Moyen ancestral de braver les rigueurs des travaux agricoles, la mitaine s’impose comme accessoire liturgique sous la forme du gant. Porté, donné, jeté ou relevé, il s’avère être hautement symbolique dès le XIIIe siècle, avant de devenir un élément incontournable de l’habillement au siècle suivant, pour atteindre le comble du raffinement à la Renaissance.
L’usage des gants fut beaucoup plus répandu en Perse et dans quelques pays du Nord que chez les Grecs et les Romains, chez qui cette partie du vêtement n’était guère portée que par les chasseurs et les laboureurs, qui s’en couvraient les mains pour garantir leur épiderme des épines. Se présentant d’abord comme des mitaines (la manica primitive était une espèce de sac sans divisions, sauf pour le pouce) constituées de peaux et de tissus grossiers...
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(Juillet/Août/Septembre 2005) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 15 |
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