BELVÈS (Histoire de)
par A. VIGIE

Fortement imprégnée par la religion, Belvès bénéficie
de la protection papale. En 1153, la paroisse est rattachée
au nombre des bénéfices de l'abbaye de Sarlat qui peut
ainsi y nommer un vicaire « ad vitam aeternam ». Mais
la perpétuité a ses limites : au XIVe siècle,
la seigneurie de l'archevêque de Bordeaux prend les rennes de
la suprématie.
Le fonctionnement du Consulat repose sur la confusion des autorités.
Entre le représentant de l'archevêque, le juge, les consuls
et les syndics, les fonctions se chevauchent, brisant la sérénité
de la commune. La kyrielle de conflits trouve son apogée avec
celui qui surgit entre le procureur d'office Pierre Rousset et le
juge Guillaume Roumegoux, et qui s'étoffe d'injures avant d'être
soumis à l'arbitrage du Parlement de Bordeaux.
La maison de Dieu, élevée au IXe siècle à
la place d'un prieuré de Bénédictins... |