PAMIERS (Histoire de)
par JACQUES OURGAUD

Depuis le paréage avec le comte Roger II, jusqu'à la
réunion de Pamiers à la Couronne, sous Henri IV, tous
les comtes, les rois de Navarre et même les rois de France,
étaient obligés en entrant en paréage, pour la
défense militaire de la cité et de l'abbaye, de confirmer,
par serments et par actes authentiques, les droits, libertés,
franchises, et immunités de la ville de Pamiers et de rendre
un hommage aux abbés ou évêques », écrit
Jacques Ourgaud, ancien maire de Pamiers, dans son ouvrage publié
en 1865.
Il y relate l'existence de Frédélas avant l'invasion
des Romains : elle faisait partie du Conseranois ou Consuoranois.
Des vestiges de cette antique cité furent découverts
dans la plaine du Barriol. Au Xe siècle, toute la ville avec
le Mas-Saint-Antonin fut submergée par l'Ariège. Un
siècle plus tard, Frédélas était devenue
« Pam », terme qui désignait aussi la première
mesure de longueur usitée dans le pays.
Jusqu'au XIVe siècle, époque à laquelle l'auteur
arrête son récit, Pamiers fut donc sous la très
puissante autorité des abbés. Lorsque Raymond-Roger,
comte de Foix et seigneur de Pamiers, prit le parti des Albigeois,
l'abbé proposa le paréage à Simon de Montfort... |