SAINT-TULLE (Histoire de)
par L.-j.-m. Robert

Louis-Joseph-Marie Robert, qui savait parfaitement allier la science
médicale et les connaissances historiques - on le constate
quand il évoque ici la peste de 1720 - avait une raison impérieuse
de s'intéresser au passé de Sainte-Tulle : sa famille
était installée depuis fort longtemps dans la cité
et il cite l'un de ses ascendants, Me Robert, « avocat en la
cour, (son) aïeul, premier consul », participant à
la séance du conseil du 2 mai 1722. Une telle pérennité
engendre souvent un attachement profond aux lieux et le désir
d'en retracer l'histoire. Ce fut précisément le cas
de ce médecin érudit qui a fait revivre le destin de
sa ville natale, née sur les ruines de l'ancienne bourgade
gallo-romaine Bormonicum, Tetea au VIe siècle, relatant, entre
autres, la période romaine, celle de l'établissement
du christianisme, puis celles des invasions et de la réédification
étonnamment rapide des églises et des abbayes, malgré
le passage dévastateur des barbares. Aux violences précitées
se substituèrent le brigandage féodal et le passage
fréquent de bandes de pillards, Tard-Venus et autres... |