SAINT-GENIEZ-D'OLT (Histoire de)
par ABBE BOUSQUET

Saint-Geniez vit ses premiers siècles sous une ombre monumentale
: un château de la plus belle tenue. Jusqu'au décès
de Jeanne et Alphonse, la ville coule des jours tranquilles sous la
tutelle des comtes de Rouergue. La couronne récupère
le domaine en 1271. Le roi devient ainsi « seigneur haut-justicier
» des Marmots. La justice, qu'elle soit haute, moyenne ou basse,
est rendue au nom du souverain, tous les lundis non fériés,
par un « juge des montagnes, trois châtellenies du Rouergue
et leurs ressorts ».
Dans la série des fléaux, la visite des huguenots à
Saint-Geniez s'apparente à une expédition destructrice.
L'église est la cible privilégiée : saccage,
profanation, pillage... Les dames de Pomeyrols, sont elles, priées
de décamper du monastère.
A une époque tout aussi malsaine, Palangié, prêtre
de 27 ans établi à Saint-Geniez, est le premier homme
d'Aveyron à payer de sa vie les conceptions révolutionnaires.
Condamné à mort, il n'est pas épargné
par les adulateurs de la Marianne... |