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Histoire des Français. L'habile et rusé Louis XI préserve la grandeur et l'unité de la France - Histoire de France et Patrimoine


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Histoire des Français

L’Histoire des Français : systèmes politiques, contexte social, population, économie, gouvernements à travers les âges, évolution des institutions.


Louis XI : habile et rusé, il préserve
grandeur et unité de la France
(D’après « Faits mémorables de l’Histoire de France », paru en 1844)
Publié / Mis à jour le dimanche 15 février 2015, par LA RÉDACTION



 
 
 
Quelque jugement que l’on porte sur la politique de Louis XI, qu’on en blâme les ruses et les détours, on doit cependant reconnaître les vues élevées qu’elle renferme et le dévouement courageux avec lequel il en poursuivit les résultats. Préférant certes la voie des négociations et les détours de la diplomatie aux hasards de la guerre, il ne redoute pourtant pas pour lui-même les périls du combat lorsque le devoir de sa royauté le pousse. Quand le succès dépend de son audace, il oublie sa sûreté personnelle : à Montlhéry nous le voyons combattre en soldat, s’exposer sans ménagement ; peu après , à l’entrevue de Péronne, il se livre hardiment à son ennemi Charles le Téméraire en se contentant d’une parole pour toute sûreté.

Dès les premiers jours de son règne, Louis XI avait fait ses preuves de courage, et sa conduite à la journée de Montlhéry lui donna le droit d’user plus des ressources de son esprit que des lances de ses hommes d’armes. La ligue du Bien public, qui n’eut guère d’autre motif que la défense des intérêts et des privilèges féodaux contre l’autorité royale, venait de se déclarer ; les premiers actes de Louis XI, qui révélaient déjà les desseins de sa politique, avaient armé contre lui tous les princes et seigneurs de France ; on accusait le roi de vouloir abaisser la puissance des grands détenteurs de fiefs ; on lui avait entendu dire qu’il mettrait bien en servage les deux ou trois seigneuries qui restaient indépendantes, et à cette parole imprudente Jean II, duc de Bourbon, Jean, duc de Lorraine, et enfin le frère de Louis XI, le duc de Berry lui-même, avaient répondu en s’unissant au duc de Bretagne pour combattre le monarque.

Et bientôt, le comte de Charolais, après avoir obtenu de son père une armée et des États de Flandres des subsides, vint seconder de son concours cette coalition qui prenait le titre de Ligue du Bien public « parce qu’elle s’entreprenoit sous couleur de dire que c’étoit pour le bien du royaume », quoiqu’elle n’eût au fond d’autre but que la satisfaction d’ambitions individuelles. Devant cette révolte générale, redoutable par son ensemble et par ses forces, Louis XI ne perdit pas courage : l’imprudence de ses résolutions, la liberté avec laquelle il les avait annoncées, la lui avaient attirée ; pour la réprimer il retrouva toute son activité, toute son adresse.

Louis XI
Louis XI

Au manifeste de la ligue il répondit en dévoilant les projets formés contre lui par les seigneurs : « Si j’avais voulu, dit-il, augmenter leurs pensions et leur permettre de fouler leurs vassaux comme par le passé, ils n’auraient jamais pensé au bien public. » Puis il s’occupa de s’assurer du Midi, il négocia avec les princes de Bourbon et d’Armagnac ; et quand il les eut forcés par l’habileté de ses démarches et par la vigueur de ses armes à se séparer de l’union il revint à grandes marches vers le nord et dirigea tous ses efforts contre Charles de Bourgogne, qui s’était mis au premier rang de ses ennemis et déclaré le véritable chef de la ligue du Bien public.

A la nouvelle de l’arrivée du roi le comte de Charolais traversa la Seine et alla à sa rencontre ; les deux armées se trouvèrent en présence à Montlhéry ; la lutte entre la royauté, qui chaque jour grandissait, et la féodalité encore puissante s’engagea sous les tours mêmes de ce château si célèbre dans l’histoire du Moyen Age par ses résistances au pouvoir royal, et que les premiers successeurs de Hugues Capet ne gagnèrent qu’en s’alliant aux seigneurs de Montlhéry. Louis XI, qui désirait éviter la bataille, s’y vit obligé ; mais, une fois qu’on fut aux prises, il sut prouver qu’aucune crainte personnelle ne l’engageait à reculer et que, s’il redoutait de compromettre la cause du roi de France dans un combat incertain, il n’était point préoccupé de sa propre sûreté.

Après s’être observés toute la matinée, les deux chefs mirent leurs troupes en mouvement le 16 juillet 1465. Vers midi le comte de Charolais donna le signal et s’avança contre les lignes de l’armée de Louis XI, formées, derrière un fossé, au bas de la cote que domine la vieille tour féodale. Jusqu’au dernier instant on avait pensé qu’il n’y aurait pas d’engagement ; les manœuvres de l’armée bourguignonne étaient précipitées et mal dirigées, aussi la mêlée fut pleine de désordre : on s’attaqua mollement, et on se poursuivit sans haine et sans acharnement. Enfin, après plusieurs heures de combat, on se sépara sans qu’aucun avantage marqué décidât à qui appartenait le succès de cette journée : toutefois on eût obtenu des résultats plus positifs si les soldats avaient suivi l’exemple de leurs chefs et imité la bravoure, la vaillante hardiesse de Louis XI et du comte de Charolais ; l’un et l’autre s’exposèrent sans ménagement et luttèrent avec un égal courage. Le roi de France eut un cheval tué sous lui au plus fort de la mêlée ; un moment on le crut mort et il ne dut sa liberté qu’au dévouement des archers de la garde, qui le transportèrent à Montlhéry après l’avoir dégagé des mains des soldats de Bourgogne.

Aussitôt qu’il fut revenu à lui, Louis XI, réparant le désordre qu’avait causé son accident, rallia ses troupes et trois fois les ramena sur le champ de bataille ; vraisemblablement il l’eût emporté sans l’abandon du comte du Maine et de l’amiral de Montauban, qui, dès le commencement de l’action, avaient fui lâchement. Enfin vers le soir le roi, jugeant que plus d’efforts seraient inutiles, donna l’ordre de la retraite et se replia sur Corbeil, d’où il restait maître du chemin de Paris : c’était un point essentiel pour lui et il put considérer cette journée comme gagnée à son profit. Néanmoins le comte de Charolais, demeuré maître du champ de bataille, « estima la gloire être sienne, ce qui depuis, dit Comines dans ses Mémoires, lui a coûté bien cher, car oncques il n’usa de conseil d’homme, mais du sien propre, et par là fut finie sa vie et sa maison détruite. »

Sûr de Paris, où il avait pénétré, Louis XI eut alors recours aux négociations : il demanda une entrevue au comte de Charolais afin de traiter directement de la paix avec lui. Presque sans suite, avec la plus apparente confiance, Louis XI se rendit au camp bourguignon, et là il essaya sur l’ancien compagnon de sa jeunesse la séduction de sa parole. Accompagné seulement de trois ou quatre personnes, il demanda pour toute garantie au comte de Charolais : « Mon frère, m’assurez-vous ? » car autrefois celui-ci avait épousé Catherine de France, sœur de Louis XI ; Charles répondit : « Monseigneur, oui, comme frère. » Satisfait de cette assurance, le roi aborda ; et, seul au milieu de cette armée ennemie, au pouvoir de cette ligue formée contre son autorité, il causa librement, d’un visage tranquille et souriant, avec le comte de Charolais. Il lui rappela le passé, les menaces qu’il lui avait faites et qu’il n’avait que trop réalisées : « Mon frère, lui dit-il, je connais que vous êtes gentilhomme de la maison de France. — Pourquoi ? lui répondit le comte. — Parce que, continua le roi, quand j’envoyai mes ambassadeurs à Lille, naguère, devers mon oncle votre père et vous, et que ce fol Morvilliers parla si bien à vous, vous me mandâtes par l’archevêque de Narbonne, qui est gentilhomme, et il le montra bien, car chacun se contenta de vous, que je me repentirais des paroles que vous avait dites ledit Morvilliers, avant qu’il fût le bout de l’an ; vous m’avez tenu promesse et encore beaucoup plus tôt que le bout de l’an. »

Bataille de Montlhéry le 16 juillet 1465
Bataille de Montlhéry le 16 juillet 1465

« Et dit le roi ces paroles en bon visage et riant poursuit Commines, qui nous a conservé les détails de cette entrevue, connaissant la nature de celui à qui il parlait être telle qu’il prendrait plaisir auxdites paroles. » Cet abandon était en effet le plus sûr moyen d’entraîner le comte de Charolais, qui s’abandonna aux souvenirs de sa première amitié : entre ces deux ennemis, l’un si adroit, si réservé au fond, l’autre si violent, si impérieux, la conversation fut amicale, franche, sincère ; ils discutèrent sans trop d’amertume et posèrent les bases de l’accommodement du roi de France avec ses grands vassaux. Le roi, entre le comte de Charolais et le comte de Saint-Pol, se promena longtemps sans avoir laissé paraître aucun signe de défiance ; enfin Louis XI se retira en faisant à son frère de gracieux adieux, remonta dans son bâteau et regagna Paris. Cette démarche hardie, qu’il devait renouveler avec moins de succès dans une circonstance semblable, si elle ne ramena pas complètement à lui l’héritier du duché de Bourgogne, dissipa une partie des ressentiments qui les séparaient.

Deux mois plus tard, le 29 octobre 1465, la paix fut enfin signée à Conflans, entre la ligue du Bien public et le roi de France ; elle lui coûtait cher aussi : « Les princes butinèrent le monarque et le mirent au pillage ; chacun emporta sa pièce. » Le duc de Berry obtint la Normandie en souveraineté héréditaire ; le comte de Charolais reprit les villes de la Somme, rachetées deux cent mille écus quelques mois auparavant ; le duc de Bretagne, le duc de Lorraine, le duc de Nemours, chacun eut sa part ; en donna à Saint-Pol révolté l’épée de connétable, on rendit ses biens à Chabannes. Tant de sacrifices semblèrent pénibles au roi ; mais l’important pour lui était de dissoudre cette dangereuse coalition. Isolément il comptait bien obtenir lentement justice de toutes ces ambitions qu’il n’aurait pu vaincre réunies : il n’épargna donc rien pour en rompre le faisceau, il s’humilia, prodigua les caresses, les dons ; et, au moment où il méditait de s’affranchir de cette orgueilleuse tutelle, il sut se plier à la nécessité, et sembla se remettre pour ainsi dire entre les mains de cette noblesse sur laquelle il devait prendre une si complète revanche.

En toute occasion, lorsqu’il le crut utile, il s’engagea de sa personne, et ce prince dont les méfiances sont devenues célèbres, qu’on voit habituellement renfermé avec tant de soin au Plessis-lès-Tours, s’environnant de gardes, de défenses, se risqua parfois avec une témérité qui forme un singulier contraste à côté de ses réserves ordinaires.

Sa visite à Charles le Téméraire est une des plus importantes époques de la vie de Louis XI ; il s’y montre avec toutes ses qualités et tous ses défauts, avec ce courage inébranlable qu’il gardait dans les plus difficiles situations, cette résolution, cette fermeté qui ne désespéraient jamais, et aussi avec cette finesse poussée jusqu’à la duplicité, cette déloyauté, cet abandon de ses engagements qui lui coûtaient si peu.

A l’avènement de Charles le Téméraire au duché de Bourgogne, la ligue des grands vassaux contre l’autorité royale s’était reformée en France ; moins redoutable qu’en 1465, mais encore menaçante. Toutefois Charles, occupé de réprimer le soulèvement des Flandres et surtout celui de la turbulente cité de Liège, ne put d’abord donner son appui à l’union des seigneurs, et Louis XI profita heureusement de ces délais pour la dissoudre soit par la force, soit par l’adresse de sa politique ; il conclut une trêve avec le duc de Bretagne et enleva au duc de Berry, son frère, le duché de Normandie, qu’il avait été obligé de lui céder par le traité de Conflans. De tous ses adversaires il ne lui restait plus que le duc de Bourgogne, qui, libre enfin, réunissait des troupes à Péronne pour entrer en France ; mais il n’était plus à craindre, privé des alliés que l’activité du roi de France lui avait enlevés

Cependant Louis XI, maître d’une belle et forte armée, ne voulut pas combattre quand il le pouvait avec tant de chances ; entraîné par les habitudes de son caractère, il aima mieux obtenir par les négociations ce qu’il pouvait exiger les armes à la main. Confiant dans les ressources de son esprit, dans le charme de sa conversation toujours caressante et enjouée, il se plaisait à faire l’épreuve de ces séductions et à remporter des succès par l’insinuante adresse de son intelligence plutôt que par la force. Sûr donc de lui-même, mécontent de ses négociateurs, il résolut d’aller traiter en personne d’un accommodement, et sur une lettre du duc de Bourgogne, malgré les représentations de ses conseillers, il partit sans escorte et vint trouver son plus ardent ennemi dans ses propres États, au milieu d’une armée considérable, qui se grossissait de tous les mécontents français ; il se livra enfin absolument à son adversaire, s’entoura de ses archers, alla loger dans le château même de Péronne, et ne conserva avec lui que quelques personnages de distinction (octobre 1468).

Le duc Charles avait accueilli avec respect son suzerain, les pourparlers étaient entamés entre lui et le roi, quand on apprit à Péronne le soulèvement de Liège ; l’évêque prince de Liège, parent du duc de Bourgogne, était prisonnier, et plusieurs de ses chanoines et de ses gens avaient été massacrés. A ces fâcheuses nouvelles, la colère de Charles éclata avec fureur ; tout d’abord il accusa Louis XI de cette révolte : « C’est le roi, dit-il, qui a excité ces mauvaises gens de Liège, mais il aura sujet de s’en repentir. » Aussitôt les portes du château de Péronne furent fermées ; on sépara Louis XI des siens et on le renferma dans la tour du château, dont la sinistre renommée ajoutait aux inquiétudes du prisonnier. Six siècles auparavant, en 924, un comte de Vermandois avait par trahison arrêté le roi Charles le Simple et l’avait retenu jusqu’à sa mort au château de Péronne ; c’était un fatal exemple, que Charles pouvait imiter, et, comme si l’on eût voulu avertir Louis XI du sort qui l’attendait, souvent on lui répétait en lui montrant la prison de Charles le-Simple : « C’est ici qu’est mort un roi de France. »

Dans les premiers transports de son ressentiment, le duc de Bourgogne prenait les résolutions les plus extrêmes ; il songea tour à tour à tuer le roi de France et à le retenir prisonnier. Son esprit ardent, impétueux l’entraînait aux violences ; et, s’il ne s’y abandonna pas, il le dut aux prudents conseils de Comines, qui réussit à modérer sa colère.

Louis XI était captif, isolé de tout appui, au pouvoir d’un ennemi offensé ; cependant il ne fut pas découragé : c’est alors qu’il retrouva pour ainsi dire toute sa prudence , toute son habileté, afin d’échapper au danger qu’il avait si inutilement cherché. De sa prison, il parvint par ses promesses et ses corruptions à gagner plusieurs conseillers du duc ; par sa douceur, par son apparente tranquillité, il calma l’irritation de Charles, et fut rendu à la liberté en renouvelant le traité de Conflans. Les conséquences de ses succès récents lui étaient ravies, mais c’était beaucoup de n’avoir plus à craindre pour sa vie ou pour sa couronne : toutefois il ne put rentrer en France sans s’être soumis à l’humiliante condition d’aider le duc de Bourgogne à réduire Liège ; Louis XI y consentit, et, lui qui avait suscité ces troubles, encouragé les Flamands, marcha contre eux de concert avec leur maître, aussi calme que s’il eût été étranger à cette révolte.

Louis XI, prisonnier de Charles le Téméraire à Peronne, est forcé de signer un traité humiliant en octobre 1468. Lithographie couleur d'après une aquarelle de Jacques Onfroy de Bréville dit Job parue dans Louis XI de Job et G. Montorgueil (1905)
Louis XI, prisonnier de Charles le Téméraire à Péronne, est forcé de signer un traité humiliant
en octobre 1468. Lithographie couleur d’après une aquarelle
de Jacques Onfroy de Bréville dit Job parue dans Louis XI de Job et G. Montorgueil (1905)

L’armée bourguignonne se dirigea vers Liège ; et le roi s’y rendit avec le duc de Bourgogne, portant comme lui sur sa poitrine la croix de Saint-André et criant : « Vive Bourgogne ! » Les Liégeois furent épouvantés de cette audacieuse défection ; mais Louis XI ne fut pas troublé par leurs malédictions : sa liberté était au prix de cette trahison ; il n’hésita pas. Le duc de Bourgogne l’observait avec une méfiance profonde, c’était en quelque sorte à regret qu’il renonçait à se venger, il ne demandait qu’une occasion de rompre de nouveau avec Louis.

Celui-ci soutint son caractère jusqu’au bout, il combattit sans pitié les rebelles, dirigea les attaques sur quelques points, et quand Liège, après une résistance pleine de désespoir, subit la vengeance du duc de Bourgogne, plus horrible dans ses excès que ne l’avait été l’insurrection, le roi, toujours calme, impassible, cachant sous un extérieur serein les secrètes agitations de son âme, trouvait encore la force de féliciter son « bon frère ».

Reconduit jusqu’à la frontière de France par deux seigneurs bourguignons, Louis XI rentra dans son royaume lié par un traité : il s’était engagé à rendre à son frère un apanage, et avait promis de lui livrer la Champagne. Mais avant de quitter le duc de Bourgogne : « Si d’aventure mon frère qui est en Bretagne, lui avait-il dit, ne se contentait du partage que je lui baille pour l’amour de vous, que voudriez-vous que je fisse ? — S’il ne le veut prendre, répondit brusquement et sans réflexion le duc de Bourgogne, mais que vous fassiez qu’il soit content, je m’en rapporte à vous deux. » Le roi de France sut profiter de cette ouverture : il réussit tellement à surprendre les volontés du duc de Berry, qu’en échange de la Champagne, qui ouvrait la frontière de France à la Bourgogne, il lui fit accepter la Guyenne, où son isolement le laissait sans influence.

Dans l’entrevue de Péronne, le caractère de Louis XI se produit sous ses bons et ses mauvais aspects ; on sait mieux après cela quelle part d’éloges ou de blâme revient au prince le plus intelligent certainement de la dynastie des Valois. Il ne faut pas dissimuler les vices de cette nature non plus que ses excès ; mais, pour demeurer impartial, on doit se rappeler l’époque dans laquelle vivait Louis XI, les luttes qu’il dut soutenir ; s’il paraît plus habile que les princes qui l’entourent, on ne le trouve ni plus cruel ni plus perfide qu’eux. Les trahisons le rendirent soupçonneux, impitoyable ; ne pouvant directement arriver au but qu’il se proposait, il employa les voies détournées, les ruses coupables : mais n’oublions pas que ce but, qu’il poursuivait si ardemment, et qu’il atteignit, c’était la grandeur et l’unité de la France.




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