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Poitou-Charentes : origine et histoire du département Charente-Maritime - Histoire de France et Patrimoine


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Départements français

Histoire des départements français. Les événements, histoire de chaque département : origine, évolution, industries, personnages historiques


Histoire du département de la
Charente-Maritime
(Région Poitou-Charentes)
Publié le jeudi 28 janvier 2010, par LA RÉDACTION


 
 

Les deux provinces d’Aunis et de Saintonge, dont a été formé le département de la Charente-Maritime, faisaient partie, avant l’invasion romaine, du pays habité par les Santones. Les Santons possédaient une capitale, Mediolanum, aujourd’hui Saintes, et un port très fréquenté, portus Santonum, sur l’emplacement duquel les géographes ne sont pas plus d’accord que les historiens.

Jules César trouva le pays occupé par les Kymris, qui avaient refoulé la nation des Galls derrière la grande chaîne de montagnes qui se prolonge diagonalement des Vosges à l’Auvergne. L’illustre conquérant entreprit d’asseoir la domination romaine parmi ces populations qu’il défendit contre deux invasions des Helvétiens et des Teutons.

Mais rien ne put désarmer la haine des vaincus pour les vainqueurs. Punis de leur complicité dans la révolte des peuples de l’Armorique par la perte d’une partie de leur flotte, dont César employa les vaisseaux contre les Vénètes, les Santons s’associèrent aux patriotiques efforts de Vercingétorix et lui fournirent un contingent de 12 000 soldats. La sanglante journée d’Alésia ne les découragea point encore ; sous l’empereur Auguste, nouvelle révolte ; nouvelle victoire des Romains commandés par Messala Corvinus. D’autres insurrections ayant succédé à ces tentatives, le gouvernement impérial essaya d’y mettre obstacle en détachant le territoire des Santons de la province lyonnaise et en l’enclavant dans l’Aquitaine seconde.

Les Romains eurent à peine le temps d’apprécier les résultats de cette combinaison ; les Wisigoths et les Saxons vinrent leur disputer leur conquête ; le général Nommatius, qui, pour surveiller le pays, avait établi ses cantonnements dans l’île d’Oléron, était sans cesse harcelé par ces pirates qui, en 419, restèrent maîtres du terrain. Ils le gardèrent moins d’un siècle ; en 507, Alaric, leur chef, fut vaincu à Vouillé par Clovis, qui le poursuivit jusqu’aux Pyrénées et ajouta cette contrée au nouveau royaume des Francs.

L’établissement du christianisme dans ce pays avait précédé la conquête franque. A la fin du ler siècle, saint Eutrope, premier évêque des Saintongeois, envoyé par saint Clément, avait subi le martyre près de Mediolanum ; l’Angoumois avait eu aussi son apôtre dans la personne de saint Aune, qu’il ne faut pas confondre avec le poète son homonyme ; sous Constantin, les vieilles idolâtries aient presque complètement disparu, et, en 379, Grégoire de Tours nous apprend qu’Angoulême était un siège épiscopal occupé par Dynamius. Sous les princes de la première race, l’ancienne province s Santons, incorporée au duché d’Aquitaine, passa successivement des rois d’Orléans aux rois Soissons, des rois de Metz aux rois de Paris et aux rois de Bourgogne.

Aucun fait d’un intérêt général ne se rattache à cette époque pleine de confusion. Nous devons noter seulement, comme épisode local, l’usurpation de l’aventurier Gondebaud, qui, profitant, des divisions suscitées par la lutte des deux reines Frédégonde et Brunehaut, se fit proclamer roi de plusieurs provinces, au nombre desquelles étaient l’Aunis et la Saintonge. Le gouvernement de ces contrées était alors confié à des comtes ou ducs, dont les noms mêmes ne sont pas parvenus jusqu’à nous, à l’exception cependant de celui d’un certain Waddon, qui doit sa célébrité à sa complicité dans les méfaits de Gondebaud.

L’établissement de la dynastie carolingienne fui signalé par les invasions des Sarrasins, refoulés par Charles Martel et par Charlemagne. Dans le partage de l’empire, en 835, la Saintonge et l’Angoumois échurent à Pépin, roi d’Aquitaine, fils de Louis le Débonnaire ; Landry fut nommé par lui comte de Saintes ; le poste était périlleux : car à peine les derniers débris de l’armée de l’émir Abd-eI-Raman étaient-ils dispersés, que le pays fut envahi par les Danois et les Normands, qui remontèrent la Charente jusqu’à l’ancien Mediolonum et ravagèrent l’Aunis, la Saintonge et l’Angoumois.

L’histoire a gardé le souvenir des exploits du comte d’Angoulême Turpion, qui défendit la contrée avec habileté et courage contre les ennemis du nord ; c’est à lui probablement que le comté d’Angoulême dut une prépondérance qu’il garda, pendant plus de deux siècles, sur les provinces environnantes.

Vers le milieu du Xe siècle, c’est un comte de Poitiers, Guillaume Tête d’Étoupe, qui reconstitue le duché héréditaire d’Aquitaine, dans lequel sont enclavés l’Aunis et la Saintonge ; cette dynastie se continue sans événements importants jusqu’au mariage de la princesse Éléonore, fille de Guillaume X, en 1137, avec Louis le Jeune, roi de France. L’héritière des ducs d’Aquitaine apportait en dota la monarchie l’Aunis, la Saintonge, l’Angoumois, le Poitou, le Limousin, la Marche, l’Auvergne, le Périgord, le Bordelais, l’Agenais et la Gascogne. Elle conserva toujours une vive affection pour la Saintonge, où elle avait été élevée. La France doit à l’esprit éclairé de cette princesse et à son amour pour son pays natal la rédaction de son premier code maritime. Il est connu sous le titre de Rôles ou Lois d’Oleron ; ces lois existaient depuis longtemps en Saintonge, mais elles n’avaient jamais été rédigées et réunies.

Ce code, qui de la Saintonge passa en Angleterre, puis dans d’autres pays, devint le droit commun de la navigation sur l’Océan, la mer Baltique et la Méditerranée il avait été précédé de l’abolition, sur toutes les côtes d’Aquitaine, du droit de bris, d’aubaine et d’épave, exercé si cruellement jusqu’alors sur les malheureux naufragés ; et quand on considère qu’aujourd’hui, en Angleterre et en Bretagne, la civilisation moderne n’a pas toujours raison de la barbarie de ce vieil usage, on doit concevoir une haute estime pour le caractère d’une femme qui sut imposer une pareille réforme, et compter à nos provinces d’Aunis et de Saintonge, comme un de, leurs principaux titres de gloire, le mérite d’avoir été les premières à la pratiquer.

Mais là ne devait pas se borner l’influence d’Éléonore sur les provinces qui nous occupent. Répudiée par le roi de France, la fille de Guillaume épousa Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou et plus tard roi d’Angleterre sous le nom de Henri II. Cette union mettait l’Anglais au cœur de la France ; c’est donc aussi d’Éléonore que nous devons dater cette domination étrangère de trois siècles sur toute la partie sud-ouest de notre pays ; dès lors La Rochelle et Royan furent des ports ouverts au débarquement des troupes ennemies ; l’Aunis et la Saintonge devinrent les cantonnements d’où les armées pouvaient s’élancer sur tous les points du territoire français, qu’un affaiblissement momentané ou la trahison d’un grand vassal désignait aux envahissements de l’Angleterre. Toutefois, le joug angIo-normand, aussi lourd que honteux pour nos malheureuses populations, ne fut point accepté sans de sanglantes protestations. Éléonore elle-même ne vit pas sans douleur et sans indignation les exactions des officiers fiscaux de son nouvel époux ; elle réclama ; on prétendit même qu’elle voulut mettre ses propres fils à la tête de la révolte. Henri s’en vengea Par des supplices, des amendes, la destruction des châteaux des barons suspects, enfin par l’emprisonnement de sa femme, Éléonore.

Ce fut le signal d’un soulèvement général ; toute l’Aquitaine prit les armes, et Richard, fils du roi, se mit à la tète des mécontents. Mais les princes de sang royal sont des guides peu sûrs pour un peuple en révolte. Richard capitula, et la Saintonge paya le prix du pardon qu’il obtint. De nouvelles ligues vinrent témoigner encore du désespoir des habitants, mais sans apporter aucun remède à leurs maux. Ce même Richard, devenu à son tour roi d’Angleterre et célèbre sous son surnom de Coeur de Lion, vint aussi châtier ses anciens complices devenus pour lui des sujets rebelles, que Io seigneur de Taillebourg avait soulevés, comptant sur l’appui de Philippe Auguste et d’Aimar, comte d’Angoulême. Après huit mois d’attente, le roi de, France avait enfin tenu sa promesse et rencontrait l’armée anglaise près du Petit-Niort, lorsqu’au moment d’engager l’action Philippe s’aperçut qu’il ne. devait pas compter sur ses vassaux de la province de Champagne, séduits par l’or de Richard ; il se hâta donc d’offrir une trêve dont la durée fut fixée d’un commun accord à dix années.

Cette trêve fut pour l’Aunis et la Saintonge une ère de paix et de prospérité. Richard avait rendu la liberté à sa mère ; il la remit en possession de ses domaines paternels. Éléonore les administra avec sagesse et libéralité. C’est à dette époque que remonte la concession des premières franchises communales auxquelles les villes de ces provinces, et La Rochelle entre autres, durent plus tard leur grandeur et leur importance. Pendant le règne de Jean sans Terre, l’influence française prédomina.

Au retour de la bataille de Bouvines, Philippe-Auguste obligea l’Anglais à regagner sa flotte, reprit la ville de La Rochelle et se fit payer au poids de l’or une trêve de cinq ans. Ces succès, suivis, vingt-sept ans plus tard, de la victoire de Taillebourg, remportée par Louis IX sur Henri III d’Angleterre, ligué avec le comte d’Angoulême Hugues de Lusignan, auraient du consolider d’une manière, définitive la domination française, si le traité n’eût pas restitué à l’ennemi une partie de ce que sa défaite lui avait fait perdre. L’Anglais conserva en effet le duché de, Guyenne et le sud de la Saintonge, qui eut deux capitales : Saintes, pour le territoire anglais, et Saint-Jean-d’Angély pour la partie qui demeura française. Au reste, il faut que ce partage du sol français avec nos voisins d’outre-Manche fût accepté à cette époque comme une bien inévitable nécessité ; car, après cinquante ans de paix, nous voyons Philippe le Bel, prince d’une politique assez peu scrupuleuse, enlever par un coup de main hardi la Guyenne et la Saintonge à Édouard Ier, et les lui rendre presque sans compensation, après une occupation de quelques années.

L’acceptation du joug anglais, par une partie des populations de l’Aquitaine, donna dans l’Aunis et la Saintonge, aux luttes des XIVe et XVe siècles, le double caractère de guerres étrangères et de guerres civiles ; pendant deux siècles, ces deux malheureuses provinces furent un vaste champ de bataille où se heurtaient sans cesse les armées des deux nations ; pas de prince, pas d’homme de guerre de cette époque, qui ne soit venu là acquérir ou justifier sa réputation de cruauté, d’habileté ou de courage. Nous voyons figurer tour à tour y les rois de France Jean Ier et Charles VII, les rois d’Angleterre Édouard Ier et Richard II ; tous les princes de leur sang, les ducs de Bourbon, de Bourgogne et de Berry ; le prince Noir, duc d’Aquitaine ; le comte de Lancastre et Jean, comte de Pembroke ; puis le roi de Castille, Jean, allié maritime de la France ; Du Guesclin, Olivier de Clisson, les maréchaux de Boucicaut et de Sancerre, le captal de Buch, le comte de Derby, Arundel, Robert Knolles et Chandos.

Cependant, au milieu de cette mêlée confuse, dans cette alternative de succès et de revers, un fait important se dégage : c’est l’attachement toujours plus prononcé de la Saintonge à la fortune de la France ; et, tandis qu’Angoulême devient en quelque sorte la capitale des possessions anglaises et le séjour ordinaire du prince Noir, La Rochelle ouvre ses portes et garde dans ses murs le dauphin Charles, après le désastre, d’Azincourt.

L’expulsion définitive de l’Anglais et la réunion des provinces de l’ouest à la couronne fut, comme on le sait, l’oeuvre glorieuse de Charles VII. Entre cette époque et les guerres de religion, qui prirent un caractère si sérieux dans ces contrées, la paix fut troublée à diverses reprises : en 1462, par une tentative des Anglais sur La Rochelle, et, quelques années plus tard, par les révoltes de Charles de Valois, que Louis XI fut obligé de venir combattre et soumettre en 1472, et par celle de Charles d’Orléans, comte d’Angoulême, qui céda, en 1487, aux armes de Charles VIII, venu en Saintonge accompagné de Mme de Beaujeu, sa soeur.

Louis XI, comprenant la nécessité de s’assurer l’attachement de populations si souvent et si longtemps soustraites à la domination française, avait profité de son voyage pour gagner l’affection de la bourgeoisie. Il avait confirmé et étendu les privilèges et libertés communales de La Rochelle, Saintes et Saint-Jean-d’Angély ; Charles VIII était resté fidèle à cette politique. ; mais François Ier crut pouvoir établir impunément, dans les pays maritimes de l’ouest, l’impôt de la gabelle, charge ruineuse et impopulaire. Un mécontentement sourd, mais profond, après avoir couvé six ans, éclata en 1548 par une terrible émeute populaire à Jonzac.

Un gentilhomme du pays de Barbezieux, Puymoreau, se mit à la tête des insurgés, dont le nombre s’éleva bientôt à seize mille. Proclamé couronnal de Saintonge, il s’empara de Saintes, assiégea Taillebourg, recruta son armée de toutes les bandes d’insurgés formées dans l’Angoumois, le Périgord, l’Agenais et le Bordelais, se vit à la tète d’une armée de cinquante mille hommes et, pendant quelque temps, maître de la Guyenne. On dirigea contre cette formidable insurrection le vieux connétable Anne de Montmorency, qui parvint à l’étouffer, mais dont la conduite impitoyable attisa les premiers feux d’un autre incendie bien autrement redoutable que celui qu’il venait d’éteindre.

C’est au milieu de cités ravagées par les troupes de Montmorency, parmi les ruines des hôtels de ville démolis, sur la cendre des chartes communales brûlées, qu’apparurent les premiers propagateurs de la réforme religieuse. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner de la faveur avec laquelle la nouvelle doctrine fut tout d’abord accueillie ; sans parler de ceux qui croyaient sincèrement voir en elle un remède aux abus, tels étaient les habitants des côtes pressurés par la gabelle, pour beaucoup c’était leur vengeance a satisfaire, leur liberté à conquérir. La foi protestante s’enflamma donc de toutes les passions politiques ; la guerre fut ouvertement déclarée, les églises furent pillées et profanées.

C’est surtout dans l’histoire particulière des villes que nous suivrons les péripéties de ces luttes acharnées qui, de 1550 à 1619, se prolongèrent sous les règnes de Henri Il, François II, Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII, jusqu’à la prise de La Rochelle par Richelieu. Ce que nous avons dit plus haut de l’espèce de rendez-vous que s’étaient donné, dans les plaines de l’Aunis et de la Saintonge, toutes les illustrations politiques ou militaires des XIVe et XVe siècles, pendant la lutte de l’Angleterre et de la France, nous pourrions le répéter pour le XVIe siècle, à l’occasion des guerres religieuses.

A chaque page des annales de ces provinces pendant cette période, nous voyons d’un côté, à la tête des protestants ou des ligueurs, les La Rochefoucauld, les Châtillon, les Duras, les Condé, les La Trémouille, les Rohan, les d’Aubigné, et en face d’eux les Guise, les Matignon, les d’Épernon et de Joyeuse. Un rapprochement historique, dont il ne faudrait pas s’exagérer la portée, mais qu’il ne nous semble pas permis de regarder comme un jeu du hasard, peut donner une idée du fanatisme qui s’était emparé des esprits dans ces contrées : La Renaudie, l’agent le plus actif de la conjuration d’Amboise ; Poltrot, l’assassin du duc de Guise, et Ravaillac étaient tous les trois de l’Angoumois ou des confins de la Saintonge.

Si, à ces longues et rudes épreuves, nous ajoutons les agitations de la Fronde, qui, par la présence de Condé eut, sur le littoral de la Charente, un caractère plus sérieux que partout ailleurs ; si nous rappelons. les désastreux effets de la révocation de l’édit de Nantes, sous Louis XIV, dans une contrée si passionnément attachée au culte réformé ; le commerce ruiné, les terres en friche, les villes désertes et les tentatives de l’Angleterre pour exploiter toutes ces misères à son profit, nous nous expliquerons l’enthousiasme avec lequel fut salué dans la Saintonge et dans l’Aunis l’avènement de la Révolution de 1789. Haines religieuses et rivalités locales s’effacèrent devant la grandeur des circonstances. Les deux provinces fournirent un continent de vingt mille soldats pour la défense de nos frontières menacées, et, malgré le voisinage du’ foyer royaliste vendéen, leur dévouement à la République ne se démentit pas un seul instant. C’est même la Charente-Maritime qui opposa sa barrière au débordement de l’insurrection royaliste et empêcha la Vendée de donner la main à Bordeaux et au Midi.

En 1809, sous l’Empire, la flotte française fut incendiée par les Anglais devant l’île d’Aix. Six ans plus tard, le Bellérophon quittait cette même rade de Rochefort, emportant vers Sainte-Hélène le grand vaincu de Waterloo.

Dans le singulier mélange de scepticisme et de naïveté qui constitue le caractère du Charentais du XIXe siècle, peut-être serait-il permis de reconnaître à la fois et la dernière empreinte du génie des anciens Santones et l’influence de toutes les crises par lesquelles ont passé ces malheureuses provinces ; au fanatisme religieux a succédé une indifférence assez générale dans les villes, et il n’en est resté dans les campagnes qu’un fonds de croyance trop disposé à se rattacher à de superstitieuses légendes ou à de puériles traditions.

Les ports de la Charente ont résisté bien moins encore que Nantes et Bordeaux aux conséquences de la révolution commerciale produite par la perte ou la décadence de nos colonies et la concentration des affaires dans les villes qui communiquent plus directement avec les États-Unis d’Amérique. Comme port militaire, la position de Rochefort a été jugée moins favorable que celles de Brest et de Cherbourg, places auxquelles il a été sacrifié. C’est donc au XIXe siècle, surtout dans les travaux de l’agriculture et dans les arts industriels que trouve à s’exercer l’activité de l’habitant des Charentes. Le Charentais de cette époque n’a aucune ambition ; il n’émigre pas pour aller chercher fortune en dehors de son pays ; il se contente d’un petit bien-être et ne croit qu’à la fortune territoriale. Pays de propriétés divisées à l’infini, chacun possède en Saintonge et il y a peu de grands propriétaires.

 

 


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