Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
Magazine de la petite Histoire de France

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Vous êtes ici : Accueil > Coutumes, Traditions > Las Baillas, danses du Roussillon

Coutumes, Traditions

Origine, histoire des coutumes, traditions populaires et régionales, fêtes locales, jeux d’antan, moeurs, art de vivre de nos ancêtres


Las Baillas, danses du Roussillon
(D’après « Coutumes, mythes et traditions des provinces de France », paru en 1846)
Publié le lundi 18 janvier 2010, par LA RÉDACTION

 
 

Danses en usage dans le Roussillon, et particulièrement à Perpignan, les baillas ont lieu à des époques fixes dans chaque quartier. Alors on établit une sorte de foire dans le voisinage de l’église, et l’on construit une vaste tente, décorée de guirlandes et garnie de bancs, dans l’intérieur de laquelle le ball se donne. Les ordonnateurs de la fête ont le soin de se rendre avec leur musique chez toutes les personnes aisées du quartier, dont l’offrande leur sert à payer les frais de cette fête. Le corps de musique, qu’on appelle lous joncglas (les jongleurs) est ordinairement composé de cinq à six hautbois, parmi lesquels il y a le prime et le ténor, puis d’un galoubet et d’un tambourin. Ces deux derniers instruments sont joués par le même homme, qui tient le premier de la main gauche et frappe le second de la droite.

Départ pour la fête
Départ pour la fête
Chaque danseur paie tant par chaque ball qu’il danse, et l’on en admet à la fois autant que l’intérieur de la tente peut en contenir et leur laisser assez d’espace pour exécuter leurs figures ; mais il y a tel ou tel amateur, qui, par galanterie pour une dame, ou par vanité personnelle, réclame de danser seul avec sa danseuse, et alors il s’établit une sorte d’enchère qui porte souvent au prix de 150 ou 200 francs, le plaisir de fixer sur soi, pendant un quart d’heure ou vingt minutes au plus, tous les regards de l’assemblée. Les jeunes gens des meilleures familles, et même quelquefois les dames de la société, figurent dans cette danse : les premiers, en veste et en bonnet catalans ; les secondes, en grisettes du pays.

Le ball est une danse extrêmement gracieuse, qu’il faut voir pour la bien juger, qu’il est difficile de décrire, et qui n’est exécutée, avec perfection, que par les gens du peuple, surtout les femmes, qui y déploient une légèreté et une désinvolture ravissantes. Les cavaliers font d’abord quelques pas en avant avec leurs danseuses, puis, se tournant subitement face à face, la dame se recule en décrivant une sorte de cercle, et le cavalier la suit en formant quelques pas, et en s’accompagnant des castagnettes, s’il est danseur par excellence.

Perpignan. Femmes catalanes
Perpignan. Femmes catalanes
Dans le nombre des pas qu’il exécute, il en est un fort singulier qu’on appelle la camada rodona, et qui réclame autant d’adresse que de légèreté, puisqu’il ne s’agit rien moins que de passer le pied droit par-dessus la tête de la danseuse. Celle-ci, au bout de quelques instants, poursuit son cavalier qui recule à son tour, et l’un et l’autre changent deux ou trois fois de danseur et de danseuse ; puis, deux ou plusieurs couples se réunissent, forment un cercle ; les danseuses placent à droite et à gauche la main sur l’épaule des cavaliers, s’élèvent en l’air, et ces cavaliers, les jarrets tendus, la poitrine en avant, et les bras soulevés, les soutiennent de leurs mains, placée sous leurs aisselles.

Tous restent dans cette position, pendant un point d’orgue des musiciens ; et comme les têtes des danseuses se trouvent rapprochées les unes des autres, presque toujours, quand ces danseuses se connaissent, elles s’embrassent avant d’être déposées à terre.

Lorsque ceci a eu lieu, elles répètent la même figure qui se reproduit tant que dure chaque ball. Il y a par ailleurs un autre saut, tout aussi original, qui demande de la part du cavalier la même adresse et quelque force. La danseuse s’avance vers lui, elle place sa main gauche dans la droite qu’il lui tend, un triple élan est alors donné à ces deux mains réunies, et la danseuse, raidissant son bras gauche et s’appuyant de la droite sur l’épaule de son danseur, s’élance pendant que celui-ci la soulève et l’assied sur sa main. Avant de la remettre à terre, il fait deux ou trois pirouettes en la tenant ainsi.

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 




 

 
 

ET AUSSI : LE BLOG PITTORESQUE
pour des Brèves & Miettes d'Histoire
 

 Décolletage (Le) à travers les âges : propension indémodable à l'exhibition des seins
 
 Société (La) de l'avenir : un monde de déracinés oubliant de vivre ?
 
 La neuvaine de la Chandeleur : moyen pour les jeunes personnes de connaître d’avance le mari qui leur est destiné ?
 
 Abstention : un âne blanc appelé Nul brigue les suffrages non exprimés
 
 Berceuses populaires (Les) : airs entêtants, apaisants, traversant le temps et les provinces
 
 MAGAZINE N°40 > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Bon droit a souvent besoin d'aide
 
 À tout péché miséricorde
 
MANIFESTATIONS
 
 
 


Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 1 : Pendant 500 ans la Gaule partage la vie de Rome
Duc d’Anjou (roi Louis XX)
L’héritier du trône de France s’exprime au sujet de la découverte de la tête d’Henri IV
Permaculture : agriculture respectant la Nature
Débarrassée d’un modèle industriel intrinsèquement nuisible à l’Homme
Scandale de la dette publique
Scandale de la dette publique, ou la spoliation des peuples avec l’assentiment des Etats
+ de vidéos "Histoire"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Mariage dans le Morvan au XIXe siècle : deux journées de festivités et de rituels
 
 Chandeleur (La) d'autrefois et l'indispensable rituel des crêpes
 
 Danses poitevines et maraîchines : une réputation traversant les siècles
 
 Fête des Rois, Gâteau des Rois et part du pauvre
 
 
Et puis aussi...
 
 Cierge de la Chandeleur conservé pour un singulier rituel
 
 Aune des merciers, précurseur du système métrique
 
 Luttes en Basse-Bretagne
 
 Chansons populaires ou comment les siècles s'égrènent au rythme d'airs marquant leur temps
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 140 ARTICLES

 

 

 

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2012 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour IE 8 et Firefox 3
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Le Magazine

Le Blog

Facebook

Twitter

YouTube

Le Paris pittoresque

Guide des prénoms

Citations latines