BROONS et des Broonais (Petite histoire de)
par ETIENNE LE GIEMBLE

Il n'y a guère de meilleur guide pour les visiteurs de Broons,
séduits par son site et son patrimoine architectural, que cet
ouvrage d'Émile Le Giemble qui les éclaire sur l'histoire
de la localité, depuis les origines jusqu'en 1918. Rien de
plus agréable et de plus instructif qu'une promenade en ces
lieux, avec ce vade-mecum historique à la main. Fin connaisseur
du passé de la cité dans laquelle il a vu le jour, mais
aussi de la Bretagne et de son pays - pour lequel il a combattu deux
fois (1914 et 1939) - l'auteur ne néglige aucun détail
susceptible de répondre à la curiosité des lecteurs
ou des touristes. L'étymologie du nom de la cité (Broons,
de bron, tertre, mamelon) se confirme sur le terrain, il le note,
le château primitif se trouvait-il au lieu-dit Pont-du-Château,
c'est une possibilité (non une certitude), par contre, à
partir du XIIe siècle, on possède des documents qui
authentifient l'existence de la seigneurie : en 1109, Pleardus, seigneur
de Bron, est cité dans l'acte de fondation du prieuré
de Jugon et c'est en 1211 que les sires Ollivier et Geoffroy de Bron,
donnent, « en perpétuelle aumône », leur
terre de l'Hermitage à l'abbaye de Bosquen.
Il est à noter, par ailleurs, que du Guesclin, « le grand
Bertrand », illustre enfant de cette terre, ne portait sans
doute pas cet illustre nom (Guesclin), sa mère ayant signé
son testament « uxor domini mei Roberti de Glaquino : femme
de mon seigneur Robert de Glaquin » et les poètes Villon
et Marot ayant appelé le connétable : Claquin. Mystère
renforcé par le fait que le célèbre guerrier,
lui, signait toujours Bertran. Autre précision... |