SAINT-ÉTIENNE-DE-FURSAC et ses seigneurs
(La Châtellenie de)
par JOSEPH BOULAUD

Persuadé que « la Révolution avait mis une barrière
entre l'Ancien Régime et le nouveau et qu'avant d'apprendre
l'histoire des Mèdes et des Assyriens, on devrait acquérir
quelques notions sur l'histoire de sa commune », Joseph Boulaud
a consacré cet ouvrage à Fursac et plus particulièrement
à Saint-Étienne-de-Fursac, aujourd'hui localité
agréable et riche en patrimoine du département de la
Creuse, et autrefois châtellenie renommée. Ce terroir
était d'autant plus intéressant à étudier
que son histoire était ancienne (époque gallo-romaine),
que la localité originelle était importante, qu'elle
possédait un atelier monétaire et qu'elle se subdivisa
en deux paroisses, Saint-Pierre-de-Fursac et Saint-Étienne-de-Fursac,
qui furent aussi deux puissantes seigneuries. Celle de Saint-Étienne,
qui est évoquée ici, appartint à de grandes familles
: aux de Couraud, de Vérines et de Trenchecerf, puis aux Guérin
de Chabannes-Judaud et aux de Roffignac, aux Decoudier du Mazet et
aux Rogues de Fursac.
C'est surtout à cette dynastie de Rogues de Fursac, encore
présente sur les lieux à la fin du XIXe siècle,
que l'auteur réserve ses développements les plus longs
: Léonard Rogues possédait en effet une partie des revenus
de la seigneurie, dès 1746, et c'est son fils, Pierre-Léonard
qui épousa Marie Baillot d'Estivaux en 1782, qui fit construire
une superbe maison... |