MARMANHAC. Histoire d'une commune de la Haute-Auvergne
par Joseph Pastisson

Dans le premier quart du XXe siècle, sous la houlette de Mgr
Lecoeur, l'évêque de Saint-Flour, les curés du
Cantal étudient l'histoire de leurs paroisses et publient des
monographies. L'une des plus remarquables est sans doute celle que
le chanoine Pastisson consacra à Marmanhac où il exerça
son ministère pendant dix-huit ans. Au terme de « longues
et laborieuses recherches » dans les archives du château
de Sédaiges, dans des papiers de famille, dans les registres
de la fabrique et de la mairie, dans les archives du Puy-de-Dôme
et du Cantal, le prêtre, qui connaissait parfaitement les lieux,
composa une véritable somme historique sur la belle cité
de l'arrondissement d'Aurillac. Rien ne semble, en effet, avoir échappé
à ses investigations : illustrations à l'appui, il dresse
d'abord un panorama détaillé du bourg (topographie,
cours d'eau, villages et hameaux, origine du nom...), puis il retrace
l'histoire proprement dite de Marmanhac dans une triple perspective.
Il s'attache, en premier lieu, à l'organisation religieuse
de la ville, décrivant l'église et son clergé
au fil des siècles, autour desquels tout vit et se concentre
intra-muros : le prieur, qui fut longtemps l'archidiacre d'Aurillac,
le curé et ses vicaires et la (très active) communauté
des prêtres filleuls, auxiliaires indispensables. Ensuite, toujours
avec le même luxe de détails et la même richesse
de références... |