CHAUDES-AIGUES (Les Eaux de)
par A. Chevalier

« On peut y fonder avec avantage un établissement thermal
qui serait très beau et présenterait un grand intérêt.
Cet établissement serait digne de fixer l'attention de Votre
Excellence, par les heureux résultats qui en découleraient
pour cette partie de l'Auvergne », écrivait A. Chevalier,
pharmacien et membre de l'Académie royale de médecine,
en 1828. Son rapport très favorable à l'établissement
de bains à Chaudes-Aigues, et aux bénéfices des
eaux, marqua l'origine de la renommée de cette ville d'Auvergne.
Il évoque la réputation des eaux dès le Ve siècle;
selon Sidoine Apolinaire, elles guérissaient très bien
les phtisies et les affections du foie. On apprend que la ville était
autrefois fortifiée, et qu'elle fut envahie puis incendiée
par les protestants; les Anglais y résidèrent.
A partir de 1792, l'administration des eaux tenue par M. Barbier-Dusargé
fut fermée, et elles tombèrent en désuétude.
Auparavant, il y avait 12 bains situés dans les maisons autour
de la source du Par, et deux bains sur la grand-place, l'un destiné
à l'usage des pauvres, l'autre aux religieux d'Aubrac.
On découvre l'extraordinaire système de canaux qui alimentait... |