Souhaitant très tôt s’affranchir de la suzeraineté des médecins, les apothicaires vendent au XIIIe siècle des préparations médicinales, et si les premiers règlements disciplinant leur corporation ont trait aux poids et balances, leurs connaissances et la qualité des denrées qu’ils dispensent sont rapidement étroitement encadrés par la Faculté de médecine.
Dans l’antiquité la plus reculée, médecine, chirurgie et pharmacie ne formaient qu’un seul et même art, le même individu prescrivant, préparant et appliquant le remède. S’il semble que dès le Ier siècle il arriva d’Afrique en Espagne et en Italie des apothicaires proprement dits, les lois appliquées en France ne font mention, sous Charlemagne, que du mot medicus signifiant tout à la fois ce qu’on a désigné...
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(Janvier/Février/Mars 2009) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 29 |
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