Catalogue de nos
PUBLICATIONS
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


Vieux métiers, métier ancien : histoire gantiers-parfumeurs, gantier-parfumeur - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Métiers anciens / oubliés > Gantiers parfumeurs

Métiers anciens / oubliés

Histoire des métiers, origine des corporations, statuts, règlements, us et coutumes. Métiers oubliés, raréfiés ou disparus de nos ancêtres.


Gantiers parfumeurs
(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1867)
Publié le jeudi 11 février 2010, par LA RÉDACTION


 
 
 
 
« A Paris, dit Savary, les maîtres gantiers parfumeurs forment une communauté considérable » ; il faut ajouter : et ancienne, car leurs premiers statuts remontaient au règne de Philippe-Auguste, à 1190. Ces statuts furent rajeunis en mai 1656.

Paris était la ville, non seulement de France, mais d’Europe, où il se fabriquait le plus de gants. Après Paris venaient Vendôme, Grenoble, Avignon, Blois ; Montpellier et Grasse, qui arrivaient ensuite, en produisaient beaucoup moins. Une grande partie de ces gants, surtout des gants en peau, se consommaient dans le royaume. Le reste était emporté dans les pays du Nord. Les contrées méridionales, loin d’être un marché pour nous, faisaient concurrence à notre commerce, l’Espagne en particulier.

Au dix-septième siècle, un proverbe populaire disait qu’un gant, pour être bien fait, devait être tanné et préparé en Espagne, taillé en France et cousu en Angleterre. Mais au dix-huitième siècle les ouvriers français faisaient mentir le proverbe, et nos gants étaient préférés sous tous rapports.

On reprochait aux gants parfumés d’Espagne de sentir trop fort. Nos dames en souffraient. Les Espagnoles et les Italiennes, s’il faut en croire un assez grand nombre de voyageurs, ont toujours usé des odeurs avec une certaine indiscrétion. Les parfums les plus employés en France, comme partout, étaient le musc, l’ambre et la civette.

Les gants se portaient autrefois plus longs qu’aujourd’hui, surtout ceux des femmes. Le gant masculin avait un rebord qui couvrait parfaitement le poignet ; celui des dames montait jusqu’au coude. On se servait des mêmes peaux qui sont encore en usage, sauf que les gants en peau de buffle, de daim, de cerf, avaient alors beaucoup plus de débit : on les portait à la guerre, à la chasse, ou simplement quand on allait à cheval. Il y avait un gant de fauconnier, et que les griffes du faucon, en effet, ne pouvaient pas déchirer.

On faisait plus de gants d’étoffes, et avec une plus grande variété d’étoffes. Il y en avait de tissés en soie, en fleuret, en coton, en lin, en laine, en fil de chanvre, en poil de castor. Il y en avait en velours, en satin, en étamine, en drap, en simple toile. Ils étaient aussi plus ornés. On les brodait d’or, d’argent, de soie ; on les garnissait de rubans, de franges d’or, d’argent et de soie.

Je ne sais quand on commença à confectionner des gants de canepin, dits aussi gants en cuir de poule. Il s’en faisait assez autrefois pour l’usage des femmes durant l’été. Le prétendu cuir de poule n’était que de la peau de chevreau, ou plutôt c’était seulement l’épiderme de la peau du chevreau. Enlever cet épiderme constituait une opération assez délicate, qu’on ne réussissait qu’à Paris et à Rome. Il y avait de ces gants en canepin si minces que la paire tenait dans une coquille de noix.

Jean Chabert, parfumeur à Lyon au XVIIe siècle. Dessin de Bocourt, d'après une estampe du temps.
Jean Chabert, parfumeur à Lyon
au XVIIe siècle. Dessin de Bocourt,
d’après une estampe du temps.
Le portrait ci-contre est celui de Jean Chabert, parfumeur à Lyon au dix-septième siècle. Il est ici représenté d’après une gravure qui formait, sans doute, le frontispice d’un livre publié par lui sur le métier, disons, pour ne pas fâcher son ombre, sur l’art de la parfumerie. Au-dessous de la gravure, on lit cette réclame :
AU JARDIN DE PROVENCE
Chez Jean Chabert, marchand parfumeur,
se font et vendent toutes sortes
de cires d’Espagne, essences, parfums,
savonnettes, et rossolis de Turin,
sur les Terreaux, à Lyon.

Ces quelques lignes sont d’autant plus précieuses que le livre de Jean Chabert, si livre il y a, nous fait défaut. Elles prouvent qu’à Lyon et à Paris l’industrie des parfumeurs, sous le même nom, n’était pas du tout la même. Ils étaient en possession de vendre, à Lyon, des objets qui à Paris leur étaient formellement interdits : le rossolis, par exemple, « ainsi nommé d’une plante qui porte ce nom et qui entrait autrefois dans sa composition ; cette liqueur est à présent composée d’eau-de-vie brûlée, de sucre et de cannelle, et de quelques parfums. Le meilleur rossolis vient de Turin, mais il y en a beaucoup de contrefait et falsifié ; il n’y entre plus de cette plante qui lui a donné son nom. » Mme de Montespan avait la passion du rossolis. Jean Chabert se fût fait à Paris, s’il y eût transporté son commerce, de graves affaires avec les limonadiers, qui avaient le privilège de vendre les liqueurs.

En revanche, il ne paraît pas que les parfumeurs de Lyon vendissent des gants, du moins cet objet n’était pas essentiel dans leur commerce, comme à Paris au dix-septième siècle.

 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

 
 

 

 Comment son interdiction assura à la pomme de terre son essor
 
 Réverbères (Premiers) à Rouen pour lutter contre l'insécurité nocturne
 
 « L'État m'a tuée » ou la France en souffrance
 
 Argot ancien et moderne : monde étrange d'une extraordinaire richesse
 
 Seine (La) : oeuvre d'un saint ou fille de Bacchus ?
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 À l’ami soigne le figuier, à l’ennemi soigne le pêcher
 
 C'est la mouche du coche
 
MANIFESTATIONS
 Cathédrale (La) de Strasbourg a 1000 ans : plongée dans un chantier permanent
 
 
 
 


Altermanuel d’Histoire de France
L’historien Dimitri Casali répertorie ce que nos enfants n’apprennent plus au collège
Permaculture : agriculture respectant la Nature
Débarrassée d’un modèle industriel intrinsèquement nuisible à l’Homme
Duc d’Anjou (roi Louis XX)
L’héritier du trône de France s’exprime au sujet de la découverte de la tête d’Henri IV
Temps de travail au Moyen Age
Nos ancêtres n’étaient pas les brutes de travail qu’on imagine : ils avaient 190 jours de congés par an
+ de vidéos "Histoire France"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Médecins de campagne d'hier et d'aujourd'hui
 
 Protection du travail (hygiène, repos...) dans les corporations de l'Ancien Régime
 
 Avocat : par les honneurs alléché, le prétendant à la profession pourrait bien déchanter
 
 Pâtissiers, oublayeurs, feuriers et nieuliers en Normandie
 
 
Et puis aussi...
 
 Bourreau : un des célèbres Sanson évoque cette profession longtemps tenue en marge
 
 Chirurgiens d'autrefois
 
 Cabaretiers
 
 Chaudronniers et ferblantiers
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 61 ARTICLES

 

 


 
Pinterest FrPittoresque

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2015 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Librairie : contes et légendes Librairie : coutumes et traditions Librairie : vie d'antan
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Tumblr

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines

Contacts, Publicité, Services