non exprimés
 
 Saisons déréglées ? Ou de la conviction qu' « il n'y a plus de saisons ! »
 
 MAGAZINE N°41 > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Retour de bâton
 
 Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra
 
MANIFESTATIONS
 
 
 


Altermanuel d’Histoire de France
L’historien Dimitri Casali répertorie ce que nos enfants n’apprennent plus au collège
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 3 : Grandeur et décadence des Carolingiens
14 juillet 1789 : prise de la Bastille et mensonge historique
Contrairement à la légende des manuels, la prise de la Bastille n’est pas un haut fait d’armes
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 2 : L’essai mérovingien
+ de vidéos "Histoire France"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Anne de Bretagne (née le 25 janvier 1477, morte le 9 janvier 1514) deux fois reine de France
 
 Liutgarde (née en ?, morte le 25 janvier 885)
 
 Engelberge (née en 830, morte en 890)
 
 Valdrade (née vers 840, morte en 888)
 
 
Et puis aussi...
 
 Berthe de Bourgogne (née vers 964, morte en 1031)
 
 Bilichilde (née en 651, morte en 675)
 
 Ingeburge de Danemark (née vers 1175, morte le 27 juillet 1236)
 
 Vuldetrade (née vers 532, morte en 572)
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 96 ARTICLES

 

 

 

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2012 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour IE 8 et Firefox 3
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Le Magazine

Le Blog

Facebook

Twitter

YouTube

Le Paris pittoresque

Guide des prénoms

Citations latines