PAULHAC (Histoire de la commune de)
par ABBE J.-F. PAUTARD

Curé de Paulhac, assez attaché à sa paroisse
et à ses ouailles pour consacrer au passé de la localité
une monographie, l'abbé Pautard s'employa à «
secouer la poussière des vieux parchemins, à lire des
écritures souvent illisibles et à parcourir les actes
de baptêmes, de mariages et de sépultures des anciennes
familles », pour réaliser son projet. Homme de terrain
dans l'exercice de son sacerdoce au quotidien, il connaissait parfaitement
le terroir de la commune (4 600 ha, fonds du sol volcanique, aucune
voie carrossable en 1850) et les lieux environnants (les nombreux
et pittoresques villages de Chambon, avec les eaux bienfaisantes de
sa fontaine et le mystère de la maison Falaix, les Chazaux
qui ont vu naître le célèbre Cibiel-Marciou, Jarry,
son château et ses prairies, Labro et ses vaches, « véritable
race d'Aubrac »...), ce qui lui permit de compléter son
savoir d'historien d'informations les plus diverses, d'anecdotes et
de témoignages recueillis sur le vif, autant d'éléments
inappréciables dans ce qui nous apparaît comme un sésame
historique et touristique.
À la lecture de son ouvrage, l'amoureux des lieux (visiteur
ou autochtone) sera comblé, puisque l'auteur en dresse un panorama
détaillé : commune la plus étendue de la Planèze,
« de la butte de Tanavelle jusqu'au Plomb du Cantal »,
ruisseaux de Pradabouc, de Riou-Vieux, de Laty, beauté des
vallées, à l'ouest, montagnes forêts et bruyères
; quant au lecteur féru d'archéologie, il y trouvera
une minutieuse et passionnante description de l'église, dédiée
à saint Roch et à saint Julien l'Hospitalier, qui soutint
plusieurs sièges pendant son histoire, ainsi que le recensement
de tous les châteaux des environs : celui de Paulhac, naturellement,
mais aussi de Bélinay (XIVe siècle), de Brac... |