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Traité de morale pour gens du monde : art de vivre en beauté au XVIIIe siècle - Histoire de France et Patrimoine


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Coutumes, Traditions

Origine, histoire des coutumes, traditions populaires et régionales, fêtes locales, jeux d’antan, moeurs, art de vivre de nos ancêtres


Traité (Un) de morale pour gens du monde
ou l’art de vivre en beauté au XVIIIe siècle
(D’après « Revue du dix-huitième siècle », paru en 1915)
Publié / Mis à jour le samedi 24 octobre 2015, par LA RÉDACTION



 
 
 
Lorsqu’il est question des moeurs du XVIIIe siècle, viennent à l’esprit des scènes de galanterie, de mystérieux rendez-vous, des soupers dans les petites maisons, des enlèvements clandestins, avec le décor et les accessoires obligés, pavillon isolé, chaise à porteur, berline et postillon : aussi la publication, à cette époque, d’un traité de morale à gros succès abordant pêle-mêle les usages qu’il convient d’adopter en société, les règles à observer en matière d’amour ou de politesse, les principes déterminant le choix d’une carrière, la façon de pratiquer les plaisirs de la table ou ceux des jeux, tranche-t-il avec cette image d’Épinal.

Un livre de morale à l’usage des gens du monde, datant de cette époque, nous gênera comme une faute d’orthographe, tant notre esprit routinier a de peine à modifier les idées toutes faites qu’on lui a inculquées sur cette période de notre histoire. C’est pourtant d’un ouvrage de ce genre qui nous occupe ici : le Traité du vrai mérite de l’homme considéré dans tous les âges et dans toutes les conditions par Le Maître de Claville. Le livre et l’auteur ont quelque peu sombré dans l’oubli. La faute en est peut-être beaucoup à ce dernier ; on n’affuble pas un traité de morale d’un titre aussi long et aussi rébarbatif. De notre temps on l’intitulerait : L’art de vivre en beauté au XVIIIe siècle ; cela donnerait davantage envie de le lire.

Il faut reconnaître pourtant que lors de sa publication le livre obtint un gros succès ; il eut cinquante éditions en trois ans, si nous en croyons Diderot, à qui d’ailleurs il ne plaisait pas du tout, et qui écrivait à son propos « que rien n’était si lu qu’un médiocre ni si répandu qu’un mauvais ». En cela il était d’un avis diamétralement opposé à Rousseau, qui, à l’âge de 24 ans, se délectait dans la lecture du « traité au Vrai Mérite ». Il le dit dans son « Verger des Charmettes » :

Claville, Saint-Aubin, Plutarque, Mézerai
Despréaux, Cicéron, Pope, Rollin, Barclai
Et vous, trop doux Lamothe, et toi, touchant Voltaire
Ta lecture à mon cœur restera toujours chère.

Charles-François Le Maître, sieur de Claville, né à Rouen vers 1670 (mort en 1740), fut un honnête homme et un excellent citoyen. Il exerça dignement les fonctions de président Trésorier de France au bureau des Finances, qu’il tenait de son père et qu’il passa plus tard à son fils. Le seul fait saillant de sa vie fut une mission à Ratisbonne auprès de la Diète pour les affaires du Roi ; elle dura quatre ans. C’est pour tromper l’ennui de ces longues années d’exil et remplir le vide de ses journées, nous dit-il, qu’il eut l’idée d’écrire cet ouvrage.

L’occasion lui en fut fournie par la visite d’un jeune homme qui sortait de rhétorique et qui venait le prier instamment de lui trouver un moyen d’éviter les deux années de philosophie sans lesquelles, à cette époque, une éducation ne pouvait être considérée comme achevée. Notre écrivain se mit donc au travail et, sans souci des règles de la composition, au petit bonheur de ses idées, il se mit « à imiter ceux qui ne savent ni broder, ni peindre et qui veulent travailler en s’amusant. Ils ont inventé une sorte de découpure nouvelle dont on remplit le vide d’un reste de drap d’argent ou d’un bout de ruban d’or ; mille pièces et toutes les couleurs entrent dans l’ouvrage et, quand le morceau est fini, on voit une figure, des fruits étranges, un pot de fleurs, qui ne sont pourtant que des coupons de toute espèce collés sur le papier. Voilà à peu près mon ouvrage, dit-il ; j’ai dérobé mes matières, j’en ai rempli une découpure assez bizarre ; j’ai cousu des coupons et j’ai fourni le liseré. » On n’est pas plus modeste !

Le Maître de Claville soutenait dans son livre que lorsqu’il s’agissait d’une faveur à obtenir, l’homme de qualité devait toujours, à son avis, l’emporter sur ses concurrents, dans le cas même où il s’agirait de consulter autant le mérite personnel que l’avantage de la naissance. « Car, conclut-il, ceux qui distribuent les grâces hasardent moins leur confiance à l’égard d’un homme de qualité qu’à l’égard de l’homme ordinaire ; non qu’il soit impossible qu’un bourgeois soit capable des emplois les plus importants et les plus délicats, mais cet espoir est assurément mieux fondé dans un jeune gentilhomme. » .

Ce préjugé de la naissance lui fournit l’occasion de réflexions humoristiques sur le célibat des filles de qualité dont le blason est quelque peu dédoré : « Une demoiselle, déjà respectable par son sexe et par son nom, n’est-elle pas infiniment à plaindre si elle se trouve sans fortune et dans le goût de s’établir, surtout dans un siècle où on s’attache bien plus à la dot qu’au caractère ? Sa noblesse ne s’est-elle point usée avec la fortune de ses aïeux ? Lui en restera-t-il assez pour se réduire au célibat ? Ses doigts, faits pour toucher le clavecin, sauraient-ils s’imposer la nécessité de s’accoutumer à l’aiguille ? En ce cas je ne puis trop l’estimer. Mais qu’une autre petite écervelée se livre à l’effronterie ou à la bassesse, qu’elle fasse des avances dans l’espoir d’attraper un sot ou qu’elle contracte sans pudeur un engagement que toute sa famille désavoue, c’est prouver au public qu’elle est capable de tous les vices du tempérament, du cœur et de l’esprit. »

Après ce jugement, plutôt sévère, sur les filles en quête d’épouseurs, l’auteur aborde la liste des qualités qu’une bonne éducation peut faire acquérir. Il place au premier rang un bon caractère. Ainsi, goûtez cette petite scène moliéresque d’un intérieur de gens grincheux : « Vous m’accablez de caresses, vous me donnez le repas du monde le mieux entendu, jamais on ne répandit tant d’esprit... Oh ! la bonne maison ! m’écriai-je à la compagnie. Mais qu’entends-je ? Parce qu’un laquais éteint une bougie, vous le traitez de scélérat à pendre ? En se retirant il marche sur la patte de votre chien et vous le battez... Ce ne sont plus des cris ce sont des hurlements !... Je prends mon chapeau furtivement, je gagne l’escalier dérobé et je viens digérer chez moi. »

Le meilleur moyen de démontrer qu’on a bon caractère c’est d’être complaisant, mais il faut encore l’être avec esprit : « La complaisance légitime et bien mesurée est auprès de la bassesse et de la flatterie ce qu’une jeune demoiselle tout à fait aimable et bien élevée est auprès d’une vieille folle, galante encore jusqu’à l’impudence... Et ne pas oublier qu’avec les grands la complaisance est de droit étroit, avec nos égaux elle est de bienséance, avec nos inférieurs elle est de politique. »

La sœur cadette de la complaisance c’est la politesse, la politesse que le vieux Normand définit d’exquise façon : « Une attention à faire que par nos paroles et nos manières les autres soient contents de nous et d’eux-mêmes. » Malheureusement, à l’en croire, la politesse a perdu du terrain dans le monde et la faute en est aux femmes. « Autrefois elles nous demandaient des sentiments et de l’esprit ; depuis, moins sévères sur le mérite, elles n’exigèrent de nous que la politesse ; aujourd’hui, assez complaisantes pour s’accommoder au malheur des temps, une belle jambe, de la taille et un filet de voix leur suffit. »

Cette malice du sieur de Claville va nous servir de prétexte pour le questionner sur ce qu’il pense des femmes. Voici sa réponse : « Ne voyez jamais de femmes, conseil bourru ; voyez les femmes et n’aimez jamais, conseil inutile ; voir des femmes et prendre des précautions contre l’amour, c’est vivre en homme sage et en homme poli... Aussi le renoncement à leur commerce fait d’un galant homme un misanthrope insupportable aux autres, et sans ressources pour lui-même. » En résumé, abus des femmes, maladie du cœur ; le renoncement aux femmes, maladie de l’esprit.

Notre ami ne dissimule pas, du reste, combien les écueils de l’amour sont difficiles à éviter et il prétend que si les dames qui veulent plaire s’y prenaient bien nous serions perdus. Heureusement quelques-unes ont imaginé le secret de s’enlaidir dans l’espoir de paraître plus belles ou de le paraître plus longtemps. Les dames ne tiendront pas rigueur à Le Maître de Claville de cette petite vérité lorsqu’elles liront plus loin avec quelle délicatesse de vieil admirateur il parle des liens qui nous attachent à elles.

« Que vous ayez été trop bien et après, trop mal avec une femme, n’en parlez jamais qu’en termes qui lui fassent honneur. Si vous avez été aimé, c’est la dernière indignité de publier quelque faveur accordée plutôt au caprice qu’au mérite et, si vous ne l’êtes plus, y aurait-il de la justice à vous plaindre de sa vertu ?... Quand l’amour a produit l’amour, il a tout fait et ne veut que cela ; qui demande plus mérite moins ! »

De l’amour en général passant à l’amour conjugal, Le Maître, toujours prudent, toujours prêchant une morale à mi-côte, déconseille de contracter un mariage par une passion trop vive ; « ce qui est trop vif ne dure pas ». Il faut « un peu d’amour seulement, en épousant ; beaucoup, après avoir épousé. » L’amour, à son sens, doit être plutôt la suite que le motif du mariage. Et à ce sujet il observe que « les hommes font un usage bizarre de leur raison d’apporter tant de prudence dans le marché d’un tableau, tant de précaution dans l’achat d’un arpent de vigne et tant d’extravagance dans la conclusion d’un mariage... Un homme, depuis seize jusqu’à vingt-cinq ans, veut une belle femme ; depuis vingt-cinq ans jusqu’à trente, une jolie femme ; après trente ans, une femme raisonnable. »

C’est à propos de la fidélité conjugale, vertu si rare à son époque, que se révèlent la grande expérience de la vie et la morale indulgente de notre disciple de La Bruyère. Voici sa façon de comprendre les devoirs d’un mari : « Nous jurons à notre femme de l’aimer toujours ; c’est une promesse sérieuse. Quand cette parole coûterait un peu à tenir, l’honneur ne nous permet pas de manquer de parole et notre propre félicité dépend de l’exécution. »

Le Maître de Claville estimait que lire et voir le monde étaient les compléments d’une bonne éducation et il conseillait de lire avec son esprit plus qu’avec sa mémoire. « Faites commerce d’esprit : achetez en gros et n’achetez que du bon ; revendez en détail et à bon marché ; meublez bien le magasin avant que d’ouvrir et commencez par tenir un bon registre... Autrement dit, sachez causer : la conversation est un commerce où chacun doit fournir du sien. Bien écouter et bien répondre est une plus grande perfection que de parler beaucoup et bien sans écouter et sans répondre. »

Qui dit monde dit plaisir, distractions. L’honnête normand ne déconseillait pas le jeu : « Tel qui, sans passion et même sans goût pour le jeu, ne joue que pour s’introduire dans le monde, parvient souvent à faire connaître en lui un mérite qu’on eût ignoré. Mme Deshoulières jouait, mais elle n’était pas joueuse ; elle jouait, mais deux heures par jour, mais petit jeu et de ces jeux où ni l’espoir du gain ni la crainte de la perte n’entrent jamais et où l’esprit est toujours de la partie. » Les seuls jeux permis devraient être, à l’entendre, les échecs, le trictrac, le piquet, et l’hombre : il n’en est pas de même des trois dés, du quinquenauve, du lansquenet, de la bassette et du pharaon, « qui mènent trop loin. »

Un amusement noble qui aide à montrer de l’adresse ou de la vigueur et qui peut procurer des liaisons utiles avec des voisins distingués, c’est la chasse. Il convient dans tous les degrés de fortune et dans toutes les professions de savoir tirer adroitement une perdrix : « Le courtisan, l’homme de cabinet ne chassent guère ; l’homme sage, à trente ans, ne court point le bal, les uns et les autres savent dans l’occasion courir un lièvre, tirer une perdrix et danser un menuet. »

La danse l’enthousiasmait médiocrement : « Aujourd’hui, dit-il, où les jeunes gens s’étudient à être bossus et à faire la révérence le pied en l’air, on se trompe si on croit aller au bal, c’est renouveler les bacchanales des païens, c’est aller au-devant de la pleurésie. » En revanche, il préconisait la musique : « Si vous avez de l’esprit, sachez la musique : c’est un mérite de plus ; si vous n’avez pas grand génie, sachez la musique, c’est un supplément. Évidemment toute voix n’est pas Tévenar, toute flûte n’est pas la Bare, toute viole n’est pas Marais ; mais, vous sentez-vous fatigué par une étude abstraite, quoi de plus délassant que d’accompagner un air de Lambert sur le clavecin ou sur la basse de viole ? Le sort vous a-t-il relégué pour quelque temps en province, quelle ressource n’est-ce pas de tirer de Paris quelques airs que vous déchiffrez aux dames, qui ont assurément le goût et l’esprit plus délicats que nous ? »

Le théâtre lui plaisait, même pour les jeunes filles, qu’il ne faut pas élever en femmes mondaines, mais en femmes du monde ; et, rendez-vous pour rendez-vous, il les pardonnait mille fois plus volontiers à la Comédie qu’à la messe. Entre la Comédie et l’opéra toutes ses préférences étaient pour la Comédie, néanmoins il reconnaissait « qu’il y avait une sorte de discernement à préférer l’opéra à la comédie depuis dix ans jusqu’à vingt et de rentrer dans le même goût à soixante, parce qu’à ces deux âges on aime les plaisirs qui réveillent l’imagination sans la trop appliquer. »

Les plaisirs de la table n’ont point laissé insensible l’auteur du Vrai mérite ; on le devine raffiné d’après les conseils qu’il donne sur ce chapitre : « Manger froidement l’été, chaudement l’hiver, être assis à son aise, avoir des convives choisis, et être à table depuis les Grâces jusqu’aux Muses, c’est-à-dire de trois à neuf personnes ; par exemple, avec cinq ou six amis qui chacun ne boiront pas plus de leur bouteille, moitié Beaune, moitié Syllery. Bon pain, bon vin, bon visage d’hôte, peu de plats mais bons, un cuisinier entendu d’un goût sûr et friand... et, avec cela, pas d’excès ! Quand les gourmands sont sur le retour, ils voudraient bien, autant par volupté que par religion, racheter les désordres de la jeunesse. »

Enfin une distraction que préconise surtout Le Maître de Claville, c’est la promenade. « Seulement, si tout le monde se promène, tout le monde ne sait pas se promener. Ce n’est pas jouir du plaisir de la promenade que de se trouver aux rendez-vous publics pour contrôler le public, de faire des parties de campagne pour danser, jouer ou manger, d’aller aux Tuileries pour faire vingt fois le tour de la grande allée depuis huit heures jusqu’à neuf, ou enfin de se trouver au Cours à la file de cinq cents carrosses, les glaces bien tirées pour se garantir de la poussière. »

Que de nombreuses et amusantes citations on pourrait encore extraire du Traité du vrai mérite, si l’on avait le courage d’affronter les longueurs de ses cinq cent soixante dix pages ! On y verrait ce que l’auteur pense de Paris : « Un assemblage confus de tout ce qu’il y a de plus pernicieux dans le monde et de tout ce qu’on peut imaginer de meilleur. » De la campagne : « Quand on est né avec un bon esprit, un parterre bien émaillé et un fruitier commode plaisent plus que la foire Saint-Germain. » Des voyages : « Il faut voyager la carte et l’histoire du pays à la main, et savoir la langue du pays pour ne pas être accusé d’orgueil ou soupçonné d’incapacité. ». On y cueillerait cette jolie boutade sur la digestion des heureux de ce monde : « L’homme d’affaires mange des pois verts à cent francs le litron, tandis que le batteur en grange mange du pain d’orge ; tous deux vivent et celui-ci digère mieux, dort mieux que celui-là. » Cette recette contre la neurasthénie : « Si vous êtes dans la crise, courez vite à quelque amusement qui vous flatte ; au lieu de vous plonger dans le sombre, cherchez à vous distraire ; ces sortes d’orages ne durent pas ; un peu de plaisir et beaucoup de raison ramènent bientôt la bonace ».

Enfin ses appréciations sur le choix d’une carrière seraient à retenir, frappées au coin du plus parfait bon sens. D’après lui ceux qui se destinent à la marine « devraient se rappeler souvent la fortune d’un Duquesne ou d’un Jean Bart parmi nous, d’un Trump et d’un Ruitter chez les Hollandais, et d’un Drac chez les Anglais et apprendre à vivre souvent de biscuit : tous les commencements sont pénibles. » « Un bon militaire doit éviter de manger avec une actrice ou de perdre au lansquenet l’argent destiné pour sa campagne, de se faire purger un jour d’assaut ; mais il prendra soin, avant tout, de faire sa cour à ses supérieurs. »

« Si l’on veut devenir un grand diplomate il faut être assez maître de ses humeurs et de ses goûts pour savoir également se réjouir ou s’ennuyer, pour le plus grand bien de sa mission, et pouvoir donner des fêtes même en apprenant la mort de son frère. » Quant au commerçant à qui il faut une droiture infinie, une grande intelligence, beaucoup d’habileté et d’honneur, Le Maître ne comprend pas « qu’on interdise à un homme de qualité de prendre cette carrière. Elle vaut cent fois mieux que de se lancer dans les affaires, et d’amasser des tonnes d’or en grappillant, parce qu’on peut dire de la fortune comme de l’amour : qu’on ne passe jamais de l’imagination à la réalité sans y perdre. Le cordonnier siffle sa linotte, le manœuvre chante en servant les maçons, mais on ne verra point l’homme d’affaires chanter en amassant. »

Pour terminer cette revue rapide des principes émis avec un sens pratique si profond par l’auteur du Vrai mérite, citons un passage qui résume toute sa philosophie calme, souriante et résignée, sur la vie et sur la mort :

« Mais nous voici, vous et moi, à cet instant critique où il faut compter tout à la fois avec les hommes et avec Dieu. Ayez fait en sorte d’arranger par avance toutes vos affaires temporelles, de n’y laisser ni embarras ni confusion pour n’être pas obligé de sacrifier vos derniers moments aux autres. L’idée de la mort doit être alors votre seule affaire, le siècle va finir pour vous, ne vous occupez plus des affaires du siècle. Déjà le galant homme et l’homme de mérite sont morts en vous, vous n’en avez plus besoin ; ainsi la perte n’est pas grande. Il reste donc à mourir, de vous, l’honnête homme et l’homme de bien. C’est dans ce moment que ces deux qualités doivent se confondre. Si la probité a produit la religion, la religion sanctifiera la probité. »


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