FELLETIN. XVIIe et XVIIIe siècles
par L. L'Abbé Pataux

Ne rien avancer sur l'histoire de Felletin qui ne fût authentifié
par les annales locales : tel fut le principe conducteur de l'abbé
Pataux dans la réalisation de cet ouvrage passionnant consacré
à la belle cité de la Creuse. Il ajoute d'ailleurs à
ce sujet : « La vérité dans les faits, tel est
le premier devoir de l'écrivain ». C'est pourquoi il
s'attache essentiellement à l'étude des XVIIe et XVIIIe
siècles, la période sur laquelle il possédait
le plus d'informations fiables et celle qui montre à la fois
l'attachement du peuple felletinois (et français dans son ensemble)
aux valeurs politiques et religieuses de l'Ancien Régime, mais
aussi « les derniers degrés d'abaissement, de corruption
et de félonie dans lesquels s'étaient précipités
les trois ordres de l'État ». Pourtant, ce livre n'est
en rien polémique : tout ce qui est énoncé a
été dûment estampillé et traduit dans les
faits. On le constate d'entrée dans le premier chapitre intitulé
Prélude historique aux XVIIe et XVIIIe siècles : incertitude
sur l'étymologie du nom de « Felletin » et rejet
d'une prétendue peuplade gauloise originelle, ainsi qu'une
cité romaine martyre.
Et le travail tout entier est d'une facture identique : l'origine,
c'est la montagne de Beaumont, « faubourg de la cité
», où s'élevait le château d'Alengarde,
la comtesse de la Marche, les limites de la châtellenie de Felletin
sont fixées d'après le terrier de 1679 et le gouvernement
de la cité, politique et administratif, décrit par l'auteur,
figure dans les archives. De même les activités économiques,
industrielles et commerciales, les illustres tapisseries (liste nominale
des fabricants et des marchands), mais aussi la cordonnerie et la
chapellerie, la minoterie et la tannerie, l'industrie sur bois et
la métallurgie... Quant à l'histoire religieuse de la
cité, elle est longuement développée et signalée... |