Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
Magazine de la petite Histoire de France

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Vous êtes ici : Accueil > Coutumes, Traditions > Fête des Champs-Golot à Épinal (Vosges)

Coutumes, Traditions

Origine, histoire des coutumes, traditions populaires et régionales, fêtes locales, jeux d’antan, moeurs, art de vivre de nos ancêtres


Fête des Champs-Golot à Épinal (Vosges)
(d’après un récit du XIXe siècle)
Publié le jeudi 29 juillet 1999, par LA RÉDACTION

 
 
 
 
Il existe encore aujourd’hui dans la principale ville des Vosges, à Epinal, un vieil usage fort singulier ; c’est la fête des Champs-Golot. Qui a institué cette fête ? A quelle époque a-t-elle été fondée ? Nul ne le sait.

Chaque année, dans la soirée du jeudi saint, lorsque les pieux exercices de la journée sont terminés, la rue de l’Hôtel-de-Ville se remplit de promeneurs de tous les âges et de toutes les conditions. Sept heures sonnent, et de toutes les rues adjacentes débouchent des groupes d’enfants conduits par leurs bonnes s’ils sont riches, ou leurs parents s’ils sont pauvres. Cette troupe bruyante s’avance, portant ou faisant porter des esquifs de sapin, dont toute la cargaison se compose de bougies ou de chandelles allumées et dressées comme des mâts. Elle en forme une flotte ; chaque esquif est sous les ordres de l’enfant à qui il appartient. La mer sur laquelle ces bâtiments sont lancés est l’humble ruisseau qui roule ses eaux le long des maisons de la rue de l’Hôtel-de-Ville. C’est là qu’ils se promènent, tenus en laisse par leurs propriétaires, et projetant sur les rives garnies de spectateurs leurs vacillantes lumières : ils descendent et remontent le ruisseau, se heurtant, s’entrelaçant, menaçant de sombrer quelquefois, et excitant parmi leurs capricieux conducteurs des cris incessants de joie ou de détresse, selon les chances qu’ils courent dans leur navigation embarrassée. Pendant cette promenade nautique, les enfants, les bonnes, les parents, chantent à tue-tête et sans accord ce couplet :

La champs golot,
La lours relot. Pâques revient,
C’est un grand bien
Pour les chats et pour les chiens,
Et les gens tout aussi bien.

Aussi longtemps que brillent les fanaux plantés sur les esquifs, la foule, suivant les manoeuvres de la flotte, et, comme elle, descendant et remontant le ruisseau, se presse et s’agite dans la rue. Mais dès qu’ils sont éteints elle se disperse, sa curiosité est satisfaite ; les enfants rentrent sous le toit paternel, les uns riant, les autres pleurant, mais emportant tous, pour s’en servir encore l’année suivante, leurs légères embarcations ; et la rue de l’Hôtel-de-Ville rentre dans son calme et son silence habituels.

C’est ainsi que se célèbre la fête des Champs-Golot , et voici l’explication que l’on en donne.

Quand le Carême touche à sa fin, les veillées cessent, les nuits s’abrègent, le repas du soir devient le signal du repos ; le jour suffit désormais aux exigences du travail ; la campagne reverdit ; les ruisseaux que le froid avait arrêtés dans leur course, serpentent en gazouillant dans les prairies ; le printemps, en un mot, apporte une nouvelle vie à la nature et à l’homme. Or c’est pour dire adieu aux veillées, pour inaugurer le retour d’une saison riante, pour proclamer l’abolition de l’abstinence et du jeûne, qu’à Epinal, le jeudi saint, le ruisseau de la rue de l’Hôtel-de-Ville se couvre à la brune de toutes ces nefs étincelantes, et que la chanson traditionnelle des Champs-Golot est répétée en choeur par la population.

Cette chanson a nécessairement été composée à deux époques différentes. Ses deux premiers vers sont empruntés au patois le plus ancien du pays ; ils se traduisent ainsi : Les champs coulent, les veillées s’en vont. Les quatre derniers sont d’une date beaucoup plus récente, et remplacent probablement d’autres vers qui n’ont pu se transmettre jusqu’à nos jours, et dont ils reproduisent le sens et la naïveté.

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 




 

 
 

ET AUSSI : LE BLOG PITTORESQUE
pour des Brèves & Miettes d'Histoire
 

 Société (La) de l'avenir : un monde de déracinés oubliant de vivre ?
 
 Décolletage (Le) à travers les âges : propension indémodable à l'exhibition des seins
 
 Berceuses populaires (Les) : airs entêtants, apaisants, traversant le temps et les provinces
 
 Abstention : un âne blanc appelé Nul brigue les suffrages non exprimés
 
 La neuvaine de la Chandeleur : moyen pour les jeunes personnes de connaître d’avance le mari qui leur est destiné ?
 
 MAGAZINE N°40 > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 C'est au diable au vert
 
 Chat échaudé craint l'eau froide
 
MANIFESTATIONS
 
 
 


Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 2 : L’essai mérovingien
Altermanuel d’Histoire de France
L’historien Dimitri Casali répertorie ce que nos enfants n’apprennent plus au collège
Duc d’Anjou (roi Louis XX)
L’héritier du trône de France s’exprime au sujet de la découverte de la tête d’Henri IV
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 3 : Grandeur et décadence des Carolingiens
+ de vidéos "Histoire"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Mariage dans le Morvan au XIXe siècle : deux journées de festivités et de rituels
 
 Chandeleur (La) d'autrefois et l'indispensable rituel des crêpes
 
 Danses poitevines et maraîchines : une réputation traversant les siècles
 
 Fête des Rois, Gâteau des Rois et part du pauvre
 
 
Et puis aussi...
 
 Foire de la Minée à Challans (Vendée)
 
 Croix d'absolution placée sur les morts au Moyen Age
 
 Porcelaine « de Limoges », heureux concours du hasard et de la science
 
 Rayonnement du français : quand la langue française régnait en Angleterre
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 140 ARTICLES

 

 

 

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2012 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour IE 8 et Firefox 3
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Le Magazine

Le Blog

Facebook

Twitter

YouTube

Le Paris pittoresque

Guide des prénoms

Citations latines