Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
Magazine de la petite Histoire de France

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Vous êtes ici : Accueil > Faune, Flore > Truffe (Culture de la)

Faune, Flore

Arbres célèbres, vertus des plantes, croyances liées aux animaux. Faune et flore vues par nos ancêtres. Balade au coeur des règnes animal et végétal


Truffe (Culture de la)
(D’après un article paru en 1884)
Publié le vendredi 15 janvier 2010, par LA RÉDACTION

 
 

Cultiver la truffe semble un paradoxe, et cependant c’est chose passée dans la pratique de plusieurs de nos départements, grands producteurs de ce champignon souterrain. La culture de la truffe est née dans le département du Vaucluse ; c’est aussi dans ce département et dans celui des Basses-Alpes, son voisin, que cette culture a fait le plus de progrès. Cette culture est des plus simples. « Si vous voulez des truffes, disait de Gasparin il y a quarante ans, semez des chênes. » C’est que de Gasparin habitait au pied du mont Ventoux, sur les pentes duquel d’intelligents rabassiers (chercheurs de truffes), guidés d’abord par le hasard, firent les premiers semis.

On peut réduire à ceci les conditions de la culture de la truffe : semer des glands truffiers sur une terre calcaire et dans un climat propre à la maturation du raisin. Disons tout d’abord que l’on donne le nom de glands truffiers aux glands tombés sur le sol des truffières ; d’ordinaire, ces glands proviennent des chênes mêmes qui abritent et sans doute alimentent les truffières. Ces chênes sont d’ailleurs, dans le Poitou et le Périgord, le Quercus pubescens ; en Provence, ce même Quercus et le Quercus Ilex, et parfois le Pinus Halepensis. Il ne faudrait pas cueillir les glands sur l’arbre même, car ce n’est qu’en tombant sur la terre qu’ils ont une chance d’emporter, avec des parcelles du sol, les spores ou graines de la truffe, lesquelles germant avec le gland du chêne, et se développant parallèlement à lui, produiront le mycélium ou blanc de la truffe.

La présence exclusive des truffes sur les sols calcaires est un fait constant d’observation dont on ne citera ici qu’un cas particulier d’une grande netteté. Quand on se rend de Poitiers à Périgueux en passant par Limoges, on quitte les truffes, en même temps que le calcaire, après Montmorillon, pour les perdre de vue sur tout le sol granitique du plateau central et les retrouver, avec les formations calcaires, dès qu’on approche de Thiviers, où est un marché de truffes assez important. Tous les sols calcaires peuvent produire des truffes, mais il semble que les plus favorables soient les terrains jurassiques ; à ce point que la carte de ces terrains est à peu près, du Dauphiné et de la Provence au Poitou, la carte de la production truffière.

Il résulte des faits observés que la truffe dépasse un peu la vigne en altitude dans les montagnes du Dauphiné et la Provence. Étant données les conditions propres à la culture des truffes, la récolte suivra les semis après six ans en Provence, après huit ou dix ans dans le Poitou et les zones situées plus au nord. Les soins à donner aux futures truffières consistent en un simple labour en avril, le repos de la terre étant nécessaire pendant le reste de l’année, sous peine de nuire à la formation des truffes.

Quant aux produits que peut donner la culture des truffes, on s’en fera une idée en considérant que les hectares de bois truffiers créés aux portes de Carpentras, sur un sol caillouteux qui se louait à peine 50 francs, donnent en moyenne, par hectare, pour 200 francs de truffes. A Montagnac (Basses-Alpes) sont aussi des truffières prospères.

Dans tout ce qui précède on a eu en vue la truffe dite de Périgord (Tuber cibarium ou melanosporum), qui garde ses qualités en tous lieux, même à Étampes et à Corbeil, aux portes de Paris. En quelques contrées, notamment en Bourgogne et en Champagne, on récolte beaucoup de truffes, mais des truffes peu estimées hors du pays et qui se rattachent à deux espèces, peut-être à trois, les Tuber mesentericum, brumale et burgundicum ou uncinatum. Or, la qualité des truffes tenant moins au climat qu’à l’espèce, comme on le constate tous les jours pour les cerises, les primes, les poires, etc., la Bourgogne et la Champagne feraient bien de remplacer, et la chose est facile, avec des glands truffiers tirés de Provence, etc., leurs mauvaises truffes par la truffe dite du Périgord.

On ne saurait trop appeler l’attention sur ce fait, que la truffe, prospérant comme la vigne sur les terres maigres et rocailleuses, est tout indiquée pour remplacer celle-ci dans beaucoup de contrées dévastées par le phylloxera.

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 




 

 
 

ET AUSSI : LE BLOG PITTORESQUE
pour des Brèves & Miettes d'Histoire
 

 Décolletage (Le) à travers les âges : propension indémodable à l'exhibition des seins
 
 Société (La) de l'avenir : un monde de déracinés oubliant de vivre ?
 
 Berceuses populaires (Les) : airs entêtants, apaisants, traversant le temps et les provinces
 
 Abstention : un âne blanc appelé Nul brigue les suffrages non exprimés
 
 La neuvaine de la Chandeleur : moyen pour les jeunes personnes de connaître d’avance le mari qui leur est destiné ?
 
 MAGAZINE N°40 > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Chercher la petite bête
 
 L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a
 
MANIFESTATIONS
 
 
 


Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 1 : Pendant 500 ans la Gaule partage la vie de Rome
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 2 : L’essai mérovingien
Permaculture : agriculture respectant la Nature
Débarrassée d’un modèle industriel intrinsèquement nuisible à l’Homme
14 juillet 1789 : prise de la Bastille et mensonge historique
Contrairement à la légende des manuels, la prise de la Bastille n’est pas un haut fait d’armes
+ de vidéos "Histoire"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Horloge florale, calendrier floral et horloge ornithologique
 
 Orties textiles pour supplanter avantageusement le coton, le chanvre et le lin ?
 
 Sapin et arbre de Noël (Origine et histoire du)
 
 Pourceaux (Sentences contre des) et lettres de grâce à eux accordées
 
 
Et puis aussi...
 
 Lutte contre les campagnols et superstitions liées à ces rongeurs
 
 Arbre à pain (L')
 
 Perles des coquillages de la Virlange (Saugues, Haute-Loire)
 
 L'obésité... chez les arbres !
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 64 ARTICLES

 

 

 

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2012 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour IE 8 et Firefox 3
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Le Magazine

Le Blog

Facebook

Twitter

YouTube

Le Paris pittoresque

Guide des prénoms

Citations latines