Imposant moult années d’apprentissage et de compagnonnage, prohibant le colportage, les statuts de la corporation des chapeliers parvenue à monopoliser la confection des couvre-chefs, encadrent strictement la nature des étoffes employées, et sont à l’origine d’un affrontement avec l’Etat lorsqu’un maître ose concevoir les « demi-castors ».
Assigner une date précise à la corporation des chapeliers est ardu, son origine se rattachant évidemment à celle de la coiffure. Le métier se divisait autrefois en plusieurs branches répondant à autant de spécialités : les « chapeliers de fleurs » qui tressaient des couronnes et des chapels floris pour les deux sexes ; les « chapeliers de paon » qui employaient les aigrettes et les plumes d’oiseau ; les « chapeliers d’orfrois » qui travaillaient les coiffures de luxe...
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(Octobre/Novembre/Décembre 2008) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 28 |
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