Peut-être est-ce pour mieux frapper d’infamie un titre ancestral non remis en main propre jusqu’en 1645, que le langage populaire qualifia l’exécuteur des hautes œuvres de bourreau. Par manque de vocations malgré le lucratif mais contesté droit de havage exercé sur les marchés, la charge qui jamais ne devait être vacante, devint presque héréditaire.
L’homme auquel, aux premiers temps de notre société française, incomba la triste mission de mettre à mort les criminels ou de leur arracher des aveux par la torture, prit le nom d’exécuteur de la haute justice, parce que les hauts justiciers et les juges royaux étaient les seuls qui eussent le droit de condamner aux peines capitales. Le simple droit de justice n’emportait pas le droit d’avoir un exécuteur...
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(Juillet/Août/Septembre 2006) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 19 |
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