Des documents pour mieux connaître nos ancêrtes Ouvrages sur la petite histoire de france. Une collection pour découvrir le passé anecdotique
"La France pittoresque" c'est aussi une collection d'ouvrages consacrés à notre passé, s'attachant à en dévoiler tous les arcanes, offrant de nombreuses informations sur le contexte historique et social, comportant de nombreuses références d'archives, de chroniques, d'inventaires, de mémoires.

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MÉTIERS DU VÊTEMENT
(Extrait du chapitre IV)

Tisserands - drapiers, foulons, teinturiers - tailleurs - merciers - chapeliers, chapeliers de fleurs, bouquetières - cordonniers, sueurs, savetiers - gantiers, parfumeurs - pelletiers, fourreurs - dentelliers - fripiers
C'est des tisserands de toile seulement qu'il s'agit ici, et non point des tisserands-drapans ou des tisserands-futainiers. Ils datent des premiers âges du monde, et personne ne saurait prouver que les Ninivites, par exemple, aient été inférieurs à nous dans ces travaux. En France, le métier est de toute antiquité, mais nous n'avons point à remonter très haut ; nous nous bornerons à dire que, dès le XIIe siècle, les tisserands existent en corps de métier, que leurs statuts définitifs ne remontent qu'à 1586, sous Henri III. Dès les temps anciens, le tisserand en toile opérait comme opèrent encore les ouvriers en toile de nos provinces, avec un métier composé de trois ensubles, d'un rôt ou peigne, où l'on fait passer les fils de la chaîne, à travers lesquels on lance la navette. Les statuts des tisserands furent confirmés par Henri IV en juin 1608, et par Louis XIII en mai 1640. Les tisserands y sont appelés maîtres tisserands en toile, canevas et linge, et il fallait quatre ans d'apprentissage à Paris pour devenir maître. Une particularité du métier était que le maître de plus de cinquante ans pouvait avoir trois apprentis. Au-dessous de cet âge, on n'en tolérait que deux. Le patron de la corporation était saint Blaise, saint du IVe siècle, sans aucun rapport avec les tisserands, puisqu'il était évêque, et qu'il n'obtint de célébrité que bien postérieurement à l'établissement du métier en France. La majeure partie des tisserands habitaient la rue de la Tixeranderie, au quartier de l'Hôtel-de-Ville, et cela dès le XIIe siècle. Au XIIIe, elle devint rue de la Viez-Tixeranderie ; elle eut l'honneur, au XVIIe, de donner asile à Scarron et à sa femme qui fut Mme de Maintenon... (Retour)

Auteur : Henri Bouchot
Format : 14x20 cm. Nb. de pages : 192
PRIX : 22 € (hors frais de port)
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