CHAUDES-AIGUES (Histoire de la baronnie de)
par CHARLES FELGERES

Nul n'était mieux habilité que Charles Felgères
pour consacrer un ouvrage à la ville de Chaudes-Aigues : d'abord
parce qu'il était « l'auteur d'autres oeuvres bien menées
», ensuite parce que sa famille était « ancienne
à Chaudesaigues », ce qui lui permettait d'allier à
la compétence du chercheur l'attachement indéfectible
de l'enfant du pays. C'est ce qui explique aussi la densité
de son livre (informations foisonnantes, sources citées et
vérifiées), qui contient tout ce qu'il est possible
de savoir sur l'histoire de cette baronnie, depuis les origines jusqu'à
la Révolution. Car outre les Préliminaires qu'il nous
propose et qui apparaissent comme le portrait, historique et géographique,
de cette région sud-est de la Haute-Auvergne, il nous entraîne
dans la double épopée de la ville et de la seigneurie
de Chaudes-Aigues : l'une et l'autre demeurant liées entre
elles, face aux aléas de l'histoire, du XIe siècle jusqu'à
la Révolution, mais étant évoquées par
l'auteur séparément, dans leur destin singulier.
Pendant ces huit siècles, la seigneurie de Chaudesaigues déroule
une généalogie fleurie de noms prestigieux (Saint-Urcise,
du Couffour, d'Oradour, de Canillac, de Peyre...) ; elle vit des conflits
entre les Bourbons et les Armagnacs, de 1461 à 1470, Jean V
bravant l'autorité royale au point d'épouser solennellement
sa propre soeur Isabelle (il sera banni) ; elle est mêlée... |