FINISTÈRE
en 1836 (Le)
par Emile Souvestre

Écrivain à succès au XIXe siècle, grâce
à ses romans bretons (publiés de 1835 à 1854),
Émile Souvestre n'en a pas sacrifié pour autant ses
origines (Morlaix) à la fiction littéraire : imprégné
tout entier par la force et la singularité du département
où il était né, cet ancien rédacteur en
chef d'un journal de Brest, intitulé Le Finistère, a
procédé à un état des lieux qui lui étaient
chers, donnant ainsi une suite au Voyage de Cambry qui concernait
la période 1793-1794. Aussi son ouvrage nous apparaît-il
à la fois comme un panorama complet, somptueusement illustré,
du Finistère en 1836 et comme une preuve (supplémentaire)
de son attachement à sa terre natale. Au fil d'une plume alerte,
il nous entraîne d'abord dans des pérégrinations
étonnantes, souvent fleuries d'anecdotes, à travers
le département, du Ponthou, « où commence le Finistère
», jusqu'à Saint-Yvi, à une lieue et demie de
Rosporden (église du XVIe siècle, château de Coat-Canton,
XIIIe-XVIIe), en passant par Roscoff, « petite ville jetée
en avant dans la mer », par Lannilis, Plouguerneau, dont la
grève fut « autrefois couverte d'édifices »
et tant d'autres sites...
Lesquels faut-il privilégier ? Le récit d'Émile
Souvestre et les lithographies qui l'enrichissent nous incitent... |