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30 juillet 1753 : mort de l'auteur dramatique François-Antoine Jolly - Histoire de France et Patrimoine


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30 juillet 1753 : mort de l’auteur dramatique
François-Antoine Jolly
(D’après « Chef-d’œuvres de Jolly », paru en 1786)
Publié / Mis à jour le mercredi 21 juin 2017, par LA RÉDACTION


 
 
 
Quelques mots caractérisent ce poète, auteur dramatique et librettiste devenu censeur royal : « Du bel art du théâtre éclairé zélateur, après l’avoir longtemps enrichi par ses veilles, Jolly, voulant encore en accroître l’honneur, crut devoir propager le génie enchanteur, de Molière, Racine et des frères Corneille »

Né à Paris le 25 décembre 1772, François-Antoine Jolly s’appliqua toute sa vie à l’étude de l’Histoire, et, particulièrement, à celle de son pays. Il travailla, pendant plus de vingt ans, à un ouvrage qui peut servir à la connaissance de nos mœurs et de nos usages nationaux, à peu près depuis l’établissement de la monarchie.

Cet ouvrage, qu’il intitula Le nouveau et le grand cérémonial de France, ou Nouvelle collection de cérémonies et de fêtes, depuis Clovis, jusqu’à la mort de Louis XIII, est un recueil qui est resté manuscrit et qui est contenu en douze cartons in-folio, où Jolly a rassemblé toutes les descriptions des cérémonies, entrées, joutes , carrousels, pompes funèbres, etc. Il en avait publié la Table, en 1746, sous le titre d’Essais d’un cérémonial de France, afin d’obtenir des secours des divers dépôts qui pouvaient lui fournir des matériaux. Le chancelier d’Aguesseau encouragea son travail, en lui accordant des gratifications, et en écrivant des lettres particulières aux églises, aux abbayes, aux cours souveraines, aux hôtels municipaux des différentes villes du royaume, pour les engager à concourir à cette utile entreprise par des renseignements sûrs, que Jolly obtint.

François-Antoine Jolly. Gravure réalisée d'après une peinture de Louis de Boullogne fils, contemporain de Jolly
François-Antoine Jolly. Gravure réalisée d’après une peinture
de Louis de Boullogne fils, contemporain de Jolly

Les manuscrits du chancelier Séguier, ceux de Dupuy, de Brienne, de Béthune, et les collections de Duchesne, de Bouquet et de Godefroy furent mis aussi à contribution par Jolly, qui divisa son ouvrage chronologiquement et successivement de règne en règne, et le termina par une Table générale, où il observa encore cet ordre chronologique, et dans laquelle il indique à chaque article les sources où il l’a puisé.

Jolly avait donné quelques années à des ouvrages moins sérieux. Il travailla pour nos trois grands théâtres, méritant et obtenant des succès sur celui de la Comédie Française et sur celui de la Comédie Italienne. Il s’honora encore du titre d’éditeur de quelques-uns de nos auteurs dramatiques. Les deux frères Corneille, Racine, Molière, Montfleury, père et fils, ont été réimprimés par lui ; et les éditions qu’il en a publiées sont les plus complètes et les plus estimées qui aient paru jusqu’alors. Il plaça au-devant de celle de Pierre Corneille un Catalogue raisonné des pièces de ce père de notre théâtre, avec des Remarques fort curieuses sur quelques-unes d’elles ; et il fit précéder celles de Molière par un Catalogue des critiques faites contre elles, et par des Mémoires sur la vie et les ouvrages de ce poète : il mit aussi à la tête des œuvres des comédiens-auteurs Montfleury, père et fils, une Vie de tous les deux.

« Jolly était d’un caractère doux, modeste et extrêmement serviable », dit Moréri. Il sut se faire des protecteurs du plus haut rang , tels que le prince de Conti, à qui il dédia sa comédie de L’École des Amants, du Théâtre Français, et le cardinal de Fleury, qui le fit nommer censeur royal , avec une pension de quatre mille livres. De Machault, garde des Sceaux de France, ministre de la Marine et contrôleur-général des Finances, avait aussi pour Jolly beaucoup d’estime, et lui accorda, pendant qu’il eut le département du Trésor-Royal, deux gratifications, de quinze cents livres chacune, à ce que nous apprend Titon du Tillet, dans le second supplément à son Parnasse Français.

Jolly mourut à Paris le 30 juillet 1753, dans la quatre-vingt-unième année de son âge, et fut enterré à Saint-Germain-l’Auxerrois, sa paroisse. Deux sœurs, avec lesquelles il était lié des nœuds de la plus tendre amitié, qui joignaient aux plus précieuses qualités du cœur, aux grâces extérieures les plus parfaites, un esprit juste et très cultivé, lui survécurent. Elles déposèrent dans la Bibliothèque du Roi le manuscrit du Grand cérémonial de France, qu’il leur avait laissé, et pour lequel on leur accorda, sur le trésor royal, une pension de quatre cents livres, réversible de l’une sur l’autre.

Un amateur distingué des lettres et des arts, de Saint-Yves, qui connut cette famille, à laquelle il a été fort attaché, possédait à la fin du XVIIIe siècle les portraits du frère et des deux sœurs, peints tous les trois par Louis de Boullogne fils, dit Boullogne le Jeune (1654-1733), le portrait que nous donnons ici de François-Antoine Jolly étant une gravure réalisée d’après la peinture. On a proposé ces vers pour être mis au bas de son portrait :

Du bel art du théâtre éclairé zélateur,
Après l’avoir longtemps enrichi par ses veilles,
Jolly, voulant encore en accroître l’honneur,
Crut devoir propager le génie enchanteur,
De Molière, Racine et des frères Corneille.

Parmi les pièces qu’il élabora, citons :

Méléagre, tragédie lyrique en cinq actes, précédée d’un prologue, musique de Batistin ; représentée, pour la première fois, par l’Académie royale de musique le 24 mai 1709. Le prologue est formé par la France et l’Italie, personnifiées, ainsi que leur suite à chacune. Elles se disputent le droit de prééminence en musique. Apollon vient les mettre d’accord, en leur conseillant de se réunir pour célébrer la gloire de Louis XIV, protecteur des arts de tous les pays.

L’École des Amants, comédie en trois actes, en vers ; représentée, pour la première fois, au Théâtre Français, le 18 octobre 1718 ; dédiée, par une Epître en vers, au prince de Conti, et imprimée, l’année suivante, à Paris.

La vengeance de l’Amour, comédie en cinq actes, en vers ; représentée au Théâtre Français, le 4 décembre 1721 ; non imprimée.

Recueil d'airs sérieux et à boire de différents auteurs, pour l'année 1709. Ouvrage de François-Antoine Jolly (1709)
Recueil d’airs sérieux et à boire de différents auteurs, pour l’année 1709.
Ouvrage de François-Antoine Jolly (1709)

Cette pièce, que le public ne goûta point, ne fut représentée qu’une fois, rapportent les auteurs du Mercure en décembre 1721, journal auquel Jolly adressa ces mots :

« Messieurs, après avoir vu réussir ma comédie de L’École des Amants, dont la simplicité, la pureté du style, la versification châtiée et les ressorts du cœur humain assez heureusement développés faisaient tout le mérite, j’ai cru que je devais m’attacher à ce genre de comédie. C’est ce qui m’a déterminé à choisir La vengeance de l’Amour, où je m’étais imaginé que je pourrais employer les mêmes moyens qui m’avaient si utilement servi, puisque le public en avait été content, au-delà même de mon espérance. Mais je vois bien que je n’ai point assez réfléchi sur la grandeur de l’entreprise, et sur le danger qu’il y a à traiter de pareils sujets en cinq actes, où la simplicité, quelqu’ornée qu’elle puisse être, ne se peut soutenir ; au lieu que dans une pièce en trois actes, cette même simplicité, accompagnée des circonstances dont j’ai parlé, peut être favorablement reçue. Je pourrais vous faire part de quelques réflexions que j’ai faites sur la difficulté, ou, pour mieux dire, sur l’impossibilité qu’il y a à diviser une action théâtrale en cinq parties, sans qu’il y en ait deux qui prennent sur les trois autres, les altèrent et les affaiblissent, puisque l’exposition, le nœud et le dénouement doivent la composer ; mais ce détail me mènerait trop loin. »

La Capricieuse, comédie en trois actes, en vers ; représentée, pour la première fois, au Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, par les Comédiens Italiens, le 11 mai 1726 ; imprimée, la même année, à Paris.

La Femme jalouse, comédie en trois actes, en vers ; représentée, pour la première fois, au Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, le 11 décembre 1726 ; imprimée, avec un Avertissement, l’année suivante, à Paris.

On attribue encore à Jolly une comédie en trois actes, en vers, intitulée Dona Elvire de Gusman, mais qui n’a jamais été ni représentée, ni imprimée, et dont aucun des historiens du théâtre ne donne plus de connaissance.




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