Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Dons

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)



30 novembre 1934 : l'aviatrice Hélène Boucher se tue dans l'accident de son appareil - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, Calendrier > Novembre > 30 novembre > 30 novembre 1934 : l'aviatrice (...)

Éphéméride, Calendrier

Les événements du 30 novembre. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique


30 novembre 1934 : l’aviatrice
Hélène Boucher se tue
dans l’accident de son appareil
(D’après « Le Petit Parisien » du 1er décembre 1934)
Publié / Mis à jour le mardi 22 novembre 2016, par LA RÉDACTION



 
 
 
Surnommée l’aviatrice « la plus rapide du monde » en raison des brillants records de vitesse qu’elle avait battus, Hélène Boucher, âgée de 26 ans, servie par des dons rares de virtuosité et de courage joints à la plus charmante simplicité, venue à l’aviation par goût et passionnée de mécanique, se tue à Guyancourt lors de son entraînement presque quotidien

Dans son numéro du 1er décembre 1934, le journal Le Petit Parisien livre les circonstances de l’accident : Hélène Boucher, née à Paris le 23 mai 1908, s’était rendue au début de l’après-midi à l’aérodrome de Guyancourt pour y poursuivre les vols d’entraînement qu’elle effectuait depuis quelques jours. Et, ayant volé pendant deux heures, elle prenait, vers 16h10, un virage pour regagner le terrain d’aviation où elle se proposait d’atterrir.

A ce moment, selon le récit de spectateurs qui, à quelque distance, suivaient ses évolutions, l’appareil, qui était à une centaine de mètres de hauteur, sembla se trouver soudain en perte de vitesse. On le vit amorcer un « tonneau » ; puis le moteur pétarada. On eut l’impression que l’aviatrice venait de remettre tous les gaz dans l’intention de reprendre son appareil en mains et d’éviter la chute. Mais déjà l’avion glissait rapidement vers le sol en se retournant sur le dos et venait s’abattre dans le bois constitué par une propriété nommée « la Croix-du-Bois » et appartenant à M. Caillat, sur le territoire de Magny-les-Hameaux.

Hélène Boucher
Hélène Boucher

Aussitôt le chef mécanicien Richard, sautant dans une auto avec quelques aides, emportant une civière, gagnait l’entré de la propriété qui est inhabitée et, à travers les taillis coupés de vallonnements et de fossés, se mettait à la recherche de l’appareil. Il le découvrit enfin, dans la nuit qui tombait, à quelques mètres d’un grand chêne près duquel l’avion, en s’écrasant sur le sol, avait creusé un profond sillon. A 2 mètres du tronc du chêne, le train d’atterrissage gisait, arraché. Quelques pas plus loin, l’appareil, en morceaux, cassé en deux à la hauteur du siège, gisait, ayant une pale d’hélice cassée.

Et, écroulée dans son poste de pilotage, la jeune aviatrice, inerte, ensanglantée, ne donnait plus signe de vie. Ce fut un pauvre corps disloqué que l’on plaça, avec d’infinies précautions, sur la civière pour le transporter d’urgence à l’hôpital de Versailles. Les médecins s’empressèrent, mais leurs soins furent inutiles : Hélène Boucher avait succombé.

Dans ce même numéro du quotidien, Maurice Bourdet, rédacteur en chef de la radio généraliste Le Poste Parisien, brosse un rapide portrait de la célèbre aviatrice. Il explique que dès que la nouvelle se répandit, on se refusa d’abord à lui ajouter foi. Il semblait impossible, écrit-il, qu’Hélène Boucher nous quittât ainsi, à vingt-six ans, en pleine possession d’elle-même, mûre pour les beaux exploits qui l’attiraient comme un appât. Comment croire, ajoute-t-il, que certains êtres qui portent en eux une telle volonté de vivre puissent être mortels comme les autres ?

Timbre aux effigies des aviatrices Hélène Boucher et Maryse Hilsz émis en 1972
Timbre aux effigies des aviatrices Hélène Boucher et Maryse Hilsz émis en 1972

Le visage d’Hélène Boucher composait tout un poème d’énergie et de défi, , qu’on la vît les cheveux au vent, sans les vains apprêts d’une coquetterie qu’elle ne recherchait pas, ou coiffée du casque de cuir, humant déjà le parfum de l’aventure et respirant le ciel... Femme, elle l’était par la grâce du sourire, le charme de l’accueil, la douceur de la voix, la courtoisie du propos. Mais on retrouvait bien vite en elle le pilote. Elle ne se sentait vraiment à l’aise que sur les aérodromes, dont l’atmosphère lui était celle d’un second foyer, où chacun l’aimait pour son courage et sa simplicité. Ce ne sont pas toujours deux vertus qui vont de pair...

Je la revois, poursuit Maurice Bourdet, près de son avion, à Vincennes, au moment de s’envoler pour disputer à Liesel Bach la palme acrobatique. Calme et joyeuse, elle interrogeait l’azur et son appareil à la fois. C’était, à chaque départ, la double conquête. Elle n’était pas de ceux qui ont pu faire de l’aviation une nécessité ou un devoir. Elle y croyait comme un plaisir autant qu’à une mission sacrée.

Sa vie en demeura la preuve. Elle passe en 1931 son brevet de pilote à Mont-de-Marsan. L’année suivante, elle devient pilote de transports publics. Elle n’attendra pas longtemps pour pénétrer dans la gloire par la grande porte. En août 1932, la voici recordwoman d’altitude. Elle était montée jusqu’à 5900 mètres. Quinze mois plus tard elle veut gagner Saïgon (actuelle Hô-Chi-Minh-Ville), échoue dans sa tentative.

Le Caudron C-450 d'Hélène Boucher
Le Caudron C-450 d’Hélène Boucher

Elle ne se tient pas pour battue. Un magnifique voyage de retour lui vaut d’unanimes éloges. Au printemps de cette année, elle se rencontre avec Liesel Bach. En quatre semaines d’apprentissage, elle avait été consacrée virtuose de l’acrobatie. En août, enfin, elle bat les records du monde féminin et masculin de vitesse sur 100 et 1000 kilomètres et le record mondial de vitesse pure.

Il y a un mois (octobre 1934), écrit encore Maurice Bourdet, je la retrouvai à Lisbonne où elle était venue gracieusement participer au meeting organisé par Le Petit Parisien à la mémoire du capitaine d’Abreu. Son voyage avait été des plus rudes. Elle me l’évoquait avant-hier encore en riant. Mais l’avenir seul l’intéressait parce qu’on peut espérer toujours mieux. Elle ne croyait pas qu’à l’aviation on peut se contenter d’être soi-même. Hélène Boucher n’aura jamais cessé de chercher à se dépasser.

Elle meurt à vingt-six ans. C’est une étoile qu’on n’aurait jamais voulu voir descendre mais, puisque l’exigeait sa destinée, s’enfoncer dans le ciel et y disparaître, conclut le journaliste.




Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable

2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI
 
 
 

 

 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

 

 

 Des anciennes boutiques aux grands magasins : naissance d'un commerce nouveau
 
 Hydromel et hypocras : les heures de gloire de boissons ancestrales
 
 Choix d'un prénom jadis et avènement des registres le consignant
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 Vertes-Velles (Les) : étranges créatures recueillant l'âme noire du sorcier de Noirmoutier
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Honni soit qui mal y pense
 
 Garder pour la bonne bouche
 
MANIFESTATIONS
 Cartographie (Grande aventure de la) au château-musée de Dieppe
 
 De Méliès à la 3D : la machine Cinéma Exposition à La Cinémathèque française du 5 octobre 2016 au 29 janvier 2017
 
 
 
 

 

 


Les plus récents
 
 30 novembre 1921 : condamnation à mort d'Henri-Désiré Landru, « le Barbe-Bleue de Gambais »
 
 30 novembre 1671 : fondation de l'Hôtel des Invalides
 
 30 novembre 1815 : mort du chirurgien Philippe Petit-Radel
 
 30 novembre 1750 : mort du maréchal de Saxe
 
 
Et puis aussi...
 
 30 novembre 886 : paix honteuse de Charles le Gros avec les Normands
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 6 ARTICLES

 


Novembre
 
 

 

 
 
Pinterest FrPittoresque
 

 

Vous pouvez opter pour un montant libre
Votre don nous est précieux : EN SAVOIR +

 

 

     

 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2016 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Librairie : contes et légendes Librairie : coutumes et traditions Librairie : vie d'antan
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Tumblr

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines

Contacts, Publicité, Services