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Coquilles et bévues notoires - Histoire de France et Patrimoine


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Anecdotes insolites

Petite Histoire de France et anecdotes, brèves et faits divers insolites, événements remarquables et curieux, événements anecdotiques


Coquilles et bévues se glissant
au sein d’ouvrages et de revues
(D’après « Nos lectures. Revue nationale illustrée » paru en 1909
et « Musée des enfants », paru en 1901)
Publié / Mis à jour le lundi 12 octobre 2015, par LA RÉDACTION



 
 
 
Sans être aussi nombreuses que les coquilles de noix ou les coquilles de mer, les coquilles d’imprimerie, fautes typographiques, abondent et plusieurs sont fort curieuses, ainsi que les erreurs de construction émaillant certaines phrases d’articles et de romans.

Rendant compte d’une chasse qui venait d’avoir lieu, un chroniqueur alsacien du Journal de Molsheim insérait bravement, en 1908, qu’au cours de cette battue « 1032 lièvres et un certain nombre de gardes-champêtres étaient restés sur le carreau ». On fut très ému en Alsace, lorsqu’on apprit cette nouvelle. On alla aux renseignements et on s’aperçut que les typos seuls étaient responsables de l’hécatombe de ces innocents gardes. Le rédacteur avait écrit : Feldhühner (perdreaux) et ils avaient composé : Feldhüter (gardes-champêtres). C’était une coquille.

A la même époque, Mlle Renaudot, en parlant de la chirurgie esthétique, écrivait dans la chronique scientifique de Nos Lectures, cette phrase : « Un tamponnement à la gaze stérilisée et deux trains dans les narines, pour permettre de respirer librement, complètent l’opération. » Deux trains pour deux drains, c’était encore une jolie coquille, que les lecteurs ont rectifiée d’eux-mêmes, cela va sans dire, « pour leur permettre de respirer librement ».

On n’en finirait pas s’il fallait relever toutes les omissions, interversions ou substitutions typographiques qui dénaturent si souvent le texte des auteurs. Si les pauvres typos sont généralement rendus responsables de ces erreurs, la faute en est, dans bien des cas, aux auteurs eux-mêmes dont l’écriture est effroyable. On publierait un volume de plusieurs milliers de pages avec les coquilles bizarres que l’histoire nous a léguées.

On lit dans une gazette du XVIIIe siècle : « Le roi Louis XV est depuis huit jours au Château de Fontainebleau ; hier, il s’est pendu dans la forêt. » Pendu pour perdu, ce n’était pas mal ! Cambacérès, ouvrant un matin le Moniteur, s’aperçut qu’il était désigné sous le titre de grand chandelier de l’Empire. Il en vit aussitôt trente-six mille chandelles.

Guizot avait dit dans un discours : « Accordez-moi un peu d’attention : je suis au bout de mes forces ». Le lendemain, un journal lui faisait dire : « Je suis au bout de mes farces ». Mgr Dupanloup, dans l’oraison funèbre du général La Moricière, avait parlé de l’étai des consciences. La Gazette du Midi imprima : l’étui des consciences.

Un certain docteur F. avait écrit une brochure sur le traitement des aliénés ; elle se terminait par une citation du célèbre docteur Pinel. Monsieur F., ayant remarqué à l’épreuve que cette citation manquait de guillemets, écrivit au bas de la dernière page : « Il faut guillemeter tous les alinéas. » Quelle ne fut pas sa stupéfaction en lisant, quelques jours après en belles italiques, cette phrase qui terminait l’ouvrage : Il faut guillotiner tous les aliénés !

Au-delà des simples coquilles, citons les erreurs ou maladresses malheureuses de construction, que l’on rencontre tant parmi les grands écrivains qu’au sein des journaux. Ainsi, Molière fait dire au Misanthrope : « Pourvu que votre cœur veuille donner les mains au dessein que j’ai fait. » Jules Claretie, dans le Prince Zitah, écrit à propos d’une scène d’enfants : « Le plus petit, âgé de dix-huit mois, se roulait aux pieds des deux autres qui en avaient trois et quatre. » Ce qui laisse entendre trois ou quatre pieds... Le Gaulois, en 1870, célébrait un nouveau biberon en ces termes : « Lorsque l’enfant a fini de téter, il faut le dévisser et le mettre dans un endroit frais, tel qu’une fontaine ». Pauvre enfant !

Les coquilles n’ont pas toujours été aussi malheureuses. Tout le monde connaît ces deux vers célèbres de Malherbe, dans son Ode à Duperrier sur la mort de sa fille :

Et Rose elle a vécu ce que vivent les roses
L’espace d’un matin.

Malherbe avait d’abord écrit :

Et Rosette a vécu...

Le typographe commit une coquille en imprimant :

Et Rose elle a vécu...

Mais cette coquille-là équivalait à un véritable trait de génie, car la métaphore était gracieuse et devait faire fortune.

Il serait cruel d’insister, d’autant plus que nul écrivain n’est à l’abri de ces bévues-là. En cherchant attentivement dans l’œuvre du plus illustre, comme dans celle du plus humble, on en rencontrerait, et tel qui découvrirait la paille dans la prose de l’un n’apercevrait pas la poutre dans la sienne.




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