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| "La France pittoresque" c'est aussi une collection d'ouvrages consacrés à notre passé, s'attachant à en dévoiler tous les arcanes, offrant de nombreuses informations sur le contexte historique et social, comportant de nombreuses références d'archives, de chroniques, d'inventaires, de mémoires. |
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INTRODUCTION
Les corporations marchandes ont précédé la révolution communale, c'est dire qu'elles avaient une origine singulièrement ancienne, peut-être directement rattachée aux institutions gallo-romaines par la tradition. Ce ne fut guère qu'au XIIe siècle, au moment où les artisans tentaient de faire remplacer l'arbitraire des seigneurs par des chartes explicites et ne laissant rien au bon plaisir, que nous voyons les bouchers obtenir du roi Philippe-Auguste une lettre reconnaissant leur association (1182). Une députation de ce corps de métier s'était rendue au palais, elle avait fait valoir les confirmations de ses usages spéciaux, données par les anciens rois de France, ses ancêtres, usages purement oraux qui furent cette fois arrêtés, publiés dans l'octroi royal, et scellées du grand sceau. D'autres corporations imitèrent cet exemple ; les boulangers furent des premiers à se pourvoir à la cour. D'après la concession du roi, ils devaient payer six sous de coutume chaque semaine, et cette redevance ne tarda pas à être cédée en fief à un chevalier. Plus tard, au temps d'Étienne Boileau qui nous a laissé une réglementation générale du fait des marchandises à Paris, plusieurs métiers mentionnent des lettres analogues émanées de Philppe-Auguste. Les orfèvres s'en targuent pour éviter cette manière de garde nationale qui sous le nom de guet obligeait les maîtres à veiller pour la sûreté de la ville. Mais toute la période qui s'étend de la fin du XIIe siècle au règne de saint Louis, fût terrible pour les artisans parisiens... (Retour)
Auteur : Henri Bouchot Format : 14x20 cm. Nb. de pages : 192 PRIX : 22 € (hors frais de port) |
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