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L'année 2015 durera une seconde de plus. Temps officiel

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L’Histoire éclaire l’Actu
L’actualité au prisme de l’Histoire, ou quand l’Histoire éclaire l’actualité. Regard historique sur les événements faisant l’actu
L’année 2015 durera une seconde
de plus ajoutée le 30 juin
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le samedi 17 janvier 2015, par Redaction
 
 
Temps de lecture estimé : 2 mn
 
 
 
Une seconde sera ajoutée le 30 juin pour que le temps officiel coïncide exactement avec la rotation de la Terre

En général, une année civile dure 365 jours. Comme la Terre met quelques heures de plus pour boucler une révolution autour du Soleil, on rajoute régulièrement un 29 février pour compenser le décalage. L’année dure alors 366 jours. Ces années bissextiles doivent être divisibles par 4 mais pas par 100 (exemple 2008 et 2016), ou divisibles par 400 (exemple 2000). 2015 ne sera donc pas bissextile.

Pourtant cette année sera tout de même un tout petit peu plus longue que d’ordinaire : elle va durer très exactement 365 jours... et une seconde. Cette seconde sera rajoutée le 30 juin 2015. Les horloges de référence du monde entier marqueront une étape intermédiaire entre 23 h 59 m 59 s et minuit : pendant un court instant, il sera 23 h 59 m 60 s. Mais quelle est l’utilité de cette seconde supplémentaire ?

Historiquement, la mesure du temps était calée sur l’alternance des jours, soit le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même. On divisait cette période en 24 heures, chaque heure contenant 60 minutes de 60 secondes. Mais comme la vitesse de rotation de la Terre diminue avec le temps sous l’influence des forces de marées provoquées par l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, cette seconde « astronomique » a tendance à s’allonger avec les années. Pas de beaucoup, mais suffisamment pour que cela trouble les scientifiques.

Un décalage qui pose problème
Pour remédier à ce problème, la définition de la seconde a changé en 1967 : elle correspond désormais à « 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins de l’état fondamental de l’atome de césium 133 au repos à la température du zéro absolu ». Cela paraît compliqué, mais il suffit de retenir que la définition de la seconde repose sur une propriété physique fondamentale de la matière. Cela fournit une référence intemporelle et universelle pour découper le temps. Deux décomptes, l’un atomique, l’autre astronomique, se font depuis en parallèle : ils définissent respectivement le temps atomique international (TAI) et le temps universel (UT1). « Comme la seconde astronomique évolue, ces décomptes divergent », explique Félicitas Arias, directrice du département temps au Bureau international des poids et mesures à Sèvres, dépositaire du TAI au niveau mondial.

Pour certaines applications, ce décalage posait problème. « Une seconde, cela représente 500 mètres de différence au niveau de l’équateur pour un navigateur qui s’oriente par rapport aux étoiles », souligne Daniel Gamblis, responsable du Service international de la rotation de la Terre, à l’observatoire de Paris, qui définit le temps universel pour la planète entière.

À l’heure du GPS, ce problème peut paraître désuet, mais en 1972, il était fondamental. Ces deux échelles ont donc été harmonisées dans le temps universel coordonné (UTC). Dans ce référentiel, les secondes qui s’écoulent sont « atomiques » mais on ajoute périodiquement des secondes intercalaires pour rester au plus près du temps astronomique. C’est la raison pour laquelle les horloges tiqueront une fois de plus le 30 juin prochain.

Anticiper le changement
« C’est moi qui décide de l’ajout de ces secondes intercalaires et en informe les instituts de référence responsables de leur application dans le monde entier », explique Daniel Gamblis. « Je suis un peu le maître du temps. Mais il ne faut pas que la différence entre l’UT1 et l’UTC dépasse 0,9 seconde, sinon, je me fais taper sur les doigts », plaisante l’astronome.

Ces secondes d’ajustement sont annoncées six mois à l’avance et peuvent être placées le 31 décembre ou le 30 juin. À charge ensuite aux pays du monde entier d’anticiper ce changement. À l’heure d’Internet et des échanges numériques, ce n’est pas anodin. En 2012, l’année de la précédente seconde intercalaire, cela avait causé de nombreuses pannes. « Il est d’ailleurs question de supprimer ce système à l’occasion de la prochaine conférence internationale des télécommunications qui se tiendra en novembre prochain », souligne Felicitas Arias. Nous pourrions bien vivre en juin la dernière seconde intercalaire de l’histoire.

Tristan Vey
Le Figaro

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