AURILLAC (Histoire d')
par CREMONT-BRIEU

La faim pousse parfois à la barbarie. Du XIe au XIVe siècle,
les disettes et les famines se suivent sans cesse. Pour s'en sortir,
deux méthodes. Pour certains, le végétarisme
est de rigueur : faire du pain avec un chouia de farine noyé
dans de la terre ou brouter feuilles et herbes. Pour d'autres, la
chair reste vitale : le seul moyen est de manger les siens; c'est
ainsi que l'on voit des mères faire rôtir leur progéniture.
Au IXe siècle, le château est sans défense. Son
investigation est fréquente : le comte Ademare y pénètre
sans difficulté; l'« impie » Adelme l'envahit par
deux fois. Enfin, au XIXe siècle, « la coquetterie et
la force des châteaux du Moyen Age » métamorphosent
celui d'Aurillac : pont-levis, créneaux, mâchicoulis,
abîmes, tours et donjons... |