CONFOLENTAISE (Histoire). Les Quarante-Huitards
par Léonide Babaud-Lacroze
Plus de dix ans avant la
révolution de 1848, « la tempête des idées
» souffle dans la cité charentaise : dès 1837,
Sire fonde le Journal de Confolens, qui paraîtra toujours un
siècle plus tard, le jeune Babaud-Laribière, dans un
Petit Courrier, réclame l'ouverture d'un théâtre
(une idée qui prendra corps au début du XXe siècle)
et les problèmes sociaux sont débattus partout, d'autant
qu'une « nuée de pauvres » envahit la ville. Les
événements parisiens de février et de juin 1848
auront une incidence considérable dans le département
de la Charente et plus particulièrement sur les Confolentais
et c'est cette période à la fois exaltante et troublée
(de 1848 au 2 décembre 1851) qui est relatée ici en
détail, dans les chapitres intitulés La révolution
de février, puis La République-Éclair, La vie
municipale (misère publique, retards dans le versement des
subventions, enseignement primaire et collège...) et Villechaise,
asile de la liberté, la terre de Babaud-Laribière.
Mais outre ce récit riche en anecdotes (un complot imaginaire
à Confolens), en personnalités marquantes (Rateau, de
Chamborant, Bellanger, Pougeard...) et en faits politiques majeurs
dans l'histoire de la ville (l'offensive des partis démocratiques),
les conséquences multiples de l'action des quarante-huitards
sont, elles aussi prises en compte : action policière en Charente,
Babaud-Larivière... |