Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Coutumes et traditions : l'Avent, origine, histoire - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Coutumes, Traditions > Avent (L') ou l'avènement du Christ

Coutumes, Traditions

Origine, histoire des coutumes, traditions populaires et régionales, fêtes locales, jeux d’antan, moeurs, art de vivre de nos ancêtres


Avent (L’) ou l’avènement du Christ
(D’après « Origines et raison de la liturgie catholique » paru en 1844)
Publié le dimanche 8 décembre 2013, par LA RÉDACTION


 
 
 
 
Dans la religion catholique, ce temps est celui de l’attente prochaine de l’arrivée du Rédempteur des hommes. Au XVIIe siècle on écrivait encore l’Advent, adventus, ce qui rapprochait beaucoup plus ce nom français de son origine. Il a été établi à l’imitation du Carême, mais ne remonte pas comme celui-ci aux temps apostoliques, car il ne saurait être antérieur à la fête de Noël ; or celle-ci, sous ce nom, ne date que du IVe siècle de l’ère chrétienne.

Le monument le plus précis de l’Avent, par rapport à son antiquité, est une ordonnance de saint Perpet, évêque de Tours au Ve siècle. Il ordonne qu’à partir de la fête de saint Martin, si spécialement solennelle dans cette contrée, jusqu’à Noël, on jeûnera trois fois par semaine : c’est ce qui a fait nommer l’Avent, le carême de saint Martin. On croit que jusqu’au VIe siècle cette institution n’a guère dépassé les limites du diocèse de Tours.

Mais un concile de Mâcon tenu en 581 adopta l’usage consacré à Tours, et bientôt toute la France observa ces trois jours de jeûne par semaine depuis la saint Martin jusqu’à Noël. Il fut en même temps réglé que les offices se feraient en Avent selon le même Rit qu’en Carême. La piété des fidèles avait, en certains pays, dépassé les prescriptions adoptées par le concile de Mâcon, et on jeûnait tous les jours de l’Avent. Cette ferveur se relâcha, et il n’y eut bientôt guère que les ecclésiastiques qui observassent ce jeûne.

Calendrier de l'Avent
Calendrier de l’Avent

Cependant en France, selon Durand, au XIIIe siècle, le jeûne était généralement observé. Durand de Mende parle de trois semaines entières avant Noël qui furent spécialement destinées par l’apôtre saint Pierre pour se préparer à l’avènement ou Advent de Jésus ; mais il n’en apporte aucune preuve. Du reste, il semble que lorsque saint Perpet fit son ordonnance, il existait certainement quelque chose de très semblable à notre Avent, et qu’il ne fit que sanctionner cette pieuse pratique en la faisant commencer le lendemain de la fête de saint Martin qui était pour son Église, comme nous l’avons dit, une époque des plus remarquables de l’année. Cette quarantaine était encore généralement observée du temps de Charlemagne. Bientôt, cependant, on borna ce temps à celui qui court depuis la fête de saint André jusqu’à Noël. La solennité de cet apôtre était en effet plus universelle que celle de saint Martin. Déjà au XIIIe siècle, le jeûne de l’Avent n’était plus pratiqué communément. On cite dans la Bulle de canonisation de saint Louis, roi de France, le zèle avec lequel il observait ce jeûne. Ce n’était donc plus qu’un usage observé seulement par les chrétiens d’une rare piété.

Quand le pape Urbain V monta sur le siège pontifical, en 1362, il se contenta d’obliger les gens de sa cour à l’abstinence, et il n’y est plus question de jeûne. Rome avait coutume d’observer cinq semaines d’Avent qui précédaient la fête de Noël. Il en est parlé dans le Sacramentaire de saint Grégoire. La Liturgie ambrosienne ou de Milan en compte six. Les Grecs n’avaient pas non plus une uniformité complète : c’était un jeûne facultatif que les uns commençaient le 15 novembre, d’autres le 6 décembre, d’autres seulement quelques jours avant Noël.

L’Église occidentale, depuis plusieurs siècles, commence le temps de l’Avent le dimanche qui tombe entre le 27 novembre et le 3 décembre. Elle n’y observe plus ni jeûne ni abstinence extraordinaires. Il est important de considérer qu’en aucun temps l’Eglise n’a imposé, comme une obligation rigoureuse, le jeûne et l’abstinence comme elle l’a fait pour le Carême. On ne peut y voir qu’une fervente piété des fidèles qui, pour se préparer à la grande fête de Noël, ont voulu la faire précéder d’un temps plus ou moins destiné à la mortification et à la prière. Les papes et les évêques ont secondé cette édifiante ferveur, mais jamais une parfaite et unanime prescription n’a pu s’établir. On ne manque pas de preuves positives pour établir le fait que nous venons d’énoncer. Aucune peine canonique n’a jamais été attachée à l’infraction des pratiques de l’Avent, telles que l’abstinence et le jeûne. Les ordres religieux mêmes se contentaient déjà, du temps de saint Bernard, d’une abstinence plus sévère que dans les autres époques de l’année, excepté celle du Carême.

Le temps de l’Avent a pris dans l’Office les mêmes Rites que le Carême, à peu de chose près, et un esprit de pénitence et de tristesse y préside. La couleur du temps est le violet et autrefois c’était le noir. Néanmoins il admet un plus grand nombre de fêtes que le Carême. L’Alleluia n’y est point supprimé, « parce que, dit Durand, au temps de l’Avent, toute allégresse n’est pas bannie puisqu’on espère en l’Incarnation du Fils de Dieu ». Les noces y sont prohibées, même après la fête de Noël jusqu’à l’Epiphanie. Cette prohibition fort ancienne s’explique lorsqu’on se rappelle que primitivement la fête de la naissance de Jésus se célébrait le 6 janvier, sous le nom de Théophanie. Il existe une ordonnance du roi Jean qui défend aux magistrats de vaquer aux travaux de la judicature pendant l’Avent : In adventu Domini nulla assisa capi debet.

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 

Soutenir l'association La France pittoresque, c'est prendre part à
la conservation et la transmission de la TRADITION, de notre IDENTITÉ,
de notre HISTOIRE, de notre PATRIMOINE,
des US ET COUTUMES de nos aïeux, du SAVOIR-FAIRE à la française
 
 
Ne bénéficiant d’aucune subvention ni d’aucune aide privée ou publique,
La France pittoresque compte exclusivement sur la générosité et la confiance de ses
lecteurs lui offrant de préserver son indépendance et sa liberté éditoriale
 
Le paiement peut également s’effectuer par chèque à l’ordre de :
La France pittoresque, 14 avenue de l'Opéra, 75001 PARIS
(association loi 1901 à but non lucratif fondée en 1997)

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec
notre magazine d'Histoire de France...

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

 
 

 

 Fleurette : premier amour du futur Henri IV âgé de 12 ans
 
 « L'État m'a tuée » ou la France en souffrance
 
 Samain (Samhain), Toussaint, nuit d'Halloween et Fête des morts
 
 Hôtellerie et restauration jadis : de l'auberge du Moyen Age au grand restaurant du XIXe siècle
 
 Premier billet de banque (Le) moderne naît en Nouvelle-France
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Laisser le chat aller au fromage
 
 Faire la Sainte-Nitouche ou Mitouche
 
MANIFESTATIONS
 L'Opéra Comique met en vente ses costumes pour ses 300 ans
 
 Animaux célèbres de la Ménagerie : exposition des 220 ans (du 20/09/2014 au 04/01/2015)
 
 
 
 


Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 3 : Grandeur et décadence des Carolingiens
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 1 : Pendant 500 ans la Gaule partage la vie de Rome
Temps de travail au Moyen Age
Nos ancêtres n’étaient pas les brutes de travail qu’on imagine : ils avaient 190 jours de congés par an
14 juillet 1789 : prise de la Bastille et mensonge historique
Contrairement à la légende des manuels, la prise de la Bastille n’est pas un haut fait d’armes
+ de vidéos "Histoire France"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Singuliers présents distribués aux amoureux évincés en Bretagne
 
 Voyages à pied : plébiscités avant d'être supplantés par l'automobile
 
 Vaudeville : chanson des villes ingénieuse et satirique consacrée par le théâtre
 
 Vie quotidienne des prisonniers de la Bastille ou le mythe des cachots insalubres
 
 
Et puis aussi...
 
 Noël : origine du mot et signification des Noëls populaires d'autrefois
 
 Noël (Repas du réveillon de) : repas gras succédant à la messe de minuit
 
 Grenouillage (Droit de) : un privilège seigneurial au Moyen Age ?
 
 Chanson à boire : itinéraire d'une initiative de lettrés du XIIe siècle
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 209 ARTICLES

 

 


 
Pinterest FrPittoresque

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2014 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Librairie : contes et légendes Librairie : coutumes et traditions Librairie : vie d'antan
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Tumblr

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines

Contacts, Publicité, Services