Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Dons

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)



Histoire faune et flore : le plus ancien oranger de France - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Faune, Flore > Oranger de France (Le plus ancien) (...)

Faune, Flore

Arbres célèbres, vertus des plantes, croyances liées aux animaux. Faune et flore vues par nos ancêtres. Balade au coeur des règnes animal et végétal


Oranger de France (Le plus ancien)
semé par Eléonore de Castille
(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1857)
Publié / Mis à jour le jeudi 26 novembre 2015, par LA RÉDACTION



 
 
 
Semé en 1421, l’oranger successivement appelé le Grand-Connétable, le François Ier et enfin le Grand-Bourbon, est certainement le premier arbre de cette espèce qui ait été introduit en France, et a sa légende qui, lorsqu’on cherche à l’approfondir, offre dans ses commencements quelques points obscurs et douteux

Ainsi ce serait en 1421 qu’une reine de Navarre, ayant mangé une bigarade, sorte de petite orange d’une saveur acide et amère, aurait trouvé tant de goût à ce fruit, rare alors dans le nord de l’Espagne, qu’elle aurait semé dans un pot les cinq pépins qui en provenaient. Mais en 1421, le roi de Navarre Charles III, dit le Noble, était veuf depuis cinq ans de sa femme Eléonore de Castille, et ce n’est qu’après sa mort, en 1425, que sa fille Blanche lui succéda.

Quoiqu’il en soit, les semences levèrent et furent cultivées à Pampelune, alors capitale du royaume de Navarre, jusqu’en 1499. A cette époque, Catherine de Foix, arrière-petite fille de Blanche et héritière du royaume de Navarre, envoya en présent à Anne de Bretagne, sa cousine germaine, à l’époque de son mariage avec le roi Louis XII, une caisse contenant cinq orangers, comme objets rares et précieux, et en indiquant leur origine ; ce furent les premiers qui entrèrent en France.

Le Grand-Connétable à l'Orangerie de Versailles. Dessin d'après nature par FreemanLe Grand-Connétable à l'Orangerie de Versailles. Dessin d'après nature par Freeman
Le Grand-Connétable à l’Orangerie
de Versailles. Dessin d’après nature par Freeman

Comment cette caisse devint ensuite la propriété du connétable de Bourbon, c’est ce que la tradition omet de dire ; mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’elle se trouvait au château de Chantelle en Bourbonnais, lorsqu’il fut rasé après que le connétable eut quitté la France pour se donner à Charles-Quint. Dans l’inventaire des biens confisqués au connétable figure un oranger sur cinq branches venant de Pampelune. Ces cinq branches étaient cinq pieds primitifs qui s’étaient soudés en se greffant par approches.

A partir de ce moment, l’histoire de notre arbre devient certaine. Transporté en 1532 à Fontainebleau, dont François Ier disait « que si on lui faisoit présent ou qu’il pût recouvrer quelque chose rare, c’étoit pour son Fontainebleau », il y prit le nom de son nouveau possesseur.

Louis XIV, passionné pour Versailles, comme François Ier l’avait été pour Fontainebleau, avait fait enlever de ce dernier palais des grands maîtres italiens qui y étaient rassemblés depuis un siècle, pour les transporter dans sa résidence favorite ; le célèbre oranger eut le même sort, et l’orangerie de Versailles, construite par Mansart, était à peine terminée qu’on y apportait, en 1687, les plus beaux orangers de Fontainebleau, « du nombre desquels, dit le Mercure galant, étoit l’oranger nommé le Bourbon qu’on dit avoir environ cinq cents ans. » Le Mercure exagérait encore la légende. Car en admettant la date de 1421, cet arbre n’avait alors que 266 ans d’existence.

Conservé depuis cette époque dans l’orangerie de Versailles, ce bel arbre, qui appartient en effet à l’espèce des bigaradiers, est au milieu du XIXe siècle non seulement le plus âgé et le plus grand parmi les orangers de la superbe collection de Versailles, mais il est alors encore le plus vigoureux, le mieux portant et le plus fertile.

Poiteau rapporte, dans son Histoire naturelle des orangers, qu’en 1818 on avait cueilli dessus une immense quantité de fleurs, et que l’année suivante il était chargé de plus de mille fruits. Sa hauteur est de 7m20 y compris la caisse, et sa tête a 16m50 de circonférence ; il aurait un bien plus grand développement, si les portiques de l’orangerie par où on le sort au printemps et par où on le rentre à l’automne étaient assez grands. Sa tige, extraordinairement courte et de forme triangulaire, se divise, presque en sortant de terre, en trois bras, dont deux se subdivisent bientôt et forment en tout cinq grosses branches, qui s’élèvent en s’éloignant les unes des autres et constituent, par leurs nombreuses ramifications, la tête de l’arbre.

Note : l’existence de cet oranger s’acheva en 1894.




Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable

2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI
 
 
 

 

 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

 

 

 Des anciennes boutiques aux grands magasins : naissance d'un commerce nouveau
 
 Hydromel et hypocras : les heures de gloire de boissons ancestrales
 
 Vertes-Velles (Les) : étranges créatures recueillant l'âme noire du sorcier de Noirmoutier
 
 Choix d'un prénom jadis et avènement des registres le consignant
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Mettre au violon
 
 Aide-toi, le ciel t'aidera
 
MANIFESTATIONS
 Plongée musicale dans la Renaissance jusqu'au 8 janvier 2017 à l'exposition Martin de Tours, le rayonnement de la cité
 
 De Méliès à la 3D : la machine Cinéma Exposition à La Cinémathèque française du 5 octobre 2016 au 29 janvier 2017
 
 
 
 

 

 


Les plus récents
 
 Singuliers cosmétiques d'antan à base de selles d'animaux
 
 Vipères trépassant au seul contact de la salive humaine ?
 
 Salamandres (Préjugés des Anciens sur les)
 
 Trois saules versaillais, descendants de celui qui ombrageait la tombe de Napoléon à Sainte-Hélène
 
 
Et puis aussi...
 
 Châtaignes pour le pain et la pâtisserie corses
 
 Chanvre (Le)
 
 Hirondelles de guerre
 
 Arbre à pain (L')
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 77 ARTICLES

 

 
 
Pinterest FrPittoresque
 

 

Vous pouvez opter pour un montant libre
Votre don nous est précieux : EN SAVOIR +

 

 

     

 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2016 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Librairie : contes et légendes Librairie : coutumes et traditions Librairie : vie d'antan
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Tumblr

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines

Contacts, Publicité, Services