NÉBOUZAN (Notice du)
par Jean Bourdette

Intrigué par la singularité, historique et géographique,
que représentait le pays de Nébouzan et de plus en plus
passionné par l'étrangeté de son destin, au fur
et à mesure que ses recherches avançaient, Jean Bourdette
s'employa, d'une part, à rectifier les erreurs qui avaient
été émises à son sujet et, d'autre part,
à relater, grâce à une étude rigoureuse
des livres et des archives sur la question, tous les événements
qui avaient marqué son passé. Alors que l'on se contentait,
le plus souvent, d'évoquer Saint-Gaudens, la capitale du Nébouzan
(1267) ou le Nébouzan aux cinq châtellenies (1415), l'historien-enquêteur,
lui, parvint à reconstituer toute son histoire, depuis ses
origines, très lointaines, jusqu'à l'époque contemporaine.
Impossible de la restituer ici dans sa richesse et son foisonnement,
puisque son récit nous conduit de l'occupation romaine (jusqu'en
412) à l'année 1790, quand le Nébouzan disparut,
partagé entre les départements des Hautes-Pyrénées
et de la Haute Garonne, « sous le prétexte insensé
de faire une France nouvelle ».
On peut, cependant, en citer les étapes essentielles : le Nébouzan
primitif (archiprêtré qui faisait partie du diocèse
de Cominge), le Nébouzan ancien (« qui a fini en 1267
») et le Nébouzan factice, ou Nébouzan aux cinq
châtellenies, formé de territoires séparés,
mais réunis sous la même dénomination : châtellenies
de Saint-Gaudens (1267), de Saint-Blancard... |